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Caractéristiques de zèbres

Haut potentiel complexe, laminaire, les deux ?

25 octobre 2019

Chloé : Il y a quelques temps, j’avais fait un article en collaboration avec Elodie, une professionnelle de la douance. L’article était sous forme d’interview, et parlait des tests de QI. Dans la discussion, elle avait évoqué la nouvelle distinction qui est faite entre le profil complexe et le profil laminaire, et, dans les commentaires, vous aviez manifesté l’envie d’en savoir plus ! Alors, chose promise, chose due, voici un nouvel article sur cette distinction. Cette fois-ci, pas d’interview, je laisse complètement la parole à Elodie, et j’illustre ses mots. Je reprendrai la plume pour mes prochains articles, c’est promis ! En attendant, je vous laisse appréhender les laminaires, les complexes, mais surtout le mélange des deux, grâce à cet article.

Elodie : Avez-vous déjà entendu parler de deux profils différents pour décrire les personnes à haut potentiel ? Zèbres ? Surdouées ? Les philo cognitifs ?

Les psy aiment bien faire la distinction, surtout chez les enfants, entre deux profils : le profil laminaire et le profil complexe. Et ça en devient vite gênant lorsqu’il y a comparaison entre les deux. Surtout lorsque l’on retrouve dans les médias la fameuse question: « qui réussit le mieux ? ». A croire que la réussite serait une chose objective… mais ceci est un autre sujet !

En réalité, cette distinction vient du fait qu’on ne connaissait et ne reconnaissait comme surdoué que le profil « laminaire »: celui qui réussit brillamment, qui s’ennuie à l’école, qui a un QI homogène … bref le fameux « HP type dans les films »!

Oui mais voilà, la connaissance concernant la douance a évolué, et avec elle notre vision de cette population, qui n’est pas autant cloisonnée qu’on le voudrait. Alors, on a fait la distinction entre le laminaire et le complexe, et, comme son nom l’indique, ce dernier paraît « complexe » avec des résultats plus hétérogènes au test de douance et un profil émotionnel et cognitif différent. Mais quelles sont donc les caractéristiques de ces profils?

Avant tout je tiens à préciser que l’on dresse ici un « profil type », et comme on le sait, les caractéristiques d’un individu, d’autant plus chez les hauts potentiels, évoluent sans cesse… c’est donc avec beaucoup de recul qu’il faut lire ces caractéristiques afin de ne pas tomber dans la vulgarisation grossière d’un profil unique.

1. Voici les grandes caractéristiques du profil laminaire

  • Raisonnement analytique
  • Passionné par un sujet en particulier (notamment scientifique)
  • Il aime apprendre mais ce n’est pas une nécessité
  • Bon élève, aime la compétition, l’école lui va bien
  • Exigeant et travailleur
  • Peut s’ennuyer à l’école (le profil type du surdoué médiatisé)
  • Raisonnement pointu et rapide
  • S’intègre facilement mais peut aussi avoir des difficultés dans la socialisation car centre d’intérêt différent des autres enfants
  • QI généralement homogène-> profil type du surdoué donc leurs atypies « rentrent dans les bonnes cases 

Problématique : de nombreux neuro-droitiers peuvent rentrer dans cette catégorie alors qu’ils ne sont pas des surdoués.

Selon Fanny Nusbaum (docteur en psychologie), dans son article « A quoi reconnaît-on un enfant à haut potentiel intellectuel ? » , ce profil est très médiatisé mais au final peu répandu et donc peu étudié, « car il ne fait que très rarement l’objet de consultations thérapeutiques »  contrairement au profil complexe.  Elle en conclura que :

« le profil Laminaire bénéficie de capacités cognitives, psychomotrices et relationnelles de bon niveau et –le plus important– en adéquation avec son environnement. Il n’éprouve ainsi pas la nécessité de défendre ou d’imposer sa place au sein du monde, puisqu’il sent cette place déjà acquise. Si aucun traumatisme ne vient freiner son évolution, le parcours de vie se révèle en général constructif et adapté. »

Fanny Nusbaum

2. Voici les caractéristiques du complexe

  • Raisonnement intuitif, analogique
  • Cherche une reconnaissance, sa place dans la société
  • Hypersensible
  • Très créatif
  • Avidité et soif d’apprentissage
  • A besoin de stimulation en permanence
  • Besoin de comprendre ce qu’il apprend et d’être intéressé par le sujet (ce qui peut créer de l’ennui à l’école)
  • Son cerveau ne s’arrête jamais ce qui peut lui créer du stress
  • Difficulté de socialisation (sentiment de décalage, va être le bouc émissaire, besoin de créer des relations mais ne sait pas vraiment comment faire, souvent dans le besoin de relation fusionnelle)
  • Généreux et très attachant , mais naïf. 
  • Grand besoin d’introspection et de remise en question (d’où le fait qu’ils sont plus nombreux à souhaiter poursuivre une thérapie, ce qui va donc biaiser le regard de certains thérapeutes sur la douance). 
  • Besoin de sécurité affective
  • QI souvent hétérogène

-> personnalité hors norme, pas reconnue dans l’élitisme des surdoués, leur atypisme est mal vécu (d’où le mal-être et le complexe de l’imposteur)

-> difficulté: nombreuses personnes hypersensibles peuvent se reconnaître dans ces caractéristiques sans pour autant être surdouées. 

Selon Roselyne Guilloux, dans son livre « Les élèves à haut potentiel intellectuel », les enfants à profil complexe peuvent cependant atténuer certaines caractéristiques, comme les difficultés sociales, s’ils prennent confiance en eux. Et en se référant sur les études d’Elaine Aron, notamment sur l’hypersensibilité, le contexte familial constitue un socle important dans la confiance et notamment dans l’apprentissage des relations sociales. Ainsi, il serait dommage de penser que les difficultés sociales sont de fait alors même qu’elles résulteraient justement d’un mal-être et non du profil lui-même. En pratique, nombreux sont les profils complexes à être très épanouis dans leur vie sociale !

3. L’avantage de cette distinction

Cette différenciation a apporté un nouvel éclairage et a permis d’accompagner des personnes en souffrances qui se sentent différentes sans pour autant comprendre leurs différences. Il s’agit souvent de profil complexe… cependant rappelez-vous que beaucoup de complexes vont bien… Mais ceux-là on ne les voit pas dans les cabinets des psy tout simplement !

Mettre des mots sur des maux permet inévitablement un soulagement. Cela permet également d’avoir une meilleure connaissance de soi, car il est évident qu’utiliser le même terme de « surdoué » pour deux profils si différents nourrissait un complexe de l’imposteur très présent : « moi surdoué? impossible ». 

Je rappelle que les préjugés sont encore très présents car : « Les HP ne sont pas forcément plus intelligents, mais ils ont une forme d’intelligence différente”, résume Olivier Revol !

Cependant on a encore longtemps fait de l’élitisme au profit du laminaire, et nombreux sont les témoignages au sein d’associations de surdoués qui l’expliquent :

« On ne me considérait pas comme un vrai surdoué avec mon profil complexe. J’ai eu la sensation au final de n’avoir ma place nulle part »

Il est vrai que le complexe, avec son hypersensibilité, n’aura pas les mêmes résultats cognitifs puisque sa sphère émotionnelle prend une grande place (tentez de vous concentrer quand vous êtes submergés par vos émotions, vous verrez, ce n’est pas une mince affaire !)

Dans les faits, chaque profil a ses « failles ». En effet, si le complexe va peut-être moins « briller » socialement, il est cependant plus solide émotionnellement que son cousin le laminaire, car selon Boris Cyrulnik c’est la force de résilience qui fait la différence. Les psychologues remarquent alors que le laminaire est plus fragile lorsqu’il est confronté à des difficultés dans sa vie et que le taux de burn-out est plus important dans ce profil. Peut-être car le complexe aura plus de facilité à aller demander de l’aide et est lui plus présent en thérapie… 

Dans tous les cas, laminaire ou complexe, il n’y a pas à comparer,  d’autant que la distinction n’est pas si claire!


4. Les inconvénients de cette distinction

Dès que l’on fait une distinction, les personnes s’empressent de vous mettre dans une case, de vous coller à la superglue une étiquette. Le problème, c’est que le propre du surdoué c’est d’être inclassable. Ce n’est pas pour rien qu’aucun test de personnalité ne sera fiable pour ces personnes (même pas le MBTI précise Fabrice MICHAUD).

En d’autres termes, vous pouvez être laminaire un jour et complexe un autre… ou presque !

En effet, le surdoué voyage sans cesse (cf mon article à ce sujet), tant il est en constante évolution, et à une vitesse rapide. Voilà pourquoi on peut aisément avoir la sensation de correspondre aux deux types en reconnaissant certaines caractéristiques dans les deux profils selon la période de sa vie. Cette distinction n’est donc pas une case mais une explication à un moment T lors de la passation du test de douance. Comme un point de départ sur une carte, carte sur laquelle vous ne cesserez jamais de vous déplacer. 

5. En conclusion

Cette distinction de laminaire ou complexe a permis d’élargir le spectre de douance et d’en apprendre davantage sur cette population, de pouvoir ouvrir les esprits et de proposer une autre lecture mais surtout d’aider des personnes en quête de réponse. En aucun cas il ne semble pertinent d’en faire une réponse scientifique et encore moins une case dans laquelle on peut s’enfermer. Par exemple un complexe qui prend confiance en lui peut devenir plus laminaire (selon Fanny Nusbaum)  et un laminaire qui laisse enfin exprimer ses émotions peut devenir plus complexe.

Beaucoup de femmes HP ont reconnu qu’à l’arrivée de leur premier enfant, elles ont totalement changé, ayant la sensation d’être « moins intelligentes » et plus « sensibles ». Cependant on ne devient pas moins intelligent. Simplement, l’intelligence évolue avec les besoins du moment. Voilà pourquoi votre résultat à un test de QI peut varier selon la période de passation (les étudiants sont plus à même de réussir le WAIS, puisqu’il demande un esprit plus « scolaire » par exemple).  


Mais si vous devez garder à l’esprit une seule information, c’est qu’il n’y a pas un meilleur profil qu’un autre, comme il n’y a pas une meilleure personne qu’une autre. C’est de nos différences que naît l’intelligence. 

Textes : Ailes et Graines / Illustrations : Rayures et Ratures

Pour aller plus loin: 

Bénony H., Van der Elst D, Chahraoui K, et al. (2007) Lien entre dépression et estime de soi scolaire chez les enfants intellectuellement précoces. L’Encéphale, 33, 11–20.

Gibello B. (2003) Problèmes soulevés par le surdon intellectuel de l’enfant. Le journal des professionnels de l’enfance, 25, 37–40.

Marcelli D., Braconnier A. (2008) Le problème de l’agir et du passage à l’acte. 7e éd., Adolescence et psychopathologie, Paris, Masson.

Nusbaum Fanny. Article consultable en ligne: http://rmcvienne.fr/Blog/wp-content/uploads/2014/12/Reperage-Haut-potentiel.pdf

Revol O, Bléandonu G. (2010) Précocité, talents et troubles d’apprentissage. Dans : Approche neuropsychologique des troubles d’apprentissage, Masson.

Robert G., Kermarrec S., Guignard J.-H., Tordjman S. (2010) Signes d’appel et troubles associés chez les enfants à haut potentiel, Archives de Pédiatrie, 17, 1363-1367

Roselyne Guilloux, Les élèves à haut potentiel intellectuel ed ; Retz , Paris 2016

Terrassier J.C. (2005) Les dyssynchronies des enfants intellectuellement précoces. Dans : Tordjman S., Les enfants surdoués en difficulté, de l’identification à une prise en charge adaptée. Rennes, Presses Universitaires de Rennes.

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14 Comments

  • Reply Marion 25 octobre 2019 at 20 h 21 min

    Merci pour cet article ! Encore une fois contenu super intéressant et les illustrations sont juste extra merci Chloé, merci Elodie

    • Reply Rayures et Ratures 26 octobre 2019 at 11 h 11 min

      Merci beaucoup Marion !

    • Reply Jeremy 28 octobre 2019 at 16 h 23 min

      Merci. Mille fois merci.
      Je ne me suis jamais retrouvé dans tous ces termes, tous ces profils, ces « performances » liées à la douane.
      J’ai l’impression de vivre en décalé.
      Et là, ce profil complexe qui apparaît. Je me sens apaisé.
      J’ai une question cependant. Comment trouver un peu d’aide à ce sujet? Je travaille sur Lyon.
      Merci d’avance.

      • Reply Gaelle Duval 8 novembre 2019 at 15 h 32 min

        Bonjour Jéremy, je suis actuellement une thérapie familiale sur Lyon avec deux thérapeutes spécialisées dans ces profils. Si vous le souhaitez, je peux vous donner leurs coordonnées. Elles sont géniales et on avance vite avec elles !
        Gaelle

  • Reply emilienuages 26 octobre 2019 at 21 h 43 min

    Quel miracle que cet article Chloé ! Aucun ne m’a passionnée autant à propos des zèbres ! Travail innovant en plus d’être drôle ! Je me poêle avec les bla bla bla !!! Bravo et merci vraiment

    • Reply Rayures et Ratures 28 octobre 2019 at 15 h 03 min

      Oh merci 🙂 Je passe le message à Elodie qui a fait un super travail pour le fond de cet article !

  • Reply Cecile 27 octobre 2019 at 8 h 28 min

    Merci pour cet article. Il résume bien les propos de Revol dans son dernier livre. L avantage de cette distinction, c est d être rassuré en tant que complexe sur sa douance.

  • Reply Raphaëlle 27 octobre 2019 at 14 h 33 min

    J’ai été diagnostiquée il y a longtemps déjà d’être un « zèbre » mais je commençais fortement à en douter vu qu’à chaque fois que je regardais sur internet, on ne parlais que du surdoué « luminaire » et je ne me reconnessait dans presque aucun des propos. Et grâce à ton article je viens d’apprendre que effectivement je suis toujours un « zèbre » mais surtout un « complexe ». Ça m’a énormément aidé alors merci beaucoup pour ton article !

  • Reply Aurélien 28 octobre 2019 at 14 h 34 min

    Malgrés des petites incompréhensions l’article est globalement pas mal, bravo Chloé 🙂

    La plus grosse erreur de l’article que j’ai trouvé ( mais c’est pas grave du tout ^^) c’est celle qui mélange laminaire avec complexe. Une personne ayant une pensée associative ( c’est à dire complexe) aura toujours une pensée associative. De même une personne ayant une pensée laminaire aura toujours une pensée laminaire.
    Le truc, c’est qu’il est plus difficile d’auto analyser la construction de sa pensée lorsqu’on est peu dans la réflexion, d’autant plus si on a la croyance que tout le monde pense pareil. Il est beaucoup plus facile d’observer la pensée associative lorsqu’on est dans une période de réflexion intense. Cependant, même lorsqu’on ne réfléchit pas, la pensée est toujours associative ( c’est d’ailleurs la source de la lucidité extrême, car la pensée fait des liens logiques avec tout plein de choses, y compris avec l’intuition qui se base sur les acquis, ainsi qu’avec les sens et l’intelligence émotionnelle, bref un tout global).

    À force d’observation et de compréhensions, on peut observer des processus fins et complexes chez soi-même et chez les autres ( qui en temps normal nous échappe car habitude et donc banal, ou simplement l’ignorance d’une chose.

    On peut même observer la pensée associative chez un bébé d’un an, mais cela se base sur un ressentit purement intuitif.
    L’intuition elle, se base sur tout les acquis, c’est à dire la sagesse, le savoir et la compréhension de ce savoir, et l’expérience personnel ( la sagesse étant également de la compréhension et du savoir, mais purement lié à l’humain de manière générale et aux processus induits sur le monde par l’humain).

    En somme, le profil complexe à une pensée à la fois très associative mais également très intuitive. Il gère extrêmement bien l’analyse ( en réalité l’analyse est toujours intuitive, sinon ça ne s’appele plus de l’analyse, mais de la réflexion).
    Et niveau réflexion il excell.

    Le profil laminaire gère lui aussi très bien l’analyse quantitativement parlant ( vitesse de pensée) mais moins bien qualitativement ( car pensée linéaire).
    Cependant la quantité ajoute tout de même un peu de qualitatif car l’ensemble des éléments perçus sur un laps de temps donné, est plus grand, et par conséquent le cerveau aura plus d’information pour pouvoir traiter correctement un élément.

    Chez le profil complexe il y a en plus de la vitesse de pensée, la pensée associative, et par conséquent la qualité de son analyse sera encore plus grande.

    Et bien évidemment la pensée associative est également extrêmement utile pour la réflexion, ainsi que pour l’innovation ( ingénierie, créativité).

    Concernant les émotions, cela fonctionne avec le cognitif, ça fonctionne ensemble et c’est pour cela que l’on parle d’intelligence émotionnelle. Car les émotions sans intelligence, c’est beaucoup moins qualitatif de manière générale.

    Mais globalement l’article me plaît bien, rien ne m’a saoulé lorsque je l’ai lu donc c’est bon signe. Disons que lorsque les erreurs ne concernent pas des choses fondamentalement importantes, ça ne me dérange pas ^^

    Merci pour ton travail Chloé, c’est super 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 28 octobre 2019 at 15 h 01 min

      Merci beaucoup Aurélien ! C’est plutôt Elodie qu’il faut remercier pour cet article, c’est elle qui a fait le travail de recherches et d’écriture, je n’ai qu’illustré tout son travail 🙂
      Merci également pour les compléments d’informations, c’est ce qui fait la richesse des échanges 🙂 Je suis preneuse des sources pour le fait que l’on ne peut avoir ces deux façons de penser, car n’avons pas trouvé la même chose et j’aimerais beaucoup consulter ces études. Merci d’avance !
      Chloé

      • Reply Aurélien 29 octobre 2019 at 13 h 45 min

        Le problème avec la science, c’est qu’on peut lui faire dire ce qu’on veut. C’est pas pour rien qu’il existe le consensus scientifique, qui valide quelque chose uniquement s’il y a un nombre majoritairement conséquent de résultats similaires réalisés par des scientifiques du monde entier ET avec des configurations d’études sérieuses et non limitantes.

        Avec un peu de paralogisme ou d’incompréhensions ( ou même simplement confondre corrélation avec causalité, par exemple) on peut faire des conclusions d’observations de l’expérience réalisé totalement ou partiellement fausses.

        La science c’est un outil, mais c’est un cerveau humain qui conditionne la configuration de l’expérience ET qui interprète les résultats.
        Ensuite avec la relecture des pairs, il y a trois biais principaux:
        – Certains pairs font une relecture dans un domaine dont ils ne sont pas spécialisés ( même domaine mais sous-domaine different).
        -Ils peuvent être influencés par la conclusion d’étude ( quand c’est fait avec finesse et avec subtilité…)
        – Certains peuvent avoir des idéologies.

        Et par conséquent, il est nécessaire d’avoir un consensus international, pour diminuer de façon conséquente les erreurs.

        Le consensus n’existe pas pour faire jolie ^^

        Tu sais, nous sommes encore dans un système et une société moyen-âgeuse, la conformité induit également énormément de biais, et le système scolaire est tellement médiocre que la sélection naturelle des candidats est complètement chaotique.
        Par conséquent, en Aval nous pouvons avoir de tout.

        À notre époque, il ne faut jamais boire des paroles, jamais. Il vaut mieux s’en inspirer pour mieux comprendre par soi-même.

        Notre époque c’est également le chaos de l’information. Nous devons sans arrêt vérifier par nous-mêmes si les dires sont justes ou faux.

        Personnellement je m’inspire de tout, que ce soit des études scientifiques, des zèbres connus, des rencontres avec tout un tas de zèbres, et de part ces informations reçues, je vérifie tout par moi-même, avec une démarche rigoureuse et avec une honnêteté intellectuelle envers moi-même et les autres. Je vérifie par l’observation, l’analyse et la réflexion. Et plus j’en sais et j’en comprend, plus mon cerveau fait des liens pour me permettre de comprendre de nouvelles choses.

        J’ai fait de l’humain ma passion, et si j’ai bien comprit une chose, c’est que tu dois t’inspirer des autres, car ce sont les autres qui te nourrissent et t’inspirent, mais il faut tout vérifier par soi-même, trier le vrai du faux.

        Dans les études on trouve de tout. La personne qui gobe tout ce qu’elle lit dans les études, nagera dans un bain chaotique et absurde, d’autant plus qu’elle y trouvera tout et son contraire.

        J’ai même déjà lu des études confondant les zèbres avec les psychopathes… Ou encore une étude qui soit-disant démontrait que les zèbres ne sont pas hypersensibles émotionnellement.

        Ou encore une étude disant que les zèbres ont très peu d’empathie ( l’hôpital qui se fout de la charité).
        Ou encore des études complètement stigmatisantes, disant que les zèbres ont des problèmes endogènes ( alors qu’en réalité c’est la sauvagerie de ce monde qui en fait souffrir certains, et que les zèbres qui vont très bien, ça existe aussi !)

        Dans les études plus serieuses, c’est mieux mais on retrouve quand même des erreurs, des incompréhensions, pour la simple raison que comprendre les zèbres c’est un travail qui n’a pas de fin, et surtout c’est un travail qui doit se faire avec la bonne démarche ( celle que j’expliquais tout à l’heure). L’humain est extrêmement complexe, les zèbres encore plus.

        Je n’aime pas donner de sources, parce que lorsque je le fais j’aime corriger les erreurs dans ces mêmes sources, et ça me prend trop de temps à force ça me saoule. Donc je préfère inspirer les autres, c’est plus sain je trouve.
        Voilà bon c’était pas un commentaire très joyeux, mais dans le fond je suis extrêmement optimiste pour le futur ( futur sur le long terme, parce que sur le court terme ça va chier des bulles carrées, il va y avoir de multiples bouleversements ( pas uniquement par rapport au climat, mais surtout par rapport à l’énergie. Je conseil les formidables vidéos de Jean-Marc Jancovici qui est spécialisé sur l’énergie. Sur sa chaîne youtube il a fait 8 vidéos de 2 heures chacune, réalisé à l’école des mines paristech, c’est ultra intéressant. Par contre il ne parle que des problèmes, mais pas vraiment des solutions. Donc je te rassure à l’avance : il existe beaucoup de solutions mais quoi qu’il arrive nous serons quand même obligé de changer de modes de fonctionnement et de systèmes : très positif, les zèbres vont pouvoir s’éclater et remettre les choses en ordre. Personnellement j’étudie énormément les solutions, c’est à la fois rassurant et passionnant, j’en comprend une certaine partit par moi-même, à force de m’inspirer des autres et de faire des liens ).

        La réalité fait peur aux ignorants, mais elle rassure ceux qui l’étudient et la comprennent ( c’est ce que j’ai expérimenté de moi en tout cas, et que j’ai observer chez les autres).

        D’accord donc merci à Elodie alors, mais bon tu y a également participer en offrant le support ! 🙂

        • Reply Rayures et Ratures 29 octobre 2019 at 13 h 51 min

          Je suis un peu d’accord, et je ne bois jamais les paroles de personne, mais du coup je préfère appeler ce que chacun avance comme « une vision des choses », et non comme la vérité exacte, où le reste serait une erreur 🙂

          • Aurélien 29 octobre 2019 at 14 h 28 min

            Oui c’est exactement ça. Le problème c’est que la science te vend son truc comme une vérité absolue, et que le grand public ne sait pas comment fonctionne la science, il croit que c’est une méthode infaillible ou presque. C’est surtout ça que je dénonce.

            Il y également autre chose que j’ai observé (un peu moins grave que le reste, mais ça reste grave) : certains auteurs de certaines études, affirment des choses dans leurs conférences selon les études qu’ils ont réalisés, mais quand tu vas voir l’étude, il n’y a aucune affirmation de quoi que ce soit.
            C’est ce qu’on appele de la malhonnêteté intellectuelle.
            Et on le voit extrêmement souvent. Ça reste moins pire que les études fausses en elles-mêmes, mais ça reste grave puisque le grand public est trompé, et qu’une étude ça sert justement principalement pour le grand public… ( d’ailleurs nos impôts paient 3 fois la même étude, voir la vidéo du youtubeur « DirtyBiology » qui s’intitule « la mafia scientifique ».
            Sci-Hub étant un des moyens de contourner cette mafia légale.

            Pour Jean Marc Jancovici, j’ai oublier de préciser que les vidéos sont sur sa chaîne youtube, intitulé par son prénom et nom.

            En tout cas j’espère que tu ne t’es pas sentit visé, parce que justement tu apportes de bonnes choses et c’est cool. Il n’y a pas mieux qu’un zèbre pour parler des zèbres.
            Mais ça la science ne l’a pas comprit ( comme si c’était étonnant ^^).

            Voilà bon c’est mon dernier commentaire parce que à force je vais saturé l’espace commentaire lol, passe une bonne journée bisous ( je suis très familier dans mon comportement et parfois ça surprend donc je préfère préciser ^^ ).

  • Reply Aurélien 28 octobre 2019 at 15 h 01 min

    Je voudrais également parler de deux petites choses, dans le but d’approfondir : Le QI hétérogène et la naïveté du profil complexe.

    Le profil complexe a généralement un QI heterogene pour deux principales raisons. La première c’est le perfectionnisme. Le zèbre est extrêmement lucide et par conséquent il a particulièrement conscience des éventuels erreurs possibles, et des éventuelles améliorations possibles. Au final il mettra donc plus de temps mais le rendu final sera beaucoup plus qualitatif ( donc c’est une qualité). C’est même parfois un gain de temps car il sera beaucoup moins nécessaire de refaire le tour pour corriger ou améliorer.

    Ensuite il y a le fait que la pensée associative, lorsqu’on réfléchit, nous fait chercher le plus de solutions possibles, ce qui prend logiquement plus de temps. C’est également une qualité puisque nous pouvons donc comparer une multitude de solutions, ainsi qu’approfondir la solution choisit en s’inspirant des autres solutions non choisit.

    Il y a également le fait que niveau connaissance scolaire, les zèbres ne sont pas toujours au top, étant donné qu’il s’agit d’une base de connaissance pré-établit et formaté, qui n’intéresse pas forcément les zèbres. Également, un zèbre qui souffre beaucoup ne sera pas vraiment enclin à étudier.

    Voilà pourquoi les zèbres ont un profil souvent heterogene lors du passage du tets de QI.

    Concernant le naïveté du zèbre, c’est simplement parce que nous sommes hypersensibles émotionnellement et nous avons donc une intensité empathique très grande. Cette intensité empathique très grande déclenche encore plus d’ocytocine que la moyenne ( hormone de l’attachement), et cette attachement crée un lien de confiance avec les gens en question. Cette confiance accrue en l’autre peut nous rendre naïf, car on part du principe que l’autre est sincère et honnête. Cependant, à chaque « trahison », on devient de plus en plus méfiant et donc de moins en moins naïf ( adaptation). Mais cela n’empêche pas d’avoir toujours une confiance accrue avec certaines personnes que l’on connaît très bien ( conjoint, amis etc).
    Voilà globalement pour ces deux choses là 🙂

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