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Caractéristiques de zèbres

Je ne suis pas surdoué.e.

13 septembre 2021

J’ai peur qu’on me dise que je ne suis pas surdoué.e

Vous vous renseignez depuis plusieurs mois ou années sur le haut potentiel, et vous vous reconnaissez dans ses caractéristiques. Régulièrement, vous échangez avec des personnes surdouées, et vous y trouvez de l’apaisement. Vous vous sentez enfin compris.e, et surtout, votre sentiment de différence prend du sens. 

Mais voilà, vous avez peur de passer le test. Vous avez peur qu’on vous dise que vous n’êtes pas surdoué(e), et cela vous bloque. Parce que vous commenciez justement à vous identifier, et à apercevoir des pistes pour avancer. 

Et si je ne suis pas surdoué(e) ?

Si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, sachez que vous n’êtes pas le ou la seul.e. Sous la dernière publication de mon compte Instagram, de nombreuses personnes ont partagé cette même appréhension. 

J’aurais évidemment tendance à vous dire que l’important n’est pas de savoir si on est HPI ou non. L’important est de se connaître soi, et ce qui fait avancer, c’est justement le travail sur soi, la démarche, et non le “diagnostic”, le mot que l’on associe au fonctionnement. 

Mais je comprends cette appréhension qui se transforme parfois en angoisse, et je sais que mes mots ne suffiront pas à l’apaiser. Pour le moment du moins.

Pourquoi on peut avoir peur de découvrir qu’on n’est pas surdoué.e / HPI. 

L’effacement du soulagement.

Quand on découvre le sujet du haut potentiel et que l’on se reconnaît dans ses caractéristiques, on ressent souvent un immense soulagement. Au fil des lectures, des recherches ou des rencontres, on s’identifie à des comportements, on réalise qu’on n’est pas le ou la seul.e à être “comme ça”, et ça nous fait du bien. On découvre du vocabulaire qui correspond à nos ressentis, et on n’en revient pas. D’autres personnes semblent vivre la même chose que nous. 

Pour certains, cette identification à d’autres personnes suffit même à leur bien-être, et ils ne ressentent pas le besoin d’en savoir plus.

Mais pour la plupart des personnes, avoir plus d’informations, savoir vraiment si on est haut potentiel ou non est nécessaire. C’était mon cas. Elles songent alors à passer le test officiel, le WAIS. Et là, apparaît l’angoisse. 

Puisqu’elles ont été soulagées de se reconnaître dans des caractéristiques ou des témoignages, puisque cela a calmé leur sensation de décalage, que se passera-t-il si le résultat du test montre qu’elles ne sont pas surdouées ? 

Découvrir qu'on n'est pas surdoué.

Passer le test, c’est prendre alors le risque de voir ce soulagement s’effacer. Et de retomber dans la spirale désagréable de questionnement, de décalage et de solitude.

Un sentiment de honte d’avoir cru être HPI.

Certaines personnes m’ont fait part du sentiment de honte qu’elles auraient si elles découvraient qu’elles n’étaient finalement pas à haut potentiel. 

Elles auraient honte de se dire qu’elles ont succombé à l’effet Barnum. Ce qui est possible, mais se reconnaître dans les caractéristiques du haut potentiel ne signifie pas forcément qu’il s’agisse de l’effet Barnum. Je consacrerai un article entier à ce sujet, en attendant je vous redirige vers Cerveau & Psycho qui l’explique bien.

Ces personnes se projetaient dans le “Vous n’êtes pas surdoué(e)”, et se sentaient illégitimes, comme des imposteurs. Elles se disaient qu’elles s’étaient trompées sur elles-mêmes, et que c’était très prétentieux, finalement, d’avoir cru appartenir aux 2% de la population.

J'ai cru que j'étais surdoué(e).

Pourtant, il n’y a aucune honte à avoir.

Et il n’est pas question d’avoir raison ou d’avoir tort de se reconnaître dans les profils de personnes surdouées. Les ressentis sont toujours réels.

Simplement, on peut se reconnaître dans le haut potentiel, mais ne pas l’être. Et c’est OK !

Le besoin d’appartenance et la peur du rejet si je ne suis pas surdoué.e.

Certaines personnes ont découvert le sujet du haut potentiel en se renseignant sur une sensation de décalage, le sentiment d’être incompris(e), de ne pas être “comme les autres”, de ne pas réussir à se fondre dans la masse ou se satisfaire des mêmes choses. 

Se reconnaître dans les propos de personnes surdouées, échanger avec elles en se sentant à l’aise et, pour une fois, intégré(e) comblait alors un besoin d’appartenance

La perspective de découvrir qu’elles ne sont pas surdouées viendrait réveiller la peur du rejet. 

Je n'appartiens même pas aux surdoué(e)s.

La peur de l’échec

Enfin, je ne peux pas parler de peur du rejet sans parler de peur de l’échec ! Deux articles de ce blog sont d’ailleurs consacrés à la peur de l’échec. 

Bien que le test de QI ne soit pas un examen (au sens de “youpi j’ai réussi” ou “flûte je l’ai raté”), beaucoup le considèrent comme tel. Et je le comprends ! 

Quand on cherche à résoudre un problème, à “savoir”, et qu’on a entrevu dans le haut potentiel des pistes d’explication ou de soulagement, on a envie de “réussir” le test. On a envie qu’il colle à notre ressenti. Qu’il valide notre intuition. 

Difficile de réaliser que le résultat d’un test est bien plus qu’un chiffre. Que ce n’est pas noir ni blanc, pas positif ni négatif. Qu’on ne le réussit pas et qu’on ne le rate pas.

Rater un test de QI.

Et surtout, la peur de découvrir que « je ne suis pas surdoué(e) », c’est …

La peur de ne plus savoir où chercher explications et réconfort.

C’est l’angoisse de se retrouver perdu.e. On pensait avoir enfin trouvé une direction, des solutions. On se sentait si près du but pour comprendre la souffrance qui nous a fait consulter, nous questionner.

La perspective que le test révèle qu’on n’est pas surdoué, c’est la peur de plus savoir où chercher, mais de savoir qu’on doit chercher encore.  

En fait, la question qui revient souvent chez ces personnes pour qui la passation du test déclenche l’angoisse d’un résultat qu’elles qualifient de négatif, c’est celle-ci :

Si je ne suis pas surdouée, je suis quoi ?

Pour ne pas faire trop long, j’y consacrerai un article entier dans quelques jours. 

J’espère que si, pour vous, la passation du test est angoissante, vous aurez réalisé à travers ces paragraphes que vous n’êtes pas le ou la seul.e. Et que c’est OK, d’avoir peur. C’est naturel, ça se comprend. 

Vous pouvez partager vos peurs en commentaire. Et si le test a révélé que vous n’étiez pas HPI, et que vous avez poursuivi votre cheminement, n’hésitez pas à témoigner en commentaire. Cela rassurera quelques lecteurs !

Note : Afin que chacun se sente à l’aise et que l’espace des commentaires reste un endroit bienveillant, je me réserve le droit de supprimer des messages insultants ou jugeants.

Les livres Rayures et Ratures sont disponibles !

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16 Commentaires

  • Reply Julie rose 13 septembre 2021 at 14 h 51 min

    Mais c’est exactement ça!! Surtout dans la salle d’attente et la veille (ou je n’ai quasi pas dormi) a me dire que j’étais prétentieuse à penser que j’étais spéciale. Et le soulagement à entendre qu’en fait si je suis bien un zèbre, je ne suis pas seule ni bizarre et qu’il y a des tas de jolis mots pour expliquer tout ce qui se passe dans ma tête et mon corps.
    Merci pour ces mots et ces dessins si subtils et vrais

  • Reply Brunet 13 septembre 2021 at 17 h 59 min

    Bonjour suite à la découverte du HP de mon fils , je me suis beaucoup questionner sur moi…..après moultes aller/retour , grosses remises en question….j ai finis par passer le fameux test, il m a fallu trois ans quand mm. Conclusion pas de HP , mais j ai compris comment je fonctionnais et c est top et surtout que j étais hautement sensible comme 20 a 30 pour cent de la population . Une belle découverte qui me permet d être beaucoup plus apaisée avec mes ressentis . Bravo pour votre travail , je m en sers pour mes patients, je suis psychomot

    • Reply Rayures et Ratures 13 septembre 2021 at 21 h 23 min

      Merci beaucoup 🙂 Comprendre comment on fonctionne pour être plus apaisé c’est l’objectif 🙂

  • Reply Eulalie 13 septembre 2021 at 20 h 00 min

    Chère Chloé,

    Cela fait plusieurs semaines que je navigue sur ton blog, que j’y trouve beaucoup de réconfort et de joie, et j’ose enfin te remercier en me cachant derrière un pseudonyme.
    Je laisse un commentaire sous cette publication parce que c’est la dernière et que je viens de la lire, mais si j’avais à choisir le texte qui me parle le plus, cela aurait été immanquablement celui sur le besoin vital de sens.
    J’ai en effet découvert ton blog pour faire comprendre à une jeune femme indienne de mon âge post-doctorante en mathématiques, qui est arrivée en France il y a huit ans lorsqu’elle a intégré Polytechnique, qu’elle était aussi concernée (même si elle n’arrive pas à se considérer ainsi, elle souffre terriblement du « syndrome de l’imposteur »…)… et l’on s’est rencontrées en hôpital psychiatrique pour crise suicidaire en ce qui me concerne, et tentative de suicide dans son cas (mais j’ai quelques tentatives de suicides à mon actif également ), tout cela sur fond dépressif.
    Aussi, même si le sujet est délicat et qu’il te sera sûrement difficile à aborder tant du point de vue du contenu en lui-même que du manque d’information et d’études en la matière, j’aurais aimé savoir si tu envisageais d’investiguer sur les liens possibles entre HP (haut potentiel) et HP (hôpital psychiatrique) – tu l’auras compris, je n’aime pas l’appellation « haut potentiel », bien que ce soit celle qui me semble la plus juste, parce qu’on a trop tendance à l’abréger en HP (qui est d’abord l’abréviation d’ « hôpital psychiatrique »), et que pour y avoir été longtemps et à plusieurs reprises, sans certitude de ne pas devoir y remettre les pieds un jour, cela me rappelle beaucoup de mauvais souvenirs…

    Pour tout arranger, je suis sortie de mes pérégrinations de services de psychiatrie en services de psychiatrie avec l’hypothèse diagnostique d’autisme dit Asperger (appellation qui a été abandonnée d’une part parce qu’Asperger a collaboré avec les nazis et que des autistes en sont morts, d’autre part, me semble-t-il, parce que l’on se rend compte que tout est bien plus complexe qu’on l’avait d’abord cru ; on préfère donc désormais parler de troubles du spectre autistique au sens large)… J’ai vu que tu avais fait le portrait d’une jeune femme à haut potentiel avec des traits autistiques, mais j’aurais aimé savoir si là encore (bien que ce soit périlleux, le haut potentiel et l’autisme commencent tout juste à être sérieusement étudiés), tu accepterais d’investiguer et d’écrire sur les hauts potentiels avec autisme ou les autistes à haut potentiel, deux fonctionnements neuro-atypiques dont la « combinaison » ne serait pas si rare que cela…

    Encore un grand merci pour ton travail, et au plaisir de te lire, je reste aux aguets dans l’attente de chaque nouvelle publication !

    • Reply Rayures et Ratures 13 septembre 2021 at 21 h 22 min

      Merci beaucoup Eulalie 🙂 La psychiatrie est un sujet que je trouve passionnant, mais je ne saurais pas encore comment investiguer ces liens si lien il y a. Mais j’essaierai de trouver des personnes pour me raconter leur vécu à elles, mêlant HPI, autisme et hôpital psychiatrique!

    • Reply Liv 14 septembre 2021 at 8 h 43 min

      Bonjour Eulalie
      Je viens d’écrire juste dessous pour la même chose! J’ai l’impression de rien trouver sur la combinaison HP et autisme. Mon fils est diagnostiqué autiste et pourtant quand je lis sur l’autisme même s’il n’y a aucun doute je reconnais en Luis des traits HP or il a « échoué » au test WAIS et donc ça s’est arrêté la…ce serait vraiment intéressant de plus en savoir!

      • Reply LiP 14 septembre 2021 at 15 h 36 min

        Bonjour, une bloggeuse HP et autiste a écrit qlq billets sur ce fonctionnement neurologique particulier, ainsi qu un livre oú elle raconte comment il se manifeste et comment elle en est venue à ce double diagnostic. Son blog s appelle « L antre de la chouette » (et a pour thème principal le mbti) et son livre « autiste martiale » (en auto édition sur amazon). Elle a également fait une série de podcast en collaboration avec Psychopersonnalite sur YT, oú elle évoque là aussi son tsa et son hpi. J’espère que ces ressources pourront vous intéresser, si vous ne connaissez pas déjà cette blogueuse.

        • Reply Liv 16 septembre 2021 at 7 h 48 min

          Mille mercis LIP, je vous suis très reconnaissante je vais aller regarder tout ça de ce pas!

  • Reply Samuelle 13 septembre 2021 at 20 h 43 min

    Pour moi, le test ne m’a pas aidé ( J’ai passé le test il y a plusieurs années avant que le sujet soit si populaire. ) Les résultats étaient trop hétérogènes donc sans conclusion chiffrée. Ceci dit, un autre résultat au test ne m’aurait probablement pas plus avancée. Je suis toujours en recherche de savoir qui je suis et quel est le but de/dans ma vie. Mais depuis que le sujet de la douance/hpi/zèbre est « à la mode », je re-doute un peu plus sur moi. Pour l’instant, je suis mal dans ma peau avec des hauts et des bas.
    Merci Chloé pour les petits rayons de soleil à travers tes articles

    • Reply Rayures et Ratures 13 septembre 2021 at 21 h 20 min

      Je te souhaite bon courage et j’espère que tu réussiras à avoir des informations concrètes sur ton fonctionnement et tes besoins pour avancer!

  • Reply MEI 14 septembre 2021 at 4 h 18 min

    J’ai passé le test mais avec un autre objectif en tête que celui de savoir si j’étais HPI… donc cela m’a aidée à appréhender les résultats : trop hétérogènes pour calculer le QI et des difficultés dans certains domaines compensées par un bon niveau. Ainsi même s’il y a forcément un peu de déception quand on s’est reconnu dans un fonctionnement HPI car cela expliquait cette sensation de décalage, elle est expliquée autrement, c’est venu confirmer mon auto-diagnostic sur autre chose. Au final je ne regrette pas d’avoir passé le test : j’ai maintenant une bonne direction pour creuser, je suis simplement rassurée sur mon niveau pas si mal non plus et sur le fait que je me connais plutôt bien finalement! On a raison aussi de se faire confiance sur un ressenti de décalage, la difficulté est juste d’arriver à distinguer son ressenti de l’identification de l’effet Barnum. Courage à tous ceux et toutes celles qui sautent le pas.

  • Reply J.W 14 septembre 2021 at 8 h 07 min

    J’avais passé deux tests dans mon enfance qui m’avait catégorisés comme HPI parce que un inspecteur de l’académie refusait à mes parents le saut de la classe de CP. Le pedo psychiatre qui me suivait à l’époque insistait pourtant que c’était nécessaire. Aujourd’hui je pense que d’avoir sauté cette classe m’a aidée, mais je garde de cette année là un profond traumatisme et j’ai refusé pendant longtemps de parler ou de « croire » tout ce qui avait rapport au HP. Ce n’est que récemment en commençant une psychanalyse que nous sommes revenus sur ce sujet et cette période de mon enfance. Après des mois d’hésitations, je décide de repasser le test parce que au fond de moi j’ai envie de renouer avec l’enfant que j’étais et de mieux comprendre qui je suis. Je n’en parle à personne, pour ne pas me mettre de « pression ». Le jour arrive et au premier sub-test, je fais une telle crise de panique qu’on est obligé de s’arrêter pour que je me calme. Les autres sub-test se passent de façon inégale. En terminant le test, je me sens d’abord soulagée, puis en colère contre moi-même d’avoir succombée à la panique et enfin déçue parce que je me dis que ce test allait forcément me donner des résultats infirmant mon HP. Je reçois les résultats un mois plus tard. Confirmation de mon HP. Je ne m’y attends pas du tout, inconsciemment je m’étais préparée à de très mauvais « résultats ». La psychologue est très rassurante. Gros vide pendant deux semaines après, je me dis à quoi bon: et maintenant ? C’était en juillet. Je n’ai toujours pas répondu à ces questions, mais je commence à faire la paix avec ce sujet et surtout avec l’enfant que j’étais.

  • Reply Liv 14 septembre 2021 at 8 h 39 min

    L’école a fait passé un test de QI à mon fils de 5 ans a l’époque car il présentait des signes typique d’enfant HP, 5 heures de tests pour des résultats en dents de scie avec une moyenne autour de 100 (mais certains tests montaient à 130 d’autre à 70 car il ne les avait pas fait il comprenait pas ce qu’on lui demandait). Ces résultats nous ont poussé à chercher plus loin et lui trouver de l’autisme. Je suis très soulagée que «l’effet de mode » nous ai poussé à voir plus loin et de le soumettre à un vrai diagnostique pluridisciplinaire qui a permis de trouver ce qui clochait. La psychiatre refuse de chercher si il y a un HPI avec l’autisme car elle trouve que la source de ses problèmes est bien l’autisme. Mais je me pose du coup toujours la question si il n’est pas tout de même HPI et autiste (car l’autisme peut affecter les résultats) mais se retrouver dans le même tourbillon de tests et rdv chez la psy….on a plus le courage!

  • Reply Patrice 14 septembre 2021 at 8 h 53 min

    Bonjour Chloé,

    Mais alors je suis quoi ?

    Cette question … Elle me terrasse… se retrouver encore une fois sans réponse

    Ça fait 45 ans que je me traîne quelque chose qui est tantôt une tare , tantot un avantage, tantôt… Un truc…

    A priori, je suis sur un chemin, je suis suivi par un psychologue et bientôt par un psychiatre. À priori, j aurais des tests en octobre… Je mets « à priori », car tout cela a été reporté un certains nombre de fois.

    Je sais bien que la colère que je ressens est en grande partie du à mon inaction, que j ai attendu de prendre une gamelle phénoménale pour m y mettre sérieusement, alors cette réponse : C pas ça… Elle me terrifie.

    Pourtant, il y a des lumières, des échos, le dernier en date : j ai commencé la lecture de rayures et ratures et ça fait du bien, ce n est pas tant les témoignages (qui sont intéressants), mais surtout les deconstructions de certaines croyances qui sont faites avec une telle bienveillance que cela me donne de l espoir, celui d accepter d être mit dans une case (s/g :)).

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