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Caractéristiques de zèbres

Alice, 27 ans – L’évolution personnelle face au sujet de la douance.

21 mai 2020

Si vous avez lu l’un des derniers articles, intitulé “L’avenir de Rayures et Ratures” et que vous pouvez trouver juste ici, vous savez que depuis la naissance de ce blog, le sujet de la douance a cheminé dans mon esprit, et mon rapport à celle-ci a progressé. Et je ne suis pas la seule. 

Lorsque l’on découvre le haut potentiel, la douance, la zébritude, appelez cela comme vous voulez, on regarde ce sujet de loin, on refuse de se renseigner, on se plonge dedans, on s’en éloigne, on y revient, on lit tout ce que l’on peut trouver dessus, puis on ne veut plus en entendre parler…  

Lorsque j’ai créé ce blog, j’avais beaucoup lu sur le sujet, j’en parlais régulièrement, j’y pensais en permanence, et j’avais envie de vulgariser cette information avec des dessins. De m’y consacrer pleinement. Puis au fil du temps, j’ai parfois abandonné ce blog quelques mois. J’y suis revenue avec passion, postant plus régulièrement, ajoutant toujours plus de thèmes à ma liste d’articles à écrire. Puis un jour j’ai craqué en interview avec la presse, je ne voulais plus entendre parler des zèbres, et tout arrêter. J’ai pris un peu de distance, et je suis revenue à ce sujet qui me touche toujours, mais avec cette fois-ci, je crois, la bonne distance. J’avais un peu honte d’avoir ce rapport “je t’aime je te hais” avec ce sujet sur lequel pourtant j’ai beaucoup écrit et j’écris encore.

Je me sens encore aujourd’hui en décalage avec ceux qui découvrent tout juste leur douance et le blog. Je m’en voulais un peu. Et puis, il y a quelques semaines, j’ai échangé avec Alice, une des premières lectrices du blog, sur Instagram. Elle a découvert Rayures et Ratures à peu près au moment où je l’ai créé, nous étions donc souvent au même stade de réflexion et de questionnement. Nous avons chacune évolué vis-à-vis de ce sujet, elle a arrêté de lire les articles durant un temps, et un peu par hasard, nous avons échangé quelques messages. Il y a quelques semaines, elle m’a écrit :

C’est en lisant sa question que j’ai réalisé que ce rapport que j’entretenais avec la douance et pour lequel je culpabilisais n’était en fait dû qu’à mon évolution personnelle. Que si j’évoluais, si Alice évoluait, beaucoup de zèbres évoluaient aussi vis-à-vis de cette particularité. Les personnes qui offrent leur témoignage sont souvent en pleine réflexion sur la douance, ce sujet les anime, les interpelle. Il est très présent, qu’il évoque des émotions négatives ou positives. On entend peu les personnes qui ont pris de la distance par rapport à leur particularité, puisque, justement, elles ont pris cette distance, et ne sont alors plus très présentes dans les associations, rencontres ou sur les blogs dédiés. 

J’ai un peu sauté sur Alice pour savoir si elle accepterait de témoigner, de me raconter son évolution personnelle vis-à-vis de la “zébritude” (c’est le mot qu’elle préfère), afin d’inspirer, ou de rassurer, les zèbres qui se trouvent au début de leur chemin de découverte. Elle a accepté avec enthousiasme, ravie de pouvoir aider des gens, et 3 heures d’échange téléphonique et quelques heures de rédaction plus tard, voici son histoire.

Partie 1. Enfance

Alice sait depuis toute petite qu’elle est zèbre. A l’époque, elle passe un test, on lui explique rapidement ce que ”enfant précoce” signifie car elle ressent un décalage, elle sait qu’elle est “différente au niveau de son cerveau”, et puis voilà. Son entourage est compréhensif, lui donne beaucoup d’autonomie, lui propose toujours plusieurs alternatives, lui laisse le choix. On lui demande son avis pour un éventuel saut de classe, pour poursuivre sa scolarité dans un collège spécifique aux enfants précoces, ou rester dans un parcours plus classique, par exemple. 

Elle s’ennuie à l’école et ne se sent pas stimulée, mais rejoindre un établissement spécialisé a ce petit côté “anormal” qui ne lui plaît pas trop. 

Et puis elle a quand même quelques préjugés sur les enfants surdoués, et a un peu peur de se retrouver dans un environnement rigide, où les attentes seront plus exigeantes, avec des enfants très scolaires tandis qu’elle est plutôt créative.

Elle préfère alors le parcours classique, pour avoir cette liberté d’avoir le temps, car finalement, l’ennui lui permet de développer sa créativité. Pour ne pas s’ennuyer, elle s’occupe. Invente des histoires. Dessine. Utilise le temps différemment. Et puis, même si elle cherche la norme parce qu’elle se sent différente, elle aime bien ce côté un peu original qu’elle laisse s’exprimer quand elle se sent un peu plus dans la norme.

Les premières années d’école se passent bien, Alice est une pipelette, se sent un peu en décalage mais ce décalage ne la fait pas souffrir. Elle sait qu’elle est zèbre, n’a pas beaucoup d’informations sur ce sujet mais sait tout de même qu’il y a un faible pourcentage de gens comme elle dans la population, ce qui explique son petit décalage avec les autres.


“Je rêvais de trouver d’autres gens comme moi, on pourrait parler et se comprendre, mais ce n’était pas non plus problématique, je n’avais pas besoin de me chercher outre mesure. J’avais plein d’intérêts extérieurs à moi, et je les satisfaisais !”

Alice

C’est au collège que cela devient un peu plus difficile. Plus le niveau de classe augmente, plus le décalage se fait sentir. Alice se renferme. Le besoin d’être intégrée, acceptée des autres devient plus important, alors pour être acceptée, ou plutôt pour avoir la sensation d’être un peu plus dans la norme, comme les autres, pour se fondre dans la masse, elle se transforme. Petit à petit, elle étouffe certaines capacités, appauvrit son vocabulaire pour partager le même langage que ses camarades, essaye de leur ressembler.

Je ne vous cache pas que son histoire, sur de nombreux aspects, a fait écho à la mienne, et j’ai beaucoup ri à l’évocation de la barrière du langage, puisqu’au collège je passais des heures chez ma voisine, à essayer de répéter des expressions et des gros mots pendant le goûter, afin d’éviter les moqueries à l’avenir, juste parce que j’avais utilisé le mot “évincé” dans une conversation ou dit “bonjour” au lieu de “salut”. Je ne pouvais donc pas ne pas illustrer ce passage !

S’adapter et se perdre un peu pour avoir la sensation d’être comme les autres, c’est quelque chose d’assez commun chez les zèbres. 

Convaincue que le décalage provient de son fonctionnement, Alice montre donc une autre image d’elle-même pour se fondre dans la masse. Une fausse image d’elle-même. Autre chose. Quelqu’un qui n’est pas vraiment elle. Parce qu’elle ne voit pas vraiment comment faire autrement. 

“Je ne voyais pas trop ce que je pouvais faire. Pour moi, j’avais ce mode de fonctionnement, on m’avait dit que j’étais différente au niveau de mon cerveau, mais que je ne pouvais rien y faire. Je suis comme ça, eux sont comme ça, et voilà. Le seul moyen d’être acceptée, du coup, de réduire ce décalage, c’était de garder mon fonctionnement à l‘intérieur, mais de montrer autre chose à l’extérieur.” 

Alice

D’avoir une personnalité de camouflage.

Et de ne surtout pas dire aux autres qu’elle est zèbre. Ni aux élèves, ni aux professeurs, car c’est encore assez tabou, ils pourraient avoir des préjugés et ne pas le garder pour elle pourrait jouer en sa défaveur. 

Au même moment, le contexte familial devient plus difficile, Alice perd des repères, devient encore plus autonome, prend encore plus de responsabilités. Consciente qu’elle a des capacités plus développées, elle se construit comme l’enfant qui ne doit pas avoir de problème, qui peut et doit se débrouiller, prend inconsciemment un rôle qui n’est pas le sien, et se perd encore plus.

Son fonctionnement particulier, à ce moment-là, elle ne le considère pas comme un atout ou comme un mode de fonctionnement qui puisse être cool, mais plutôt comme une tare. Le contexte familial ayant changé depuis ses premières années, elle m’explique avec beaucoup de lucidité que selon ce contexte, ses caractéristiques de zèbre prennent plus ou moins de place. Dans certains contextes, son mode de fonctionnement va s’avérer être un atout. Dans d’autres contextes, comme là, elle le considérera plus comme un obstacle. En fait, Alice enchaîne les cycles. Elle s’adapte, tout va bien, jusqu’à ce qu’un élément vienne effacer ses repères, et la faire craquer. 

Partie 2. Orientation

Le temps passe, de nouveaux repères se construisent, les cycles se succèdent, Alice reprend conscience et se demande où elle va, et ce qu’elle fait. Elle est au lycée, et il est alors question d’orientation. De choix de filières. Des choix importants.

Toujours tiraillée entre ce besoin d’être dans la norme et l’envie de laisser s’exprimer sa différence, Alice a du mal à faire ces choix. Dans son lycée, on met plutôt l’accent sur les matières scientifiques. Elle qui s’intéressait à l’option Arts Plastiques va plutôt écouter les professeurs et faire un bac scientifique, spécialité biologie. Passionnée par le corps humain, elle hésite à faire médecine. Ou styliste, ou chorégraphe, ces deux métiers la passionnant également.

On lui dit qu’il faut quand même choisir quelque chose de plus sérieux que styliste ou chorégraphe. Soit. Elle passe deux semaines à Chicago et découvre alors un système complètement différent. Sa correspondante américaine a choisi les matières qu’elle voulait étudier. Elle veut faire médecine, elle a donc des matières très appliquées au corps humain, ce qui plaît beaucoup à Alice. Sur les créneaux qu’il lui reste, elle choisit les cours qu’elle veut. Du chant, de la danse. Alice est fascinée, n’étudie que des matières qui lui plaisent durant ces deux semaines, découvre un autre moule, mais est de nouveau confrontée aux choix d’orientation lorsqu’elle rentre en France.

Elle part finalement en prépa, tombe malade, et revoit ses projets d’orientation. Elle bifurque alors vers l’université Paris Dauphine, retrouve son autonomie, son fonctionnement, étudie des matières qui l’intéressent, découvre et se passionne pour la sociologie. Puis il faut choisir une spécialité. Par élimination, elle s’oriente vers le marketing, qui l’intéresse sans la passionner.

C’est lors d’un stage qu’elle découvre à nouveau, quelques années après son échange à Chicago, qu’on peut sortir du moule.

Elle part au Cambodge effectuer son stage dans une startup. Elle doit se débrouiller, et trouver un logement.



“J’étais dans un environnement étranger, avec des écritures différentes, je ne comprenais rien, et j’adore ça. J’ai découvert le voyage. J’ai toujours pensé que je n’étais pas assez sûre de moi pour partir toute seule dans un pays que je ne connaissais pas. Là, avec ce stage, j’ai fait un premier pas et compris que je pouvais m’autoriser à sortir des sentiers battus, à ressortir un peu du moule.”

Alice

Avant, elle était en pilote automatique, elle avançait sur un sentier balisé en fonction des panneaux guidant les gens de manière très générale. Là, elle s’autorise à créer son propre chemin.

En rentrant en France finir son master, elle se retrouve dans un cours face à un professeur qui part dans tous les sens. Ce n’était pas le sujet du cours, pourtant il commence à parler des relations en entreprise, et des personnes à haut potentiel, qui parfois ont du mal à s’intégrer.

Ces mots résonnent, et convainquent Alice qu’il faut qu’elle renoue avec elle-même, qu’elle ne reste pas en pilote automatique à avancer sans regarder ce qui arrive. Elle prend son courage à deux mains, et va parler au professeur à la fin du cours. C’est la première fois qu’elle parle de sa zébritude à quelqu’un. Ce professeur lui recommande une professionnelle zèbre qui est à la fois coach et artiste. Déjà, Alice, qui cherchait en vain LE métier qu’elle serait heureuse de faire toute sa vie, le Saint Graal en quelques sortes, découvre qu’on peut faire deux métiers.

Comme elle a l’impression d’aller mieux sur beaucoup d’aspects, elle se dit qu’il est temps de trouver un mode de fonctionnement plus sain que le fonctionnement cyclique qu’elle avait auparavant, rencontre cette coach et commence un travail d’introspection avec elle.

Partie 3. Plongée au coeur du sujet

C’est au même moment qu’Alice renoue avec le sujet de la douance, qu’elle n’avait finalement jamais vraiment creusé avant. Elle lit plein de livres sur le sujet. Découvre mon blog, à peu près au moment où je l’ai lancé. Son cheminement fait écho au mien, nos questionnements avancent en parallèle. En découvrant les caractéristiques d’un zèbre, elle se dit que c’est assez stimulant et encourageant, car elle comprend qu’elle a un mode de fonctionnement différent qu’elle n’a peut être pas pris en compte, et que cela peut changer. C’est aussi rassurant, car même si elle déteste les cases, elle se dit qu’elle en a une qui lui correspond, enfin, et donc qu’elle se connaît, c’est bon.

Mais non. Comme elle le dit si bien :

“C’est un autre moyen de fuite en avant. On te propose des cases, et tu t’adaptes à ces cases. Mais ce n’est pas complètement toi pour autant”

Alice

En parallèle de ses recherches sur le sujet, elle effectue un travail d’introspection avec la coach recommandée par son professeur. Cette coach n’était pas appropriée pour Alice, mais sur le moment, on ne s’en rend pas forcément compte. Durant le coaching, Alice avait l’impression (avec du recul, et après une seconde expérience de thérapie) de rester en surface. Elle comprenait intellectuellement son mode de fonctionnement, comment il fallait qu’elle agisse en société, comment prendre du recul. Mais finalement, avec cette approche qui ne l’a pas forcée à travailler sur ses émotions à elle, Alice prend encore plus de recul, se dissocie, jusqu’à ne plus rien ressentir.

“Cela a fonctionné sur du court terme, car quand j’étais dans des situations inconfortables, j’arrivais à prendre du recul, j’analysais, je décomposais, je me sur-adaptais, je prenais un autre angle de vue en plus du mien. Je ne m’étais pas totalement approprié mon fonctionnement. En fait, je ne savais pas l’utiliser.”

Alice

Sur le long terme, c’est épuisant, et surtout, pas du tout viable.

Sa coach était davantage dans le conseil, dans le “faire”, et pas dans l’ “être”. Avec ce travail, Alice acquiert un mode d’emploi non pour se connaître, mais pour s’adapter. Elle considère alors que tous ses problèmes viennent de son fonctionnement, qui n’est pas adapté à la société. Il y a une sorte de fatalisme. Elle fonctionne comme ça, et elle ne peut rien y faire. C’est une variable sur laquelle elle ne peut pas jouer, c’est une constante en fait. Elle ne peut ni faire taire ses pensées, ni les modifier. Alors, avec la coach, elle essaye de changer de fonctionnement.

“La société est faite pour les autres. Tous mes problèmes viennent de là. De mon fonctionnement pas adapté, de ce décalage.”

Alice, avant.

Et cela fait écho à un autre sujet dont je vous parlerai dans un prochain article : la sur-attribution. Mais rassurez-vous, je suis passée par le même stade, et je crois que c’est fréquent. On découvre un sujet qui peut expliquer beaucoup de choses, on le tourne dans tous les sens dans sa tête, on y pense en permanence, et pour peu que l’on soit mal ou pas accompagné, on explique tout par cette nouvelle donnée sur laquelle nous avons l’impression de ne pas avoir de prise. Mais vous verrez, je crois que c’est une étape nécessaire pour s’en éloigner ensuite, et trouver la bonne distance.

A ce moment-là, Alice a l’impression d’être comme un élastique. Un élastique qu’on tend, on tend, jusqu’au moment où il arrive à sa tension maximale, et PAF, soit il craque, soit il reprend sa forme d’origine. Ces nouvelles données sur son fonctionnement ainsi que son travail d’introspection font que son côté cyclique s’est intensifié. Les périodes où tout va bien sont plus longues, en revanche, celles où ça ne va pas sont encore plus fortes.

Partie 4. Thérapie.

Entre la fin de son stage de fin d’études et sa remise de diplôme, Alice a trois mois à occuper. Trois mois qu’elle consacre à la réflexion sur son avenir professionnel, puisque, bien que détestant la routine, elle cherche tout de même un métier pour toute sa vie. Ce métier, cette voie que l’on va faire toute sa vie. Elle se dit qu’elle va prendre le temps de réfléchir et commencer à postuler. Mais tout d’un coup, l’élastique éclate, elle trébuche sur le tapis, bref, c’est à nouveau le point de rupture cyclique.

Professionnellement et sentimentalement, alors que tous les voyants paraissaient verts, ils passent au rouge. Elle se demande ce qu’elle fait, où est-ce qu’elle va. On lui parle d’hypnothérapie, mais elle a encore en tête la précédente thérapie infructueuse, et est persuadée que l’hypnose ne fonctionne pas sur elle. Elle qui est trop cérébrale, trop mentale. Puisque le voyage lui a toujours permis de sortir un peu du moule et d’adopter un nouveau point de vue, elle prend son sac à dos, et s’en va. Elle rencontre plein de gens, de nationalités différentes, elle découvre des cultures, de nouvelles saveurs, visite. Elle ne sait pas de quoi demain sera fait, mais elle est dans son élément. Puis il faut rentrer. Et là, elle s’effondre. Alors, elle se dit qu’elle n’a plus rien à perdre, et appelle l’hypnothérapeute. Il fait aussi du coaching et de la Programmation Neuro Linguistique, et en fonction du besoin, il adapte ses techniques de thérapie brève. C’est exactement ce qu’il faut à Alice, finalement.

Lorsqu’elle le rencontre, tout va mal dans sa vie, elle n’a pas vraiment d’objectif en tête, elle ressent un mal-être global, et veut juste qu’il parte. Au vu de son parcours personnel et familial, une séance ne suffira pas, il en faudra 2 ou 3. Elle n’a pas encore de travail et n’a donc pas les moyens financiers, mais se débrouille pour échanger ses compétences dans le marketing digital contre ses séances.

Contrairement à sa première thérapie, elle effectue un travail en profondeur, qui fait qu’aujourd’hui elle va bien, et peut m’en parler aussi librement. En fait, comme beaucoup de gens, elle voulait changer, sans changer vraiment. Et tout a changé, en fait. Si elle a accepté de me raconter son histoire aujourd’hui, c’est parce qu’elle considère que c’est important d’en parler pour que d’autres personnes dans ce cas de figure voient que c’est possible d’aller bien. On peut suivre une thérapie qui ne nous correspond pas, et en trouver une autre qui est plus adéquate. On peut avoir l’impression que tous nos problèmes sont causés par notre mode de fonctionnement pas adapté à la société, puis se réconcilier avec et aller bien, de manière globale.

Ce travail en profondeur, elle l’a effectué en 2018. 2 ans après, elle va bien. Ce n’est pas un miracle qui se produit en une séance, c’est plutôt une prise de conscience qui permet de faire plein d’ajustements, petit à petit, sans vraiment cibler ce qu’il faut ajuster, d’ailleurs.

Cette thérapie l’a mise dans une autre dynamique, pour aller mieux. Elle a renoué avec des centres d’intérêt de son enfance, comme l’écriture. Elle s’est autorisée à faire confiance à son intuition à nouveau.

Son thérapeute a adapté ses techniques à sa personne, a mélangé la PNL, l’hypnose et l’hypnose conversationnelle, et dès le début, lui a montré que non, ce n’était pas une fatalité, elle ne pouvait pas “ne rien faire” sur son mode de fonctionnement interne, et elle ne devait pas en changer. Il lui a montré qu’en réalité elle avait toutes les cartes en mains, et que cela ne tenait qu’à elle de les utiliser.

Et surtout, ce n’était pas une thérapie où la personne en face donne des conseils, son thérapeute ne lui renvoyait qu’elle-même. Il usait de reformulations, de questions sur le “comment”, de visualisation, de recadrage, et c’est ce qui a beaucoup plu à Alice dans cette démarche.

« Cela évite d’avoir des éléments qui ne sont pas les tiens. Là, contrairement à la précédente thérapie, il s’agissait de mes raisonnements, et surtout de mes solutions, auxquelles j’ai pu aboutir par moi-même. »

Alice, aujourd’hui

Partie 5. Acceptation et détachement.

Alors, petit à petit, elle se réconcilie avec son fonctionnement de zèbre, arrête de l’accabler et de le considérer comme la source de ses problèmes, et s’en détache. En fait, elle a arrêté de le regarder tout court. Plutôt que de regarder ce qui l’a menée là, quels sont tous les pas qu’elle a faits et qui font que ça ne fonctionne pas aujourd’hui, elle s’est orientée vers les solutions.

“De quoi tu as réellement besoin ? Quels sont tes objectifs, vers quoi tu as envie d’aller ? Tu sais ce qui ne fonctionne pas, OK, maintenant, quels sont tes besoins profonds ?”

Alice

Quand on a l’habitude de vivre sous la contrainte, et qu’on se retrouve brutalement face à une feuille blanche, c’est angoissant. Alice se remet dans la position d’un enfant qui apprend à marcher. En tâtonnant, on avance. Elle prend beaucoup de recul par rapport à tout ce qu’elle a lu sur la douance, et pendant plusieurs mois, met complètement ce sujet de côté. Elle ne se renseigne plus, ne lit plus rien dessus. C’est à ce moment-là qu’on a échangé sur Instagram, par hasard.

Ceux qui me lisent régulièrement retrouveront le questionnement dont je parlais dans ce billet. J’ai eu besoin de lire beaucoup, de me plonger dans ce sujet, de le vulgariser même, puis j’ai pris du recul, je n’ai plus voulu en entendre parler, pour arriver petit à petit à ce que ce soit une donnée comme une autre, qui fait partie de moi sans en être l’essentiel.

Puisque nous avions toutes les deux fait ce même cheminement, nous avons réfléchi ensemble sur l’évolution personnelle face à la douance. Sur ce besoin de s’identifier à une case, et ce besoin d’en sortir à un moment donné. Après notre échange Instagram, Alice s’est remis à lire des articles, à repenser à la douance.

“Je me suis rendu compte que c’est quelque chose qui ne peut pas partir ou venir comme ça. C’est un ensemble de caractéristiques, une structure, comme un socle, et pour moi ce n’est plus important de le regarder. Mais il est là. Là, parce qu’on en discute ensemble, je le regarde, et je me rends compte que ma relation s’est apaisée par rapport à la zébritude. Je peux dire maintenant que je me reconnais dans certains aspects, mais pas dans les aspects dysfonctionnants.”

Alice, aujourd’hui.

En fait, toutes les deux, nous en sommes venues à la conclusion que l’on a eu besoin à un moment donné de plonger dans ce sujet, de tout analyser à travers ces nouvelles lunettes rayées, d’entrer dans cette case, et qu’il n’y a rien à regretter. Comme moi, Alice est contente d’avoir fait ce chemin. Tout ce chemin. Même le début.

S’identifier à la case “zèbre”, c’est rassurant. Et cela nous permet de souffler un instant, le temps d’effectuer un travail sur soi. Quand on se renseigne sur le sujet, qu’on s’identifie à cette case, que l’on dissèque ce fonctionnement, on se comprend. Et puis, on comprend que c’est beaucoup plus large, en fait. On a creusé un aspect, et en creusant, on se rend compte qu’il y a plein d’autres aspects. Que c’est beaucoup plus vaste. Que l’on n’est pas simplement ces caractéristiques, qu’on est beaucoup plus que ça. On se questionne sur notre identité, et on avance. En fait, on a besoin d’entrer dans cette case à un moment donné, pour récupérer des outils, et en sortir ensuite, armé.e de ces outils.

“Ce que l’on voit et ce que l’on peut sélectionner de la douance à un moment donné reflète notre état d’esprit et notre cheminement intérieur à cet instant précis. A un moment particulier, je voyais davantage les aspects négatifs, et je sous-estimais les effets positifs.”

Alice

Beaucoup de lecteurs du blog me contactent et aimeraient trouver ce raccourci qui fait qu’ils passeraient directement de la prise de conscience au bien-être et à l’équilibre. Qu’ils entreraient et sortiraient de la case en une seconde. Mais ce n’est pas vraiment possible. Et comme me l’a si bien dit Alice, qui elle aussi, comme nous tous, attendait une recette quand elle ne savait pas comment faire, au moment précis où elle accablait son mode de fonctionnement, son cheminement intérieur faisait qu’elle ne pouvait simplement pas voir le côté positif puisqu’il n’y avait pas eu ce changement à l’intérieur d’elle-même qui faisait qu’elle était prête. Aujourd’hui, c’est tout ce cheminement qui fait la force qu’elle a acquise. Et son cheminement est propre à elle.

“Quand j’avais lu le chapitre sur la résilience dans le livre de Monique de Kermadec, pour moi c’était quelque chose de lointain, de pas possible. C’est très théorique, et en fait, il y a des choses qu’on a besoin d’éprouver pour les comprendre. On a besoin de faire le chemin soi-même. Et c’est ce qui est important, mais on ne s’en rend compte qu’une fois qu’on est de l’autre côté, évidemment !”

Alice

On peut prendre le temps, et plusieurs années pour être bien. Il n’y a pas de formule magique, pas de miracle, c’est toujours un travail sur soi. Une fois la thérapie terminée, le travail est encore en cours. Etre bien, trouver un bon équilibre, ce n’est pas avoir seulement des émotions positives. Alice a encore de la colère ou des pensées noires, parfois, et heureusement, mais elle est maintenant capable de se dire :

“OK, c’est pas grave, je ne m’associe pas à mes pensées, je ne suis pas mes pensées. Toutes mes émotions ne sont pas positives et joyeuses, mais chacune a son message à porter, j’accepte de la ressentir, pour savoir ce qu’elle va me permettre de mettre en place. »

Alice

Elle ne se définit plus par rapport à ses pensées, ses émotions, ou sa différence de fonctionnement. Mais pour ne plus se définir par rapport à celles-ci, elle a eu besoin de mieux les connaître. Donc de faire tout ce cheminement, d’accumuler des informations puis de s’en séparer ensuite. Aujourd’hui, grâce à son parcours et à sa thérapie, elle connaît mieux son fonctionnement, son fonctionnement global, à elle, pas seulement le côté zèbre. Avant, elle pensait que comme elle réfléchissait beaucoup, il lui était impossible de lâcher prise. C’était une composante de sa personnalité, et ça la définissait. Ne pas pouvoir lâcher prise était quelque chose d’ancré. Aujourd’hui, elle arrive à lâcher prise. Mais elle réfléchit encore beaucoup. Ce n’est pas incompatible. Elle a à la fois cette capacité à réfléchir beaucoup, tout le temps, mais elle a aussi acquis la capacité à se mettre en mode veille.

Avec simplement la dernière thérapie, Alice n’aurait sûrement pas évolué comme elle l’a fait. C’est tout ce chemin qui fait qu’elle est là où elle est aujourd’hui. C’est un travail de longue haleine, qui peut peut-être paraître simple quand on le résume en un (trèèès long) article de blog, mais qui est vraiment difficile.

“Une fois qu’on est passé.e de l’autre côté, qu’on va mieux, les gens peuvent minimiser ce travail, se dire que c’était facile. Mais j’ai testé plusieurs choses, ça a pris des années. Le thérapeute m’a mise en face de moi-même, je suis parfois ressortie en larmes des séances, j’ai eu des moments de colère intense, de tristesse profonde. Je me suis parfois dit que je n’y arriverais jamais, mais je ne pouvais pas abandonner, je voulais tourner la page. C’est vraiment un gros travail, je n’aurais pas envie de repasser par ce chemin car c’était difficile, mais je suis contente d’être arrivée ici aujourd’hui, et s’il fallait refaire ce chemin pour arriver là, je le ferais ! Et vraiment, le point de départ, c’est d’avoir envie de trouver la bonne thérapie, celle qui convient, d’oser en changer tant que cela ne fonctionne pas et de devenir acteur ou actrice de son propre changement.”

Alice, aujourd’hui

J’ai été heureuse d’échanger avec Alice sur nos questionnements mutuels par rapport à la douance. Nous évoluons tous par rapport à cette notion, et il était dommage de ne jamais en parler ! Un jour, vous verrez, vous n’aurez plus besoin de venir sur ce blog 🙂

A très bientôt pour un nouvel article !

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15 Comments

  • Reply Charlotte 21 mai 2020 at 18 h 28 min

    Bonjour Alice et Chloé, merci pour ce beau témoignage, il m’a beaucoup touchée ! Après un gros burnout, je ressens aujourd’hui le besoin d’être accompagnée et je ne sais pas vraiment comment trouver la bonne personne. Je souhaiterais savoir s’il est possible d’avoir les coordonnées du coach, hypnothérapeute qui suivait Alice ?
    Merci d’avance, très belle journée !

    • Reply Rayures et Ratures 22 mai 2020 at 7 h 57 min

      Merci beaucoup Charlotte ! Je transmets le message à Alice, qui vous donnera les coordonnées de son thérapeute si elle le souhaite, mais attention, c’est très personnel, un très bon thérapeute pour quelqu’un ne sera pas forcément adapté à une autre personne 🙂 Je vous souhaite de trouver le meilleur accompagnement possible !

  • Reply En recherche du bonheur 22 mai 2020 at 7 h 48 min

    Bonjour j’ai lu ton livre il y a 2 ans qui m’a fait beaucoup de bien. Pour ma part la zebritude n’expliquait pas tout et encore moins les comportements de mon deuz’. et puis j’ai eu besoin de prendre de la distance. Ok ça fait partie de moi mais ça me définit pas entièrement. Là où avant j’avais envie de le crier à tout le monde pour qu’on me fiche la paix et qu’on (ou moi) m’oblige plus à me sur-adapter. Avec le temps j’ai fait un travail personnel pour virer ce mal être. Juste Savoir ne sert pas à grand chose sur le long terme quand on a été malheureux longtemps. Alors j’ai continué ce travail d’introspection, j’ai perdu pied dans ma vie personnelle.
    Désormais j’essaie de tout remettre en ordre
    Et J’ai trouvé une nouvelle case « TDAh » qui peut se cumuler avec le hpi. Cela explique encore plus mes difficultés et me permettre de savoir que je ne peux pas maîtriser certaines choses (la fatigue, la colère, les obsessions). Et maintenant apprendre à juste se tourner vers l’avenir et se pardonner du passé.
    Souvent je lisais un article au passage et je me disais mais c’est bizarre pourquoi personne ne prend du recul sur tout ça. Pourquoi eux ça reste au centre de leur vie, c’est dommage ça va mieux quand on prend du recul 😉
    Contente de voir que je suis le processus normal
    Bon courage pour la suite !

    • Reply Rayures et Ratures 22 mai 2020 at 7 h 56 min

      Oh merci pour ce témoignage 🙂
      Eh oui, en fait, c’est simplement que quand on écrit des articles, on est généralement en plein dedans, et quand on prend du recul et qu’on s’en éloigne, on n’écrit plus dessus 🙂

  • Reply Caldairou 22 mai 2020 at 9 h 07 min

    Bonjour Chloé,

    Merci pour cet article. Merci à Alice pour son témoignage.
    Je me rends compte effectivement que le rapport à la douance peut être un peu « conflictuel ». Pour ma part, j’ai passé les tests en septembre dernier et là j’en suis dans une phase où ma zebritude est totalement passée à la trape (mais pourtant je viens de lire votre article ahah).
    En fait je suis passée par une phase de soulagement quand j’ai eu les résultats (« enfin j’ai trouvé ce qui ne va pas chez moi ! »), a une phase de remise en question (« mais en fait ça vient d’où cette théorie de la surdouance? Est-ce étayé scientifiquement ? Et la psy qui m’a fait passer les tests, est-elle reconnue sur l’an question ? Ne s’est-elle pas trompée ?), puis ensuite a une phase d’acceptation, ou j’ai pas mal lu sur le sujet mais en restant finalement en surface car me sentant pas tant touchée par ce que je lisais. Et enfin une phase où j’ai totalement mis ça de côté, je n’en parle plus, je n’y pense plus beaucoup et je n’en parle pas du tout à la psy que je vois (mais qui est au courant), comme si finalement je n’étais plus vraiment zèbre..Maintenant je me dis..peut-être te faut-il y revenir un peu pour y piocher des éléments qui te caractérisent et qui posent problème aujourd’hui, sans pour autant oublier qu’outre l’aspect zèbre, nous sommes des humains avec notre vécu et nos blessures, comme tout un chacun.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait qu’il y’a une phase de digestion importante et que le travail , pour être en paix avec soi-même et avec son zèbre, prend du temps.

    Bonne journée 🙂

    Diane

  • Reply Fanny MARAIS 23 mai 2020 at 13 h 49 min

    Merci Chloé pour ce nouvel article témoignage qui me permet de continuer à réfléchir à ma posture d’accompagnante !

    • Reply Floriane 15 juin 2020 at 14 h 58 min

      Merci pour cet article! Comme beaucoup je crois que je m’y suis reconnue… je suis en train de « renouer » aussi avec ce côté zèbre, presque 4 ans après les tests… et après une nouvelle déconvenue d’orientation très douloureuse. Et cela met en lumière pas mal de choses je trouve 🙂

  • Reply Christian 23 mai 2020 at 21 h 40 min

    Embrasser les placebos semble être la fuite en avant de notre
    société, et des zèbres aussi, apparemment. Je remarque par
    ailleurs la centralité de la relation entre le thérapeute (mais
    le HP serait-il alors une pathologie?) et le zèbre, alors que je
    suis convaincu que les relations normales et leurs fluctuations
    qui forment la trame de notre « monde flottant » sont en réalité
    centrales (cf la partie où tout, professionnellement et
    sentimentalement, va mal.) Je ne réfère ici qu’au récit, pas au
    vécu, que je ne connaîtrai pas. On vit donc une époque
    d’individualisme qui, paradoxalement, heurte les zèbres qui
    voient l’hypocrisie générale d’une aspiration de tous à une vie
    banale, bien rangée. S’ils revendiquent leur radicalité
    existentielle, on les félicite, mais ceux qui applaudissent
    agissent concrètement vers une vie conventionnelle dont le zèbre
    se sent exclu.

  • Reply Eleo 5 juin 2020 at 20 h 57 min

    Moi, j’aime venir sur ce blog pour la simple raison que je trouve qu’il est un bon ancrage et que j’aime la sincérité de ton approche (et ici votre approches) et les dessins ont un côté apaisant c’est incroyables. Merci pour ce beau partage. J’ai pense que ce que tu veux dire les réponses sont en nous et elles l’ont toujours été. Je les compris y’a pas longtemps ceci. L’idée d’évolution est intéressante aussi car on pourrait se demander…. je suis zèbre et maintenant sauf que je vois que cette question se posera toujours et encore et donc je suis zèbre et après ? Je me suis régalée.

  • Reply Dorian 16 juin 2020 at 23 h 50 min

    Bonjour / Bonsoir, je tenais à vous laisser un petit commentaire pour vous remercier.
    Je suis tombé sur ce site un peut par hasard en traînant de pages en pages sur internet et l’article sur lequel je suis arrivé m’a surpris de par les similarités que j’y retrouvais par rapport à ma propre situation.
    J’ai donc décidé de farfouiller un peut plus et je dois dire que je me suis retrouvé dans beaucoup de choses évoqués sur différents articles, et franchement ça m’a fait du bien.

    Je n’ai malheureusement pas la chance d’avoir dans mon entourage proche de gens pensant de la même façon que moi et même si je les aimes beaucoup et que je passe de très bons moments avec eux ça m’arrive de plus en plus souvent d’avoir des gros coups de mou à cause de ce sentiment de solitude qui reviens à la charge avec plus ou moins d’insistance.

    Je sais qu’en réalité on ne pense surement pas de la même façon malgré les similarités, que l’on a peut-être pas les mêmes valeurs ou intérêts, mais le temps d’une lecture d’article je me suis senti un peut moins seul.

    • Reply Rayures et Ratures 18 juin 2020 at 10 h 20 min

      Merci beaucoup pour ce message 🙂 Je suis ravie que ça vous permette de vous sentir moins seul !

  • Reply Lola 18 juin 2020 at 13 h 01 min

    Bonjour,

    Je tenais à vous féliciter pour ce beau billet que je trouve très juste/délicat sur l’utilité de la case et d’y rentrer pour en sortir. On ne va pas se mentir, c’est sans doute parce que j’y ai retrouvé de nombreuses similitudes avec mon chemin et mes choix pour mieux m’accepter (en tant que neuroatypique) mais je tenais à vous remercier car je trouve que les ressources qui évoquent nos possibilités d’évolution sont trop rares.

  • Reply Hélène 19 juin 2020 at 8 h 13 min

    Bonjour,
    merci pour ces partages et cette sincérité.
    J’ai envie de partager que les rencontres avec des professionnels de l’accompagnement peuvent aussi très bien se vivre. Beaucoup de personnes n’osent pas aller voir des professionnels car ils ont peurs de resoortir en larmes à chaque séance, pour moi et d’autres ami.e.s, ça ne s’est pas passé / ne se passe pas comme ça. Nous vivons tous.tes les choses différemment. Et cheminant toute notre vie, nous pouvons être amené.e.s à y retourner de temps en temps pour d’autres problématiques qui apparaissent, avec d’autres professionnels car les autres ne nous correspondent plus.
    Bonne continuation, take care,
    Hélène

    • Reply Rayures et Ratures 19 juin 2020 at 8 h 28 min

      Exactement 🙂 C’est d’ailleurs ce qu’a fait Alice. Il faut trouver le professionnel qui nous correspond, et ça peut changer au cours de la vie !

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