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Caractéristiques de zèbres

La double exceptionnalité

12 octobre 2022

La double exceptionnalité, ou 2e, pour “twice exceptional”, ou encore “triceps exceptionnel” selon mon correcteur orthographique, est une notion relativement récente. On en a peut-être entendu parler quand on a un enfant à haut potentiel intellectuel qui présente des difficultés d’apprentissage. 

hpi et troubles d'apprentissage

Oui, on peut avoir des troubles spécifiques d’apprentissage (ou tout autre type de problème) même lorsqu’on est HPI. Le haut potentiel n’est ni un mauvais sort, ni une potion magique de protection.

Ces difficultés peuvent être justement difficiles à identifier, et requièrent une attention toute particulière.

Je vous explique dans cet article ce qu’est la double exceptionnalité. Et pourquoi c’est important d’en parler (non ce n’est pas un effet de mode), de connaître cette notion, et de la détecter.


Qu’est-ce que la double exceptionnalité ?

La double exceptionnalité, pour reprendre l’expression québécoise, que l’on voit souvent sous son abréviation “2E” sur les réseaux, n’est pas un jugement de valeur. L’objectif n’est pas ici de mettre en lumière des personnes aux talents forcément incroyables ou aux capacités fabuleuses. Non, quand on parle d’exception, on évoque ici ce qui est hors norme. Ce qui est au-delà de ce qui est attendu en société. 

La double exceptionnalité, c’est le fait d’avoir plusieurs particularités relativement peu communes, mais pas seulement. On dit qu’une personne est “2E” quand elle cumule au moins une particularité qui donne des capacités, et au moins une particularité source de difficultés significatives. 

Quand on parle de capacités et de difficultés, on raisonne par rapport à une norme de société. Cela ne veut pas dire que l’on considère nos particularités soit comme des cadeaux soit comme des fardeaux. Simplement, elles nécessitent des ajustements par rapport à ce que la société attend de nous. 

On peut voir cela comme un spectre, une courbe ou un repère. 

courbe double exceptionnalité

La double exceptionnalité, c’est donc avoir un haut potentiel (ou encore selon certaines définitions un talent exceptionnel, ce qui est différent du HPI), associé à un ou plusieurs troubles. 

Cumuler trois particularités (mettons un HPI, un trouble de l’attention et un handicap auditif), n’est pas une triple exceptionnalité. Il s’agit toujours de double exceptionnalité, dans le sens où au moins une de ces conditions donne des capacités tandis qu’au moins une d’entre elles apporte son lot de difficultés.

triple exceptionnalité

NOTE : Je ne crois pas qu’il y ait encore de consensus sur la définition de “twice exceptional”. La recherche est relativement récente et tend à se développer. En revanche, les professionnels écoutés sur ce sujet ne semblent pas encore tous d’accord. Par exemple, certains considèrent qu’il s’agit d’une douance associée à un trouble neuro développemental exclusivement. Dautres incluent les handicaps moteurs et problèmes de santé. C’est la raison pour laquelle je ne vous parlerai pas non plus de statistiques sur la double exceptionnalité. Je ne sais pas si c’est si fréquent que ça, car c’est très difficile à détecter. Et parce que tout le monde ne parle pas de la même chose.

J’ai trouvé dans la littérature scientifique et les conférences de spécialistes des estimations de 3%, 9%, plus de 10%, moins de 0,25%… Certains experts sont par ailleurs convaincus qu’on surestime le nombre de “2E”. D’autres sont persuadés que c’est encore trop méconnu et peu comptabilisé. Je ne me prononce pas, ce n’est pas mon rôle. Mais à partir du moment où une personne est concernée, ça m’intéresse 🙂 Cet article existe pour les personnes concernées, peu importe leur nombre, ainsi que leur entourage.

Ma définition pour cet article : 

définition twice exceptional

De quelles particularités parle-t-on ? 

A. La douance

Quand on parle de double exceptionnalité, l’une des particularités est toujours la douance. Le haut potentiel intellectuel. Le fait d’être surdoué, zèbre, peu importe le terme choisi.

Cette particularité apporte des ressources, des capacités. 

difficultés HPI

Si vous lisez ces lignes alors que vous êtes en souffrance, en pleine découverte de vous-même ou au tout début des étapes d’acceptation de votre HPI, je sais que ça n’est pas forcément agréable de lire que le haut potentiel est associé à des capacités plutôt qu’à des difficultés. Si j’en parle, c’est parce que les études ont pour l’instant montré qu’un haut potentiel était associé à une meilleure capacité d’adaptation, à de meilleurs résultats académiques, et à une plus grande “réussite” professionnelle. 

Peut-être avez-vous déjà lu d’autres articles de mon blog. Ou des réflexions en newsletters. Ainsi vous saurez que je pense que les études comportent un biais. Et que l’environnement social et éducatif dans lequel évolue un individu avec un haut potentiel détermine pour beaucoup s’il vivra sa différence positivement ou non. S’il développera ses capacités, ou ressentira au contraire davantage de difficultés car son environnement lui fera ressentir sa différence. Mais je m’éparpille et ce n’est pas le sujet du jour 🙂 

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’une des particularités quand on parle de double exceptionnalité, c’est le haut potentiel intellectuel. Il s’agit du dénominateur commun. C’est la particularité qui apporte des ressources, des facilités.

double exceptionnalité et douance

Si vous avez été détecté.e HPI, et que vous avez l’impression d’avoir davantage de difficultés que de facilités, c’est peut-être que vous avez un trouble associé passé inaperçu.  Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’un trouble associé ou d’autre chose, toute souffrance doit mener à la consultation.

B. Les troubles

troubles associés au haut potentiel

Quand la douance est associée à un trouble, les études notent une plus grande difficulté d’adaptation, un risque d’échec et de sous-performance au niveau scolaire et professionnel, ainsi que des problèmes de santé ou de comportement. Mais quels sont ces troubles associés dont on parle à propos de double exceptionnalité ? 

Ceux qui ont le plus été étudiés dans la littérature sont le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), les troubles spécifiques d’apprentissage (comme les troubles DYS), ainsi que les troubles du spectre autistique (TSA). Mais tous les professionnels ne semblent pas être d’accord. Certains incluent les problèmes de santé et handicaps de façon plus globale. D’autres se concentrent sur les troubles neuro développementaux.

Je ferai des articles illustrés détaillés avec des témoignages sur ces troubles et ces divers profils “2e”.

En attendant, voici un rapide descriptif pour que vous vous y retrouviez : 

  • Le Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).
    C’est un trouble neuro développemental qui se caractérise par de l’impulsivité, des difficultés d’attention et une hyperactivité. Dans certaines formes du trouble, l’inattention prédomine. Parfois, c’est l’agitation, le côté impulsif. Et parfois, un mélange de tout ça. Cela impacte fortement les fonctions cognitives, la psychomotricité, et se répercute souvent sur l’estime de soi, ce qui implique à son tour d’autres difficultés… et c’est un cercle vicieux.
  • Les Troubles spécifiques d’apprentissage.
    Ce sont ceux que l’on nomme communément les “troubles DYS”. Il s’agit de troubles cognitifs qui entraînent des difficultés d’apprentissage. Il peut s’agir de troubles d’apprentissage avec déficit en lecture (dyslexie), déficit en expression écrite (dysorthographie), déficit en calcul (dyscalculie), de trouble du langage oral (dysphasie) ou encore de trouble de la coordination (dyspraxie). Un article entier sera consacré aux troubles DYS, avec de nombreux témoignages, des ressources et des astuces du quotidien. En attendant l’article vous pouvez consulter ces pages qui en parlent très bien.
  • Les troubles du spectre de l’autisme (TSA)
    Les TSA sont également un trouble neuro développemental, et se répercutent sur les interactions sociales, le comportement ou les activités. Il ne s’agit pas d’une pathologie mais d’une façon particulière de percevoir et réagir au monde. Les signes varient d’une personne à une autre, et même au cours de la vie. C’est la raison pour laquelle on parle de “spectre”. Chaque personne est différente, et l’impact des TSA dans la vie scolaire, professionnelle ou sociale également. Mais en repérant les ressources et limites de chacun, on peut réussir à ajuster le quotidien pour réduire les difficultés ressenties en société. Combiner un HPI et des TSA, ce n’est pas incompatible. Je vous proposerai très bientôt un témoignage illustré d’une personne “doublement exceptionnelle” HPI et TSA, en attendant vous pouvez lire le témoignage d’Angélique, à qui l’on suspectait des troubles autistiques en plus de son haut potentiel.
  • Les troubles de santé mentale, comme l’anxiété généralisée, les troubles de la personnalité ou la dépression.
  • Pour certains professionnels, nous pouvons également inclure ici les maladies chroniques ou handicaps durables, qui ont un impact sur le quotidien de la personne touchée.

Quand on parle de troubles dans le cadre de la double exceptionnalité, on ne parle pas de difficultés ponctuelles, légères, ni de traits de caractère dont l’impact dans la vie est minime ou temporaire.

On parle de troubles spécifiques, répertoriés et (plus ou moins) connus et diagnostiqués par les professionnels de santé. Par exemple, toutes les personnes très actives et aux multiples intérêts, qui aiment passer du coq à l’âne, n’ont pas de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. On peut être hyperactif sans être “TDAH”. Si ces troubles ne sont pas temporaires mais bien durables, une prise en charge adaptée permet néanmoins de compenser les difficultés.

Le trouble est durable, mais la souffrance qui peut y être associée ne l’est pas. Ils ont un impact important sur la vie scolaire, professionnelle et sociale, en particulier lorsqu’ils sont associés au haut potentiel intellectuel. Mais on peut minimiser l’impact au quotidien avec les ajustements adéquats.


Comment le haut potentiel et les troubles s’entremêlent ?

Quand on présente une double exceptionnalité, le grand défi, c’est de réussir à l’identifier. 

difficulté diagnostic double exceptionnalité

On passe souvent à côté de l’une des particularités. Et pour cause, l’une des particularités peut masquer les autres.

A. Quand le haut potentiel masque les troubles

C’est assez fréquent, et peut-être que vous vous trouvez dans cette situation.

On a détecté un haut potentiel intellectuel à votre enfant, mais ses troubles sont passés inaperçus car sa performance scolaire ou ses facilités prennent le dessus.

Et on repère souvent la douance via des marqueurs extérieurs, comme la performance scolaire ou des capacités acquises plus tôt que les autres. Pourtant, il a des difficultés. Elles font peut-être déjà souffrir votre enfant, mais elles ne se voient pas de l’extérieur.

Personne, à l’école ou dans l’entourage, n’a remarqué qu’elles pouvaient être liées à un véritable trouble.

HPI masque un trouble dys

Son haut potentiel est très fort pour les camoufler… pour le moment.

haut potentiel cache les difficultés

Car si elles passent inaperçues aujourd’hui, ce ne sera pas toujours le cas. Un jour, ses capacités ne pourront plus forcément masquer ses difficultés. Comme le trouble associé n’aura pas été identifié, aucune adaptation ne lui aura été proposée, et les difficultés pourraient prendre le dessus.

Pour développer son potentiel, il aurait besoin qu’on identifie à la fois son HPI, et le ou les trouble(s) associé(s).

témoignage HPI camouflage

Heureusement, il n’est jamais trop tard pour les identifier, mais le plus tôt est le mieux, et cela peut éviter pas mal de souffrances à l’école !

NB : Le haut potentiel peut masquer des troubles, mais une sur-attribution peut également empêcher de les identifier. On peut repérer des difficultés et souffrances, mais les attribuer au haut potentiel. D’où l’importance de bien faire attention à la sur-attribution. Le HPI n’explique et n’excuse pas tout, il peut être associé à des troubles et même des pathologies.


B. Quand un trouble cache un haut potentiel

Et puis, parfois, les difficultés apportées par un trouble sont si marquées qu’elles camouflent totalement la performance et le besoin de stimulation de l’enfant (ou de l’adulte). Le fonctionnement quotidien est tellement altéré par les difficultés ou problèmes de santé qu’on passe alors totalement à côté de son haut potentiel.

Si la piste peut être mentionnée par une personne qui s’y connaît bien, ou par les parents qui ont de l’intuition, elle sera souvent balayée d’un revers de la main avec une petite réflexion.

surdoué dyslexique

Et c’est dommage, car si on réussit à identifier la douance chez cette personne, on peut alors répondre à son besoin de stimulation, l’aider à prendre conscience de ses ressources, de ses capacités, et à développer son potentiel.

Parmi les lecteurs du blog détectés HPI à l’âge adulte, nombreux sont ceux qui ont un trouble associé. Souvent le TDAH ou un trouble DYS. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que ce sont ces troubles qui ont retardé l’identification de la douance. Et que la connaissance de celle-ci aurait pu leur apporter des ressources pour compenser leur trouble au quotidien.

Et en même temps, on peut le comprendre. Il est difficile de distinguer des particularités imbriquées les unes aux autres.

BD trouble dys et haut potentiel

C. Quand les différentes particularités se masquent les unes les autres

Parfois, la douance et le trouble se masquent mutuellement. C’est un peu comme si elles s’annulaient.

L’individu est alors dans la moyenne au niveau de ses performances, ce qui fait que la douance passe souvent inaperçue puisqu’on la mesure encore beaucoup avec des marqueurs extérieurs. On ne relève pas non plus de difficultés car les résultats sont tout de même dans la moyenne.

Pourtant, non, ça ne s’annule pas. 

En réalité, ces deux particularités, la douance et le trouble associé, quel qu’il soit, représentent un écart par rapport à la majorité des individus. Quand on est surdoué, on peut se sentir en décalage avec les autres puisque notre fonctionnement diffère de celui de la majorité. Quand on a un trouble comme le TDA/H par exemple, on peut de la même manière se sentir en décalage, à l’écart. Et comme je l’expliquais dans des articles sur le haut potentiel intellectuel, ce n’est jamais le HPI en tant que tel qui fait souffrir ceux qui vivent mal cette particularité. C’est le sentiment de différence qui en découle, et qui est accentué si l’environnement dans lequel on évolue souligne notre différence.

Ainsi, la double exceptionnalité peut créer un double décalage, et mettre la personne encore plus à l’écart.


Identifier la double exceptionnalité et la prendre en charge

A. La principale difficulté

Vous l’aurez compris, il est très difficile de distinguer les différentes particularités quand elles sont entremêlées, et donc de détecter la double exceptionnalité. 

D’autant qu’il n’y a pas un profil de personne “2E”, il y en a autant qu’il y a de troubles et d’individus concernés. 

Et que les résultats de ces personnes aux tests qui permettent de détecter un haut potentiel ou un trouble ne ressemblent pas à ceux des personnes qui présentent “seulement” un HPI ou un trouble.

test double exceptionnalité

Une double exceptionnalité non identifiée et donc non prise en charge peut rendre très compliquée l’adaptation au niveau scolaire, professionnel ou social. Si l’on ne sait pas comment ces personnes fonctionnent réellement, on ne peut pas subvenir à leurs besoins spécifiques, les aider à cultiver leur potentiel, et à s’épanouir.

Pourquoi c’est important de sensibiliser sur l’existence de la double exceptionnalité ?

Les études le montrent, une double exceptionnalité non identifiée, c’est un plus grand risque d’échec et de souffrance. 

Et c’est pour cette raison qu’il est important d’en parler !

“2E”, ce n’est pas juste une étiquette. On a tendance à croire que le HPI protège de toute difficulté, ou au contraire est source de problème. Il y a encore beaucoup de préjugés sur la douance. 

En réalité, le haut potentiel peut tout à fait coexister avec différents troubles. 

infographie HPI

Et c’est très important de soutenir à la fois le haut potentiel ET les différents troubles.

Une vidéo de vulgarisation très claire (en anglais) prend l’exemple du haut potentiel et d’un handicap visuel. En considérant une personne aveugle et HPI, on comprend bien que sa douance n’annule pas son handicap, et qu’elle aura besoin d’ajustements à la fois pour répondre à son besoin de stimulations lié au HPI, mais également par rapport à son problème de vision. Quand il s’agit de troubles cognitifs, on a plus de mal à le percevoir. Pourtant, c’est pareil ! La double exceptionnalité et sa difficile identification fait qu’il peut y avoir une absence de soutien de l’une, l’autre ou toutes les particularités. 

Plus on développera les connaissances et la recherche sur le sujet, plus on arrivera à apporter les ajustements adéquats aux différents profils de personnes “twice exceptional” à l’école ou dans la vie en général. Et plus on évitera les erreurs de diagnostics.

B. Mais on va voir qui, alors, pour savoir si on est “2e” ? 

La double exceptionnalité, c’est complexe, et ça demande de sortir un peu des protocoles standards de tests. L’identification n’étant pas évidente, elle nécessite l’expertise d’un professionnel qui connaît très bien le sujet, et qui sera capable d’évaluer le profil en globalité.

Un professionnel qui a toutes les cartes en main, et sera à même de repérer les différentes particularités imbriquées les unes dans les autres. 

spécialiste profil 2e

Le but de cette évaluation auprès d’un.e expert.e n’est pas de poser une étiquette sur l’enfant (ou l’adulte).

Ni de justifier ou d’excuser quoi que ce soit.

L’objectif, c’est de l’aider au quotidien.

D’arriver à repérer son fonctionnement, pour identifier les problématiques qui causent des difficultés, identifier les ressources également, l’environnement, le contexte, et comprendre comment l’accompagner. Comment intervenir, quels ajustement proposer au niveau scolaire, quoi mettre en place afin de développer ses forces et soutenir ses difficultés. Comment agir pour minimiser les impacts des troubles.

objectif dépistage twice exceptional

L’évaluation par un professionnel spécialisé sur le sujet permet de démêler quelques fils, et de choisir les bons outils.

témoignage double exceptionnalité

J’espère que cet article vous a plu ! Je vous proposerai bientôt des témoignages de différents profils « twice exceptional » comme Solveig ! Cela permettra de démocratiser le fait que oui, on peut être HPI et DYS ! Oui, on peut être HPI et avoir des TSA. Oui, on peut être HPI et avoir un TDAH.


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Les livres Rayures et Ratures sont disponibles !

Sources et ressources pour mieux comprendre la double exceptionnalité : 

Un très bon article canadien pour mieux comprendre la double exceptionnalité.

Des ressources pour les parents d’enfants « 2e »

Les publications scientifiques utilisées pour cet article :

Rinn, A. N. (2018). Social and emotional considerations for gifted students. In S. I. Pfeiffer, E. Shaunessy-Dedrick and M. Foley-Nicpon (Eds). APA Handbook of Giftedness and Talent (pp. 453-464). Washington, DC : American Psychological Association.

Silverman, L. K. (2018). Assessment of giftedness. In I. S. Pfeiffer (Ed.) Handbook of giftedness in children: Psychoeducational theory, research, and best practices, second edition (pp. 183-207). Springer.

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