Caractéristiques de zèbres

Chapitre 14 – Trouver sa voie professionnelle

24 mars 2017

 

A moins d’avoir une vocation depuis très jeune, il est difficile de choisir un métier pour l’avenir, surtout dans la société actuelle ou nous avons toujours plus de choix.

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Alors si l’on est hypersensible, que l’injustice nous met hors de nous, et que l’on attache énormément d’importance au jugement des gens et notamment à l’approbation de notre entourage, vous imaginez bien que c’est encore plus compliqué. Souvent, on lit d’ailleurs que les zèbres sont « instables professionnellement ». Mais pourquoi ?

Le zèbre est quelqu’un d’extrêmement curieux. Il aura envie d’étudier toutes les matières qui l’intéressent, et d’essayer de nombreux métiers. Pourtant, on nous demande très tôt dans notre parcours scolaire de nous spécialiser, de choisir des matières, choisir des études, en vue de choisir une profession.

Choisir.

Pour le zèbre, choisir est vraiment difficile, d’autant plus que l’approbation de son entourage est quelque chose de très important pour lui. Alors, qu’il soit mauvais en classe, ou bon partout, il écoutera ses professeurs et ses parents le guider vers une profession qui semble lui correspondre, où il semblera être compétent.

Mais est-ce pour autant ce qu’il veut vraiment faire ?

Souvent, le zèbre est très créatif et rêve secrètement de s’orienter vers une carrière artistique, dans la peinture, la musique, l’histoire de l’art… Ou alors, il s’intéresse tellement à un sujet qu’il voudrait faire de la recherche exclusivement dans ce domaine (en archéologie par exemple). Ces voies très spécifiques étant considérées comme «bouchées», il est assez rare qu’ils soient confortés dans ce choix là. Proches et professeurs préfèreront souvent leur dire de continuer leurs études en parallèle de leurs activités artistiques ou de leurs intérêts, pour plus de sécurité et de stabilité. Parce que la sécurité, c’est aussi quelque chose que les zèbres recherchent, vous vous souvenez ?

Trouver le bon équilibre entre désir et stabilité, entre passion et raison, quand tout nous intéresse, ce n’est pas chose facile.

Surtout s’il faut ajouter au désir et à la sécurité un troisième élément : la stimulation.

Le zèbre ne supporte pas l’ennui. L’important pour lui, dans son travail (et dans sa vie en général), c’est qu’il ne s’ennuie pas, qu’il soit stimulé sans arrêt, qu’il puisse être passionné par ce qu’il fait, et surtout, qu’il n’y ait pas de tâches répétitives… Dès lors que le zèbre a l’impression de stagner, de ne plus rien apprendre, c’est le blocage, l’ennui total, la remise en cause de tout, la dépression parfois même.

En général, quand un zèbre commence à travailler dans une entreprise, ça se passe comme ça : il débute, il découvre, ça l’intéresse. Il apprend des choses.

Puis très vite, il a fait le tour, a vu comment ça fonctionnait, et c’est là que l’ennui se pointe et que les tâches perdent leur intérêt.

Alors il veut partir, démissionner, fuir.

En se disant que ce sera peut-être mieux ailleurs.

Et puis finalement, ailleurs, ça recommence.

Il découvre, il apprend, puis il maîtrise, il se lasse, et il veut repartir.

C’est un peu comme si son cerveau s’embourbait dès qu’il ne se passe plus rien de nouveau. Comme s’il s’endormait (mais sans endormir le flux constant de pensées qui n’ont rien à voir, ce serait trop simple… )

Enfin, on l’a vu dans un précédent chapitre, la relation du zèbre avec l’autorité est compliquée, et au travail, ça pose souvent problème, d’autant qu’un certain nombre d’entreprises fonctionne encore avec un modèle ancien, où le mérite et le talent ont moins de place que la conformité et la politique. Pas étonnant donc que le zèbre qui propose beaucoup (trop) de changements à peine arrivé bouscule l’ordre établi et s’attire les foudres de sa hiérarchie. Si l’on ajoute à cela qu’il a du mal à exprimer le cheminement de sa pensée qui l’a amené à prendre ses décisions, qu’il pose beaucoup de questions pour être sûr de tout comprendre, et qu’il fait passer ses principes moraux et humanistes avant la recherche du profit, on peut en déduire aisément qu‘il se fond difficilement dans l’organisation.

Alors, puisque de nombreux domaines l’attirent, qu’il ne supporte pas l’ennui et se trouve rarement à sa place dans l’entreprise, le zèbre songe souvent à changer de métier, regrette ce à quoi il a renoncé en faisant les choix qu’il a faits, et a envie d’essayer autre chose.

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Lors de mes discussions avec de nombreux zèbres adultes, beaucoup me disent qu’ils ne se sentent pas « expert » (moi la première), qu’ils ont beaucoup changé de poste et n’ont pas de parcours « cohérent », qu’ils ne se sont pas spécialisés contrairement aux autres personnes qu’ils ont pu croiser dans leur vie professionnelle. Pourtant, leur force c’est exactement ça. La polyvalence. Guidée par la passion, la curiosité, et la bienveillance. Certains domaines y sont réticents, mais d’autres accueillent cette compétence à bras ouverts. Et il faut la mettre en avant.

Mais pour cela, il faut parfois oser quitter le travail qui ne les satisfait pas. Par peur du jugement, par peur de perdre un statut social, par peur de rater, mais aussi et surtout par peur de ne plus être en sécurité, changer radicalement de travail est un choix difficile à faire. Un choix plein d’incertitudes. Souvent, c’est même lors d’un arrêt forcé comme un long arrêt maladie, une période de chômage ou un congé maternité que le zèbre (et même le non-zèbre, c’est valable pour tout le monde évidemment) s’autorise à faire ce qui lui plait, et se découvre une nouvelle vocation.

Parfois, c’est un métier manuel, parfois le zèbre se met à son compte pour se libérer de la hiérarchie (mais attention, ce n’est pas une solution pour tout le monde, la montagne de papiers administratifs qui attend les entrepreneurs peut s’avérer problématique pour le zèbre), parfois c’est un métier peu satisfaisant intellectuellement mais peu prenant et qui laisse donc toute la place aux projets personnels que l’on peut réaliser à côté… Il y en a pour tout le monde. Nous sommes tous différents, mais je suis persuadée que chacun est capable de trouver le bon équilibre entre désir, stimulation et sécurité. Et si les expériences malheureuses passées sont considérées négativement par le zèbre, elles lui ont pourtant beaucoup appris sur la vie en entreprise, les relations entre les gens et ce que le zèbre lui-même recherche dans son travail et dans sa vie, et influenceront positivement ses choix futurs.

Dans ma rubrique témoignages, vous découvrirez les témoignages de zèbres ayant vaincu l’ennui, la sensation de ne pas être à sa place et la relation difficile avec la hiérarchie en choisissant une reconversion, en changeant simplement de domaine, en changeant leur façon de voir les choses au même poste, ou en devenant entrepreneurs.

 

A très vite !

 

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121 Comments

  • Reply Franc 24 mars 2017 at 19 h 33 min

    Génial ce chapitre, je me retrouve à 100 % !

    • Reply Rayures et Ratures 25 mars 2017 at 11 h 00 min

      Oh merci 🙂

    • Reply Fran kux 8 mai 2018 at 10 h 02 min

      Bonjour. A 18ans je voulais faire de la recherche en génétique… Être médecin ou bien chirurgien. J’ai fait des études d’anglais et j’ai été prof toute la vie. Sécurité de l’emploi. On m’avait dit que tous ces métiers n’étaient pas pour une femme en 1978… Et puis j’adorais m’a prof d’anglais en première. Alors je l’ai fait. Comme c’est études ne m’intéressaient pas j’ai mis un temps fou à les finir. Tout en bossant, l’an dernier j’ai craqué. Plus rien n’allait ni au boulot ni à la maison. Passer sa vie à faire ce que les autres attendent de vous… J’ai pas changé de boulot avant mais j’ai fait plein de trucs à côté… De plus en plus depuis dix ans. Jusqu’à craquer. Comme caméléon je suis championne. Il y a 16 ans mon fils aîné a été qualifié d’intellectuel précoce. Il m’a fallu quelques années de plus pour comprendre qu’il était comme moi. Enfant j’avais une mémoire incroyable, à l’école il voulait me faire sauter deux classes, mes parents ont accepté une. Les profs m’ont faits redoubler pour manque de maturité la seconde. Je n’avais pas d’amis et moins on me voyait mieux c’était. J’ai décidé d’arrêter le boulot de prof à 58ans. J’ai cru que c’était la solution. Mais un an après et l’échéance arrivant je sais que je dois trouver quelque chose à faire. Mais quoi ? J’ai essayé la peinture le chant l’écriture… Je tourne en rond car je sais que ce que je fais c’est nul… Je voudrais que quelqu’un m’aide à trouver un chemin et je me cogne la tête contre les murs… Ma dernière fille a 15ans elle est dys et sans déficit de mémorisation elle rentrerait bien dans les cases zébrées. A douze ans elle nous faisait un cours de philosophie à table sans lectures préalables. On a décidé de quitter la France pour l’Allemagne et j’apprends l’allemand à raison de quatre heures par jour. Et je trouve que ça ne va pas assez vite pour pouvoir m’exprimer. Mais je veux trouver quoi faire. J’ai dix huit ans et je viens d’avoir mon bac

  • Reply Raphaëlle 25 mars 2017 at 19 h 05 min

    A part la peur de changer, que je n’ai pas, c’est tout à fait moi!! au lycée je voulais faire de la recherche en biologie ou de l’agronomie tropicale mais j’ai fait une ecole de commerce (poussée par les autres) donc j’ai commencé par être consultante spécialiste de la stratégie du secteur télécoms dans la City à Londres, puis j’ai été responsable de la collecte de fonds dans l’humanitaire à Paris, puis artiste sculpteur au Burkina, puis enfin assistante maternelle (nounou) actuellement à Toulouse et je sais que je changerai encore… de métier, mais a priori pas de pays 😉 A chaque fois apprendre un nouveau métier est surement le meilleur moyen que j’ai trouvé de ne pas s’ennuyer… j’ai eu des breaks 2 fois sur 3 entre les métiers (voyage, maternité) et dans mes deux derniers métiers je suis indépendante, plus de problème avec la hiérarchie… Je sais que je suis polyvalente et que j’apprends très vite mais malheureusement c’est difficile d’en convaincre les employeurs potentiels, j’ai eu la chance la dernière fois (en passant de la finance de la City à l’humanitaire…) de tomber face à une recruteuse qui avait travaillé dans le monde anglo saxon où le merite et les compétences comptent plus que la politique ou les bouts de papier (cv diplomes etc) comme en france

    • Reply Rayures et Ratures 28 mars 2017 at 7 h 03 min

      Bonjour ! Je me retrouve énormément dans votre commentaire 😉
      Est-ce que vous accepteriez de participer à ma rubrique témoignages? Je souhaite faire de petits témoignages illustrés, ça peut être une anecdote, un bout de votre histoire, ou juste ce commentaire illustré. J’aimerais vraiment illustrer tout ça 🙂

      • Reply Raphaëlle 2 mai 2017 at 22 h 17 min

        oui pas de souci, j’ai juste découvert votre réponse seulement aujourd’hui… contactez moi plutôt par mail

  • Reply Neeyah 26 mars 2017 at 20 h 53 min

    Oui génial je m’y retrouve aussi
    L’ajout d’illustration à ton texte est juste extra 😉

    • Reply Rayures et Ratures 28 mars 2017 at 7 h 01 min

      Merci 😉 😉

      • Reply Sylvain 28 mars 2017 at 16 h 25 min

        (+1) Les images sont très parlantes !!! Bravo !!!
        Et c’est tellement ça dans ma tête en ce moment…

  • Reply sonia 30 mars 2017 at 20 h 28 min

    Pourquoi est ce que je pleure quand je lis vos billets.?……..
    Merci pour votre précision; votre ouverture; votre empathie; vos nuances . J ai lu beaucoup de blogs ; de pages fb…etc….et c est chez vous que je me sens chez moi…
    .

    • Reply Rayures et Ratures 30 mars 2017 at 21 h 26 min

      Merci beaucoup Sonia, ça m’encourage à continuer !
      Et vous savez, vous êtes ici chez vous 🙂
      Merci de me lire, de me faire part de votre ressenti et de me conforter dans mon choix de faire de ce blog un endroit où tout le monde peut venir 🙂

  • Reply sonia 30 mars 2017 at 21 h 12 min

    Je ne sais pas ce que j’aime le plus chez vous: vos ratures ou vos rayures? Si je sais, j’aime les deux J’ai lu beaucoup de blogs et de pages fb sur la douance, mais c’est chez vous que je me sens chez moi.
    Merci pour tant de précision et de doutes à la fois , tant d empathie et de confidences, merci pour vos contradictions ……elles me font du bien.

  • Reply Jéré 12 avril 2017 at 3 h 07 min

    bonjour/bonsoir (^^dependant du moment ou vous aurez ce message 😉 )
    essayons de faire essayons de faire synthethique (lol !! ca va prendre 15 plombes donc on y va en mode a l’arrache sorry d’avance 😉 ) ….
    deja un grand MERCI !!! …. et/ou bordel de WTF pas cool du tout !! je deteste les ascenseurs emotionnels !!! ..je plaisante biensur 😉 mais je prefere dailleurs ton/votre formulation de montagnes russes émotionnelles car quand je parle d’ascenseur les gens le percoivent comme un vrai ascenseur du coup la vitesse ils captent pas… or c’est super important … toute la diffuclté à gérer … :/ … lol … du coup je vais vous piquer votre metaphore je pense 😉 … bref pardon pour cette digresssion (je devine que soit vous savez ce que c’est soit vous devez le comprendre facilement…) ..
    . je voulais juste vous dire que ce que vous faites c’est juste … … SALVATEUR !!! c’est tres simple accessible a tous et que bah j’ai eu eu bol de tomber sur votre site… salvateur (vraiment !!! genre « quoi ?? une « lumiere ici serieux ??? je viens de me perdre entre 2 sites chelous… lol … moi qui commencait a m’habituer (lol) a l’obscurité » … 🙂 … aaaah metaphores…. ;p) … bref…’imagine que vous n’y pensiez pas en l’ecrivant (genre je vais aider et sauver des gens)… bah voila .. parfois une miette de rien peu sauver une vie sans meme qu’on sen rende compte … et une vie qui va tout faire pour en sauver d’autres etc etc … … vous voyez le truc … 😉 … bref … j’espère que ca vous reconfortera et vous incitera a vous donner les impulsions (efforts de « schematisation/synthetisations » et redactions/dessinations (lol).) pour continuer … (je cherche a trouver mes impulsions… work in progress ;p lol) … bref je m’egare … vous etes tres pedagogue … je ne sais pas quel est votre metier mais vous pourriez enseigner (je parle en connaissance de cause 😉 ) .. j’aimerais vous rendre la pareille mais vu la decharge emotionnelle (1 vaut mieux pas !! lol et 2 puis-je seulement ?? lol) … bref peux pas partir sans au moins essayer … il me semble avoir vu a un moment que tu /vous etais terrifiée par la conception du temps ? .. c’est un paradoxe alors attention … .. c’est quelquechose qu’a la fois on percoit et qu’on ne percoit pas (paradoxe) donc essayer de comprendre reellement sa nature n’a pas vraiment de sens puisqu’il nous impossible de percevoir l’integralité ! (je sais ca sonne grande phrase mais c’est tres vrai !! genre l’unvers est-il fini ou infini ? (bah on sait pas et il est impossible de repondre puisqu’en dehors de l’univers OBSERVABLE il est par defnition impossible d’observer donc on ne peut pas et ne pourra jamais savoir !! (je sais cette reponse fait mal et elle implique d’autres questions … mais vous devez bien le savoir ca marche comme ca ;p …) … bref … perso ces derniers temps je m’amuse a essayer de visualiser un hypercube (si y’a des gens pour qui c’est facile ??? je veux bien en discuter ^^ lol) … maisplus j’essaye plus ca me fait peur (difficile a expliquer…) … bref un peu comme vous pour le temps… (espace-temps sont reliés comme disait einstein ^^ lol) … bref … il a été demontré mathématiquement que le temps est continu (donc mettre pause ca ne va pas par exple … deja pas mal dur a m’imaginer perso lol) et en plus il ne s’ecoule pas partout pareil et on rajoute la gravité qui influence sur le temps personne sait expliquer pourquoi … votre impression est peut-etre liée a ca … tomber influe sur notre perception de l’ecoulement du temps (j’ai fait gaffe de bien choisir mes mots) donc votre inconscient /intuition essaye eut-etre de vous dire bah c’est relié .. tout est relié … mais pour les explications et les details …. bah la je compte sur vous pour m’expliquer comment ca marche lol .. ou meme votre vision la lus detaillées possible serait je suis certain tres interressante a analyser ^^.. arf … si le ode curiosité se lance ca va pas .. je vais ecourter … (1h quie j’ecris et jefface …. je ne me relis plus depuis quelques temps toutes mes excuses pour les fautes et/ou incomrehensions … ) et pardon si 1) j’ai offensé de quelque maniere que ce soit 2) fait des neouds au cerveau :/… et 3)saoulé tout le monde avec ce commentaire geant et improvisé et surement inadapté … donc bon forum non ?? ;p lol ) ..
    Encore Merci !!!! … 😉

    P.S : j’oubliais … vraiment EXCELLENTE idée variations de couleurs et alterner avec des dessins !!! j’ai un TDAH tres « profond ?? » lol du coup il m’est tres compliqué de lire un livre entier.. car je derive systemamtiquement et trop souvent donc a force de perdre le fil toute les x minutes je m’enerve et je perd toute concentration … youpiiiii …. lol … bref bref … votre format est juste PERFECT !!! (ni trop ni pas assez variations biens dosées synthétiques et colorés … bref je salue le travail !! et encire une derniere fois je remercie au nom de tous ceux qui passent et ne laissent pas de comm … (j’ai failli ne pas le faire deja) … donc vraiment continuez à « diffuser » … les ondes positives sont si rares que parfois imperceptibles et on se noie dans ce flot d’ondes negatives omnipresent… vous etes une bouée de sauvetage pour un tas de gens (dont moi pas honte de le dire 😉 assumer hein ?? lol) … bref … jestop … (desolé pour ma non relecture)
    Bonne continuation a vous ! Au plaisir ^^
    Jéré

    • Reply Rayures et Ratures 12 avril 2017 at 8 h 17 min

      Wahou! J’aime commencer ma journée en lisant un commentaire comme celui ci 😉 Merci beaucoup pour ce commentaire géant qui n’est ni offensant ni saoulant (mais fait peut être des noeuds au cerveau, car maintenant je me suis replongée dans ma réflexion sur le temps!!) 😉
      Je suis vraiment contente si je peux aider au moins quelques personnes qui me lisent ! Ca me donne une énorme impulsion pour continuer, d’ailleurs je suis en train d’écrire deux nouveaux articles en même temps 😉 Alors MERCI ! Ca me motive beaucoup !
      A bientôt pour le nouvel article 🙂

    • Reply Fifi 15 août 2017 at 10 h 08 min

      J’ai kiffé ! J’ai bien ri ! Merci ! 😉

  • Reply Jere 12 avril 2017 at 15 h 04 min

    🙂 Merci de m’avoir répondu et trop content d’avoir pu générer une « bonne » impulsion de motivation :)en + ca rend plus productif de crée des boucles auto-motivante s^^ alors super !!! et impatient de vous lire a nouveau 😉

    Avant que je derive sur autre chose j’ai pensé à vous faire un « clin doeil » a l’occase en vous parodiant (pas exactement parodier … plutot mes propres auto analyses qua j’ai schematiser differemment .. c’est fondamentalement pareil (alors pas de plagiat hein !! ;p pour ca que j’demande votre accord 😉 ) , le but etant de faire comme vous et de « donner des clés » de deblocages à un max de personne surtout si ca peut aider ^^ et/ou rajouter un chapitre comment transformer une barriere en clé (hahaha suis sur qu’elle interresserait tout le monde celle la …lol) bref vous voyez l’idée je pense … en gros je piquerais votre trame (votre structure synthethique plutot ^^) et utiliserait mes maux (euh mots ;p lol) et ma retranscription visuel (dessins schémas etc..) .. bref si ca vous interresse ou surtout si vous n’etes pas d’accord faites moi signe 😉

    desolé de cette parenthèse … c’est pas a venir bientot mais quand/si vous me repondez ca j’espere generera une boucle auto-motivante de nouveau ^ ^(bon ok j’avoue… et me fera aussi une piquure de rappel surtout 🙂 l)

    Pour finir je suis vraiment navré pour le noeud au cerveau avec le temps …. grrrr me culpabilise du coup je partage une reflexion/methodologie utilisée si cela peut vous aider (ou disons orienter les questions autrement ;)) …

    Un ami a trouvé un moyen de s’echapper de ce noeud et de maitriser cet aspect (le temps) .. chose qui me rend fou quand on en parle et on en rit car il voit bien que pour moi 30sec c’est toujours long !! alors que lui il doit percevoir ca comme einstein (le temps c’est relatif au referentiel… bref il est daltonien donc sa perception des couleurs l’a en qqsorte aidé a percevoir differemment pour s’adapter .. il lui est impossible de distinguer le nombres de couleurs dans un arc en ciel il voit une « variation de teintes nuancée progressive » qqch comme ca lol) .
    De mon coté, j’ai du me liberer de l’enfer des paradoxes …. de quoi se rendre fou quand on est bloqué dans un neoud paradoxal.. (a force de ruminer ensemble ce genre de questions (pour nous existentielles) et d’avoir confrontés/essayer de comprendre nos enfers mutuels bah ca nous fait des sacré neouds au cerveau du coup on se deteste et s’adore en meme temps (oui on peut !! lol) on se deteste d’avoir foutu un noeud mais on s’adore quand on voit comment s’en debarrasser/contourner/resoudre/ bref .. pour nous c’est la METHODE qu’on cherche bien plus que la reponse (a juste titre n’est-ce pas le plus important au final ?? si je vous disais tient bah le temps ca marche comme ca !! bah ca serait juste une « etiquette » de plus sposé sur un truc qu’on avait pas compris que maintenant on comprend .. allez NEXT !! (et Next bah chez lui, chez moi, chez vous chez nous quoi lol) bah ca s’arrete jamais le flot de question … le truc c’est qu’on pourrait se posser 100 questions sur le temps sans jamais vraiment avoir cerner la bete … Vous rendez-vous compte de la bete que vous essayez d’apprivoiser ??? … logique que cela donne le vertige … mais ne vous y perdez pas … nous ne somme que passagers du temps on « surf » sur une vague de probabilité temporelle sans trop le faire varier sinon notre cerveau ne pige plus rien … vous utilisez à un moment la notion « instantanément » pour parler du dil ou du traitement en arborescence je sais plus… bref ca va vite super vite et on arrive pas a le suivre c’est indeniable . mais le mot instantanné n’a pas de sens pour moi car le temps est continu et comment voulez reussir a decrire qch qu’on ne percoit que partiellement ET dont le ressenti/perception dffère selon chacun ?? si vous y arrivez cela evidemment m’interresse mais pas de rupture d’anvrisme sur ma conscience je vous previens !! ;p ll

    dela faon dont je percois les choses chaque reponse engendre systématiquement d’autres questions (axiome !! loi de la nature !! bref je donne pas d’exemples je garde mes noeuds 😉 ) .. mais une methode classique ne m’aurait pas aidé a me defaire de cenoeud (on s’en defait jamais vraiment … on apprend a voir les cotés « funs »/marrants/ paradoxaux en ce qui me concerne 😉

    Voila comment je m’en suis sorti : ma percetion/comprehension du temps est indescriptible car evidemment je ne comprend pas bien cette notion moi meme (c’est NORMAL !! qui le peut ?? Dieu ? et encore meme pas sur … prouvez-le mdrrrrrrr) … par contre je peux partager avec vous une clé de deblocage … comme aucun changement de perspective ne fonctionnait j’ai utiliser la « bizarrerie » que je « maitrisais » le mieux (dur de formuler correctement ..) et je m’en suis servi comme outil pour CHANGER DE PERSPECTIVE (je trouve pas la clé ? OK !! bah je contourne la barriere … le but etant toujours d’avancer c’est necessairement un chemin chaotique et dangereux on ne peux pas reculer … mais quand on est passé bah on se dit … bon j’ai toujours rien pigé au final (ou alors ah ouiiiii ca marche comme ca … mais alors … etc.. etc… lol) .. bref j’ai trouvé un moyen de contourner les barrieres « structurellement » « identiques » … les gros neouds qu’il faut parfois necessairmeent defaire pour avancer … lo je galere a formuler la … desolé du pavé en crypté… loll )

    Le temps je le percois comme un paradoxe (je ne prle pas des paradoxes temporels de voyage dans le temps !! non je parle de la structure du temps !! son fonctionnement !! si je le vois de facon « conventionnel » je me retrouve systématiquement bloqué comme vous … c’etait ma clé de deblocage personnelle … imaginez bien que l’expliquer n’aurait deja meme pas de sens puisque le comprendre est en meme temps possible ET impossible (aille mon cerveau) du coup ca ne me torture plus … mais c’est que comme ca que je comprend pourquoi je ne comprenais pas ^ bon je matriserais jamais cet outil du temps (grrrrrr je hais les maitres du temps !! ) mais je ne sais plus qui a dit « on fait avec les outils qu’on a » donc j’utilise les paradoxes pour transformer mes barrieres en clés et ca marche parfois et si ca ne marche pas je me fais des noeux mais ils sont moins « envahissants » car au pire je termine sur « grrrrrr bah chuis con c’est logique puisque c’est impossible !! ^^ lol (je me dis que cette phrase hors contexte pourrait me faire interner.. du coup je l’ai ecris prudemment mais pour moi elle est pleine de sens et en plus elle me permet de maniere automatique de redescendre sur terre instantanément et j’essaye de me persuader que c’est pas si important de ne pas savoir /comprendre .
    Tout semble etre affaire de compromis et tout le temps (Lavoisier « rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme »)… reformulation pour les torturés du cerveau que nous sommes (lol) : franchir des barrieres / defaire des noeuds n’a pas vraiment fait de changement sur notre comprehension du monde mais les moyens qu’on se trouve de se defaire de ces noeuds peuvent souvent aider a mieux nous attaquer aux noeuds suivants qui ne s’arretent jamais (pfff on dirait le fil des anciens telephones fixes mdrrrr … hum desolé… lol voyez par exemple quand je veux me sortir ces idées (genre maintenant lol) bah j’analyse de facon critique et je trouve un bug je le souligne de facon « drole » a me faire rire ou sourire et hop le gros noeux passe en arriere plan car (MERCI A VOUS POUR CA !!! ) l’emotionnel a un impact ENORME sur le fonctionnement de notre cerveau , autant s’en servir dans le bon sens !! ^^… pour toutes les fois ou il nous fait des crasses empathiques ce ptit saligaud ;p lol

    Jespere qua ca vous aidera un peu a parfois « detourner » « contourner » votre vision/perception du temps … apres si vraiment vous etes au bord de la rupture d’anevrisme bah prendre du recul (dans tous les sens) donne une vision d’ensemble et ressource assez bien je trouve 😉 et vraiment si la rupture d’anevrisme ne vous a pas achevé et que vous etes au bord d’un coma de cerveau (lol) bah vous suffit de faire pareil qu’Einstein qui se torturait avec la lumiere ! A force de s’imaginer plein de trucs et de ruminer ce noeud il a du se dire « si la sloution n’existe pas alors j’vais l’inventer « et hop le photon est née (lol) .. et voila … ^^ easy ^^ hahaha 🙂 je vous ai donné un max de clé pour changer de perspective et aborder un probleme différemment bref (mon cerveau est fatigué lol) jespere que ca vous aidera vous ou n’importe qui d’ailleurs 😉

    Dailleurs si vous partagiez votre vision du temps (ce qui vous torture le + dans ce « sale » noeud lol) ca ne peut etre que benefique pour vous auto-analyser et confronter d’autres visions que la votre aide grandement a changer d’approche (j’en convient parfaitement est tres difficile) mais malheureusement pour certaines personnes (dont moi) cela est necessaire pour s’en sortir psychologiquement. stop ! 😉

    Encore desolé de vous avoir accaparé tant de temps de lecture et de m’etre etalé … je me culpabilisais tellement en esperant ne pas engendrer d’autres noeuds avec les paradoxe ou la gravité ou la lumiere ou que sais-je … oh et pis zut… bah bienvenu dans mon quotidien ;p looool … bref toutes mes excuses si je genere ce qui peut apparaitre comme des noeuds … si je peux me permettre : essayez de les voir comme des outils a utiliser 😉 tous vos noeuds precedemment defaits c’est une bonne caisse a outils…. apres c’est que visser avec un marteau c’est dur (voir impossible lol) mais rien n’empeche de s’acharner sur le marteau, on essaye un autre outils juska 1 qui puisse faire l’affaire (tournevis, pince, crochets, etc… l’imagination n’a de limite que les barrières qu’on lui impose !!) 😉
    Bonne continuation bon courage pour la redaction 😉
    Au plaisir de vous relire
    Jéré
    P.S : a force de faire des va et vient en relecture/reecriture … j’ai stoppé les 3 ou 4 der paragraphes… desolé pour le pavé et le manque d’effort de synthetisation… (dur quand tout semble importaznt en meme temps… lol) … bref j’ai mal a la tete et j’y suis depuis un temps phenomenal… donc on est quitte pour le noeud au cerveau j’espere ? 😉 ^^

    Bonne continuation et encore merci et bravo a vous !!!!!!

  • Reply Persévérance 2 mai 2017 at 22 h 46 min

    Enfin moi à presque 48 ans….un secteur choisi par goût et envie de voyage (un bac plus 2), une insastisfaction permanente….un an maximum dans la même entreprise (au bout de 3/4 mois le début de l’ennui…cérébral!), des vies dans des villes et des pays différents, des formations différentes, un enfant, un mariage….puis l’envie de suivre un DU à l’université lors d’un retour en France…un tremblement de terre intérieur : la recherche m’intéresse…et en plus je réussi….je passe une licence…et je réussi…je passe un master 1 et je réussi…j’ai un autre enfant…je passe un master 2 mention très bien….c’est la première fois, que j’ai l’impression que je ne suis pas une cocotte sous pression, que cette sensation d’hyperactivité me satisfait assez entre la vie de famille, le suivi des activités de mon mari et mes projets d’étude ainsi qu’une activité professionnelle (je vais faire un doctorat)….C’est la première fois que je me sens capable…chose étrange je crois qu’au fond de moi je le savais, mais je n’arrivais pas à trouver le bon chemin…..et cerise sur le gâteau : ayant eu besoin de parler avec un psychologue de l’hôpital psy, je découvre que je suis une adulte qui a été une enfant précoce mais non dépistée….autre tremblement de terre : je comprends enfin ma vie chaotique, mes recherches vaines d’être comme tout le monde sans y arriver, être à la fois manuelle et intellectuelle, etc….mais ce n’est pas gagné parce que trouver si tard sa voie c’est compliqué, mais ce sera plus simple car il n’y aura pas ce bourdonnement de pensées épuisant!!! Merci pour votre blog!

    • Reply Rayures et Ratures 3 mai 2017 at 10 h 03 min

      Vous êtes déjà sur la bonne voie 😉 Et puis, en y réfléchissant, je pense que nous n’avons pas une voie, mais plein de voies !

  • Reply eleo 5 juin 2017 at 7 h 54 min

    Une situation dans laquelle je m’encrasse les neurones depuis…. Toujours. Aujourd’hui , à 28 ans, je décide de profiter d’une période prochaine de chômage pour me retrouver face à mes projets professionnels personnels, choisis et autrefois rêvés en toute honnêteté et après abstraction de cette tendance à la quête d’approbation de l’autre.
    Subir le conformisme à l’école et des bulletins peu joyeux bien que empreints de réalité ‘ trop rêveuse ‘ ‘ peut mieux faire ‘ n’écoute pas’ n ne lis pas les consignes’ . puis des études de droit et finalement non je change d’école puis non ,je me lance dans plein de petits boulots ( l’intérim ,ça permet d’explorer des missions imprévues et nouvelles ceci dit…) puis l’envie de dessiner au fond de moi…depuis toujours (depuis que j’ai 2 ans) finalement la peur de me lancer, peur transmise par l’entourage ‘la vie d’artiste et ses problèmes’. Alors c’est parti pour 5 ans d’archi…. Toujours en décalage, j’ai pété un câble. J’ai pris 20kg et je suis partie en plein milieu pendant 4 mois en Afrique et à Madagascar. J’en suis sortie neuve. Mais bim on revient dans le quotidien des études et j’en passe. A lanfin, j’ai bossé dans un refuge pour animaux. Ouf! Mais on m’a confié des missions d’archi. Bon dans un cadre qui me plait. Et la ,je me suis enfin décidée à me consacrer au dessin , à mes risques et périls. Je flippe à mort de me retrouver et de pas m’en sortir. Et en même temps, j’en ai juste besoin.
    Le pire dans tout ça, c’est aussi la gestion du temps (denrée rare) mais au boulot en équipe …moi c’est l’investissement émotionnels qui me pousse au burn out. On entend ‘ c’est que le travail , N’Y mets pas ton coeur’ , dans ce cas, il est où l’intérêt ? Ma psy me parle d’hyperactivité intellectuelle, et le medecin de boulimie de tout (iui j’ai été boulimique vomitive pendant dix ans aussi ) , au boulot, je commence à partir en crise de nerfs dès qu’il y a du mou. Ou dès que je m’ennuie. Comme une enfant…Je remets tout en question, choisir c’est aussi renoncer. Cette année, j’ai voulu tout essayer :métier manuels, création d’asso, métiers artistiques, créer un refuge pour animaux et j’en passe. J’ai juste envie d’être cohérente avec moi même et mes valeurs, me sentir à ma place. Et dans la famille, c’est pareil que de reconversion. Bon, je raconte tout ça pour apporter mon témoignage 🙂 il vaut ce qu’il vaut sans plus. En tout cas, maintenant, je suis simplement en quête d’honnêteté avec moi même et cela mène à une sorte de simplicité qui pousse à la prise de décision et c’est …autovalorisant. Merci pour ce site…

    • Reply Rayures et Ratures 5 juin 2017 at 12 h 48 min

      Waw! Je vous souhaite de réussir cette quête d’honnêteté et de percer dans le dessin car je viens d’aller voir votre site internet, et vos compositions sont vraiment belles et puissantes ! Merci pour ce témoignage (surtout que je me reconnais un peu dans votre parcours 😉 ) 🙂

  • Reply Mary 5 juin 2017 at 22 h 17 min

    Toute l’histoire de ma vie… Merci pour cet article !! Je suis dans la phase de chamboulement que vous décrivez, post grossesse et un peu au chômage aussi. Je me cherche mon futur projet (je ne parle plus de projet professionnel car je vois ça comme un tout, l’articulation des temps et l’adéquation à mes valeurs…) Et pour une fois dans ma vie j’ai envie de faire ce qui me fait vibrer et tant pis si c’est « bouché » 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 6 juin 2017 at 8 h 04 min

      Je suis d’accord avec le projet comme un tout 🙂 On cherche l’épanouissement, pas forcément l’épanouissement professionnel, l’épanouissement tout court, et parfois ça passe par un changement de profession, parfois non 😉
      Je vous souhaite de faire ce qui vous fait vibrer même si c’est bouché alors !!!

  • Reply b19 7 juin 2017 at 9 h 58 min

    Merci mille fois pour cette article. Je n’ai jamais voulu me dire que j’étais « surdouée » mais il est vrai que j’étais un enfant précoce, j’ai juste eu l’impression de laisser ça derrière moi en devenant adulte. Maintenant dans la vie active, sans trop forcer, depuis 3 ans, je me retrouve exactement dans cet article. Je me pose mille questions sur le sens de ma vie, je fais trop d’activités pour compenser, j’ai même repris des études de droit (!!!) alors que je travaille déjà 40h par semaine au moins. Et là, je tombe sur votre article et tout s’éclaire. Je n’ai pas encore trouvé les réponses à mes questions, mais je me sens comprise et surtout moins seule ! Adulte surdoué, je n’y aurais jamais pensé et pourtant tout ce que vous décrivez me correspond point par point… Vous devriez être coach ! En tout cas, j’assisterais à une session avec plaisir !

    • Reply Rayures et Ratures 7 juin 2017 at 10 h 31 min

      Merci beaucoup, et merci à vous de me lire ! Je trouve ça génial d’avoir repris des études de droit en travaillant déjà !!! Beaucoup de gens reprennent une activité abandonnée, se lancent dans d’autres études, osent faire quelque chose d’original, et je trouve ça très inspirant.
      On pense rarement à l’adulte surdoué, je crois, d’autant que comme je l’écrivais sur un autre commentaire, je trouve le terme surdoué très connoté et il est difficile de s’imaginer surdoué sans se sentir « prétentieux ». Pourtant, ça n’a rien à voir et ça vaut le coup de comprendre ce que c’est, un adulte surdoué, pour pouvoir s’identifier 🙂

      Coach… Je ne me sens pas du tout légitime, mais si un jour je fais une session, on ne sait jamais, je vous contacterai 😉

      Merci encore!
      Chloé

  • Reply C. 7 juin 2017 at 21 h 26 min

    Je me retrouve totalement et pourtant n’ose y croire. J’ai changé à chaque retour de maternité, je pars au clash régulièrement avec ma hiérarchie et je sais que je peux tout faire. Ça fait 17 ans que je le sais, depuis que je suis allée dans un cio pour que l’on m’aide et qu’on m’a juste dit que je pouvais faire ce que je voulais. Mais je ne le sais pas. J’en ai le double et je suis au pied du mur, marre que cela se répète, marre de changer, marre de ne pas savoir. Je ne peux même pas m’aider moi même. J’ai été détectée hp il y a deux ans mais sans grande conviction à cause d’un qi hétérogène et d’une dépression. Je ne sais pas où j’en suis, juste que cela me parle et que je voudrais que la réponse tombe du fin fond de mon être. Qui pourrait m’aider à m’aiguiller ? Pour moi, d’avoir mis un nom sir ce que je vivais ne m’aide pas plus. Je me sens toujours différente et je ne sais pas comment le mettre à profit. Je fatigue juste mon entourage et je me fatigue moi-même. J’ai tenté la reconversion mais ça ne suffit pas encore. Si quelqu’un a une piste, je suis preneuse. Merci !

    • Reply Rayures et Ratures 8 juin 2017 at 9 h 07 min

      Courage 🙂
      Mettre un nom dessus c’est un début mais ça ne fait pas tout, il faut un professionnel compétent sur la question pour aiguiller et aider à avancer, ça peut prendre du temps 🙁 J’avais eu des contacts grâce à l’association AFEP si jamais ça vous intéresse. Bon courage !

  • Reply Pad 8 juin 2017 at 8 h 20 min

    Cet article résonne en moi. J’ai l’impression de lire un résumé de ma vie…
    Merci pour ce partage

  • Reply Aurelie 9 juin 2017 at 15 h 50 min

    Je pleure en lisant votre article et les commentaires. Des larmes de soulagement de me sentir moins seule, de me savoir comprise… la brutale prise de conscience de ce terrible manque de confiance en moi qui me conduit à rester malheureuse et inaccomplie dans le métier que j’exerce actuellement. La compréhension de moi-même passant par l’introspection des autres. Merci pour cet article miroir. Merci pour ce déclic.

  • Reply Cathy 11 juin 2017 at 7 h 25 min

    Bonjour et merci pour ce soulagement que procure vos publications. Je ne suis pas folle ni seule… J’en pleurerais tellement ça me rend heureuse. Depuis la naissance de mes enfants je me suis surnommée la femme zèbre, à cause des vergetures mais cela prend tout un sens pour moi maintenant, merci. Ce profile c’est moi depuis mon enfance et c’est une sacrée souffrance de ne pas comprendre ce qui se passe et surtout de ne pas être comprise. Toujours insatisfaite, incomplète, en mal de connaissance nouvelle…
    Tellement à dire…mais déjà merci à vous

    • Reply Rayures et Ratures 11 juin 2017 at 11 h 11 min

      Bonjour !
      Oh non, vous êtes loin d’être folle et loin d’être la seule à fonctionner comme cela 🙂 J’espère que vous réussirez à vous comprendre !

  • Reply Ibrahim 11 juin 2017 at 15 h 19 min

    Très chouette article dans lequel je me retrouve.

  • Reply Laounjour 14 juin 2017 at 15 h 56 min

    Ok : la je crois qu’aujourd’hui j’ai fait LA découverte « blogueste » de l’année!! Tombée sur ton article 16/2 sur l’acception, j’ai déroulé… parce que je suis un zèbre qui aime commencer par le début. Chaque sujet me parlait, et la « la voie professionnelle » : stop, ça me parle à 2000% : je lis. Je tombe sous le charme de ton écriture, je suis un zèbre et fière d’être comprise, retranscrite. Clairement, je vais allumer le pc un de ces quatre et lire le reste de cette pépite sur laquelle j’ai cliqué cette aprem. Merci!

    • Reply Rayures et Ratures 14 juin 2017 at 17 h 15 min

      Ooooh merci merci vous allez me faire pleurer (hypersensibilité… haha!)
      J’ai hâte d’avoir votre avis sur le reste du coup 🙂

  • Reply L’adulte surdoué au travail – Rayures et Ratures | Le zèbre masqué 16 juin 2017 at 8 h 20 min

    […] rayuresetratures.fr//24 mars 2017 […]

  • Reply Capucine 16 juin 2017 at 11 h 47 min

    On peut en lire plusieurs des articles sur ce sujet. Plusieurs auteurs, blogueurs/euses, vidéastes, shows télé et web ont repris ce trait des zèbres et ont essayé de l’expliquer… Mais jamais aussi bien qu’ici! J’ADORE les illustrations, c’est comme ça que je voudrais faire moi aussi quand j’écris quelque chose; j’ai toujours plein d’images de métaphores qui me viennent en tête mais je n’ai pas ce don pour l’illustration, alors j’explique les métaphores (ce qui rend le texte lourd et plein de parenthèses) en long et en large. Aussi, l’usage des couleurs… Que dire de l’usage des couleurs pour mettre l’accent sur les mots clés et les sentiments, du génie! Cela est sans parler du contenu de l’article qui est juste comme ça se peut pas, mais à ce point on se comprend, c’est du vécu, du connu qui est raconté ici. Merci pour ce bijou.

  • Reply PROHET 18 juin 2017 at 17 h 16 min

    bonjour, vive facebook, grace à lui , j’ai pu vous trouver et vous lire. merci!! j’ai 47 ans, 22 ans de carrière dans le même secteur et voilà le bilan, je m’ennuie. periode scolaire ou je m’ennuyais aussi.  » a des possibilités mais ne se donne pas la peine de les mettre en pratique », un brin branleur, un peu faineant. bref pour résumer à l’approche de la cinquantaine je me cherche encore et c’est usant. fourmillant de projets, les plus dingues. ( changer de vie, devenir agriculteur, travailler pour moi, bref un changement radical. mais voilà étant donné que je change d’avis tous les jours, difficile d’avoir une idée précise de ce que je veux faire. 47 ans que ça dure!! je suis arrivé à un âge ou le changement, le besoin de changement est là. mais vers quoi ? that is the question. alors oui je suis un zèbre. merci pour votre article

    • Reply Rayures et Ratures 19 juin 2017 at 8 h 39 min

      Merci à vous de me lire 🙂
      Je trouve ça génial d’avoir autant de projets ! J’espère que vous arriverez à en mener le plus possible au bout 🙂

  • Reply Auré 19 juin 2017 at 13 h 10 min

    Bonjour,
    J’ai mis du temps à comprendre que les rayures que je voyais apparaître sur la peau de ma fille cadette n’étaient peut-être pas une génération spontanée de nouveaux gènes… Et que ma fille aînée les dissimulait sans doute aussi bien que moi les miennes.
    Et puis, on rencontre une autre zèbre qui s’ignore elle-même, mais qui vous dit que les zèbres sont rarement seuls dans une famille… Que si vous êtes là, devant elle, à presque 40 ans et déjà dans une troisième carrière, il y a fort à parier que vous avez aussi des rayures.
    Je ne sais pas si nous sommes toutes les trois des zèbres, je ne ferai pas les tests qui me coûteraient un bras.
    Mais voilà où j’en suis…
    Douée partout, intéressée par beaucoup de choses, le choix après le bac ne s’est fait que pour être avec ma meilleure amie. Me voilà donc partie en géographie (d’où ladite meilleure amie s’est enfuie au bout de quelques mois), avec à l’époque un projet de professorat spécialisé pour les enfants sourds. Bac+3, se dire que l’Education Nationale, ce n’est pas pour moi. Continuer en maîtrise et choisir un DESS d’Aménagement.
    Etre urbaniste presque 9 ans. Passées les deux premières années, où le tout beau tout neuf est stimulant, tourner comme un poisson dans un bocal. Désespérer parce qu’on parvient à écrire un dossier d’une centaine de pages en une semaine. Se tourner les pouces le reste du temps… Et du coup, adopter ce rythme-là, parce que du travail en plus il n’y en a pas et que se conformer au rythme de l’entreprise est la décision la plus sage si on veut garder les relations avec ses collègues.
    Je passerai les détails sur les difficultés relationnelles avec la hiérarchie, certainement dues à un grand sens de l’équité, de la justice, de l’honnêteté… Forcément, ça coince ! Se réveiller un matin, parce que l’entreprise allait mettre la clef sous la porte et passer en urgence le concours de professeur des écoles (celui-là même qui mène vers le métier que finalement on ne voulait pas faire…). Le réussir malgré les actes manqués.
    Et là, se sentir effarée plus que jamais ! Je ne comprends pas qu’on puisse ainsi vouloir à tout prix faire entrer les enfants dans le moule, leur apprendre la lettre A à tous le mardi 20 octobre alors qu’il y a tant de différences entre chacun d’eux. Je ne comprends pas non plus cette exigence de paperasse, où tout ce que l’on va dire dans la journée doit être écrit et où l’on a été jusqu’à me reprocher de rebondir sur le hors-sujet d’un enfant.
    Là encore, les non-sens de la hiérarchie sont autant de coups de poignard… Bref, je pense réellement que pour un « zèbre » (si j’en suis un) tel que moi, être enseignant devient être En Saignant. Je suis encore touchée de me dire que je n’ai pas pu aider chaque élève à l’instant précis où il en avait besoin…
    Et me voilà en route vers ma troisième carrière… J’ai passé le concours pour devenir orthophoniste et me voici en 3ème année. Quand on me demande pourquoi ce choix, mes évidences sont bien sûr le fait d’aider les autres, mais aussi l’espoir que chaque journée sera différente et surtout, surtout, surtout que je continuerai à apprendre des choses.

    Voilà, je ne sais pas si j’ai des rayures, mais ce genre de témoignage résonne tellement par rapport à ma vie que j’avais envie de le partager…
    J’en profite pour vous féliciter pour ce joli blog que je découvre aujourd’hui…
    J’en profite également pour vous souhaiter à tous de construire, s’il n’existe pas, le métier qui vous stimulera…

    • Reply Rayures et Ratures 19 juin 2017 at 13 h 42 min

      Merci beaucoup d’avoir partagé votre parcours (et quel beau parcours) !
      J’espère vraiment qu’en tant qu’orthophoniste vous trouverez cette nouveauté que vous cherchez. C’est assez amusant car lorsque j’étais en école de commerce à me demander ce que je faisais là, je regardais les études à suivre pour devenir orthophoniste car c’est un métier qui m’attirait, où je me disais que je pourrais travailler dans mon propre cabinet, aider des gens, les suivre au jour le jour, mais je n’ai jamais osé franchir ce pas.
      Je vous souhaite d’être stimulée par ce métier 🙂

    • Reply Caro 22 janvier 2018 at 17 h 37 min

      Bonjour,

      Tout d’abord Bravo Chloé pour ce superbe blog ! Le CV que tu as dessiné pourrait être le mien 🙂

      Auré, à peu de chose près notre parcours se ressemble…Je suis également en école d’orthophonie mais en Belgique…Je viens d’apprendre ma « zébritude », et mes questionnements au sujet de mon avenir professionnel reviennent de plus belle…J’aimerais vivement discuter avec vous de votre choix et de ce qu’il vous a apporter, et voir si mes questionnement pourraient être légitimes…Pensez-vous qu’on pourrait en discuter ?

    • Reply Humanizebre 18 février 2018 at 23 h 06 min

      Aure, j’ai tellement aimé la douceur de ton témoignage; et moi aussi – sans « diagnostic » – je me retrouve tellement dans ces rayures…

      Caro, je suis moi aussi en pleine découverte, et en Belgique (Bruxelles) et je serais ravie de discuter de vive voix!

  • Reply Dinendal 19 juin 2017 at 13 h 30 min

    Bonjour et merci pour votre travail.
    Pensez vous qu’il soit possible de se servir de cet état de HP en réponse à un recruteur qui vous interrogé à propos de ces nombreux changements de métiers.
    Ou d’utiliser le qualificatif de scanneur à cette même question et d’expliquer ce que c’est ?
    J’avoue être mal à chaque fois que ce sujet est abordé en recrutement.
    D’autant plus que pour le recruteur c’est un signe d’instabilité…

    • Reply Rayures et Ratures 19 juin 2017 at 13 h 35 min

      Oui c’est compliqué… Je pense que ça dépend vraiment de la personne en face (le recruteur). S’il ne connaît pas le sujet, il risque de réagir comme beaucoup trop de gens, penser aux préjugés, et ça n’aidera pas vraiment au contraire. Avec un recruteur bienveillant et qui s’intéresse au sujet, ça peut être vraiment bénéfique. Mais je ne sais pas si j’oserais en parler, j’aurais sûrement trop peur de tomber encore une fois de plus sur quelqu’un qui ne connaît pas et qui juge.
      Peut-être que l’on peut simplement expliquer ces changements de métiers par le fait que l’on a de nombreux intérêts, et que l’on aime aller au bout, que l’on est polyvalent, que l’on aime la stimulation… Si vous trouvez un moyen d’en parler, je suis preneuse, ayant moi-même changé plein de fois de métiers et de secteurs 😉

  • Reply steffy 21 juin 2017 at 1 h 11 min

    MERCI….j’ai pleuré….qu’est ce que j’ai pleuré en lisant ton article.
    J’ai découvert que je suis HPE que depuis deux jours( j’ai 30ans)…et ma vie s’éclaire…je penser que j’étais un être bizarre,je cherche les pourquoi de ma personnalité???? Enfin j’ai des explications!!! En faite je suis normale, mais à ma façon.
    Bon ca a déclencher encore tout un tas de questionnement mais ca on a l’Habitude, du coup je dort plus depuis 2 jours tellement que ma tête explose….c’est un ouragan force 10…..

    Je vais pouvoir faire lire cet article a ma Maman,avec qui je suis tres connecter ,mais qui n’à jamais compris que professionnellement je suis si à la traîne!!! (Moi non plus d’ailleurs?) .Elle m’a toujours dit: » Mais c pas vrai! je ne comprends pas et je ne comprendrais jamais qu’avec les capacités ,et les facilités que tu as ,que tu n’arrives pas à a avoir quelque chose »
    Hé bien en relisant je vient de réaliser que les réponses que je chercher sur moi, elle les disait dans cette phrases!!! pfffou ca fait drôle!!!
    Oui donc , je reviens à se que je voulais dire 😉
    Niveau emploi… niveau études. j’ai fais 4 diplômes différents, dont 2 ,ou je n’ ai pas ete au bout car mon intérêt c vite estomper et j’ai entamé autre chose.( Maman et famille a dos,vas expliquer,quand toi meme tu n’en c pas plus)
    Il y a eu le bac les études d infirmière ,médecine(j’ai arrêter je ne supporter plus la douleur des gens,les autres tu es bêtes ou quoi tu es la meilleurs pourquoi tu arrêtes???), Apres ca j’ai eu un décrochage scolaire,enorme!!! Phobie scolaire,peur de ne pas y arriver de l’Échec,d’être en contact avec les autres…qui me saouler au plus haut point d’ailleurs…je passer mon temps a les observer a les analyser pour les « comprendre »
    Puis restauration ( oui je me suis découvert une passion pour la pâtisserie cuisine,ma créativité été a son summum!!!)
    Puis je me suis( re)lasser j’en avais fait le tour et je suis partis dans les études d’arts et média..j’ai meme changer de ville .pareil au bout de huit mois je m’ennuyer….. pareil toujours à regarder les autres autour de moi et me dire a chaque fois… » Mais qu’est ce que je fou là »
    Combien de fois dans ma vie je me le dit ca!!!! Qu’est ce que je fou là? Pourquoi je suis là?? Elle est ou ma place??Pour quoi suis je faite??? Quel est mon rôle dans la société dans ce monde???
    Ca me prends la tête quand je bloque la dessus!!!
    Je me sent si seul..personne avec qui parler….enfin si mais, parler pour parler et dire des choses futiles qui m’emmerde profondément moi j’appel ca tenir compagnie à son interlocuteur pas Parler!!! En plus, quand je parle les gens au bout d’un moment décroche,me font répéter, et ca m’énerve!!!! je ne comprends jamais pourquoi, d’un coup…comme ca plus rien et même coter regards, je sent qu il se déconnecte(je me comprends) et je me retrouve là comme une débile,et à se moment tres precis je me sent comme une débile profonde (souvent en soirée, enfin quand je sort 😉 )

    Donc niveau boulot, pareil je m’emballe toujours pour un tas de poste,je n ai jamais de mal à décrocher un poste,puisque tout les entretient je les passer les doigts dans le nez…Tiens justement c lorsque je sortais d’entretient ou que je me repasser tout ca en tete que je me suis aperçue a l’époque que de ce coter je ne devais pas être net! (enfin c se que je disais de moi avant de savoir)
    Je M’explique, je me disais mais ,comment tu as fais ??? Et bien plus j’analyser les entretient que j ai fais, plus je voyais qu’en faite je faisais comme un caméléon…inconsciemment ou pas??je c pas ??? je m’adapter a la personne qui été devant moi! Mais par moment à un point ,c t fou!

    Tout ca pour dire que je suis encore aujourd hui en errance professionnel,(apres 5 ans a mon compte là c t le bonheur ,mais financièrement c t pas ca donc la peur de l’Échec ,l insécurité,reprends le dessus et on stop avant la catastrophe) … et que je sais que je ne pourrais jamais me sentir bien quelque part sans être moi même…mais mon moi même je vois qu il n’est pas compatible avec la société actuel,en tout cas au travail…

    Voilà pour expliquer dans les grosses ligne ,un extrait de 10 ans de ma vie active…j’avoue que je suis encore confuse et j ai encore énormément de question, et grâce a ton blog que je Découvre ce soir je trouve mes réponses et les choses s’expliques…par contre comment le dire au gens qui ‘entourent que ce je suis, j’en suis et je ne peux pas le changer ,que sait ma facon d’etre et que je ne pourrais jamais arrêter d’être empathique ( ha oui ca parlons en!!!!!! non plus tards je vais écrire encore un roman sinon!!!) , hypersensible.. ou autre….
    Mon conjoint veux m’endurcir et me fais des leçons de moral depuis 10 ans sur cela,il veux que j arrête de prendre tout a coeur et m’endurcir, de m’occuper de tout le monde. Combien de fois il me dit de penser a moi car il voit que après je ne suis pas dans mon assiete…
    Il ma appris au fur et a mesure des années a me recentrer sur moi même, déjà avec lui je me suis toujours sentie en securité et je suis moi…je peux tout dire et tout faire c génial, c ma raison d’être ma vie quoi!!! (pffoooouu…encore une phrase révélatrice..)

    Bon tout ca pour dire que je te remercie d’exister…d avoir crée se blog…continue, ce soir j ai trouver un sens a MA VIE ….Une raison d’Etre et d’Exister…. je sais que maintenant je ne suis pas un animal de foire mais un ZEBRE 😉
    J’espère qu’un jours je pourrais rencontre une personne qui me ressemble ,car malgré la solitude qui me meurtris parfois,je c que je ne suis pas la seule a la vivre et je me sent moins seule rien que d’y penser… Merci …(Et je pleure encore….)

    • Reply Rayures et Ratures 21 juin 2017 at 8 h 01 min

      Merci à toi d’avoir partagé un petit bout de ton parcours !
      Pour répondre à ta question de « comment dire aux gens ce que tu es », je ne sais pas (j’aide beaucoup hein 😉 ) mais je sais pas s’il faut forcément en parler. A quelques personnes sûrement. Mais d’autres auront des préjugés en tête, et ne comprendront pas forcément, ce qui, peut-être, te rendra encore plus triste ou mal à l’aise. Prendre tout à coeur c’est beau mais il faut quand même réussir à s’endurcir un peu, je crois que c’est possible sans pour autant nier ta personnalité 🙂

    • Reply Blan 5 septembre 2017 at 9 h 18 min

      Bonjour Steffy,
      merci pour ton témoignage. J’aurais pu l’écrire, surtout ce que te dit ta maman. La mienne me dit exactement la même chose. Quoique que maintenant, elle comprend mieux ma grande sensibilité et mes difficultés « sociales ».
      Comme toi, j’ai 30 ans, j’ai fait les tests seulement en juillet dernier. Je cherche un travail après avoir quitté un job ennuyeux et stressant, et c’est l’angoisse de ne rien trouver. Cette angoisse me bloque totalement, m’empêche d’avancer et de faire les bons choix. Je me pose les mêmes questions que toi sur ma place ici.
      Je te souhaite de trouver quelqu’un avec qui parler, ou simplement être là, à côté de toi. Tu as la chance d’avoir un conjoint aussi.
      Bonne rentrée

    • Reply Jo 25 juillet 2018 at 21 h 36 min

      Bonsoir … je suis très émue par ton commentaire Steffy car je me reconnais dans tes lignes et façon de parler.
      Je suis en totale remise en question professionnellement parlant car je m ennuie à mourir que ce soit au boulot chez moi entre amis (quels amis d ailleurs ..? ) bref je m ennuie et c est très lourd, très long. J ai besoin de faire quelque chose d intéressant mais tout m intéresse et à la fois tout me fatigue. J ai besoin d arrêter de penser à tout et n’importe quoi en mm temps c est épuisant… Le pire c est que je peux tergiversé 1h sur une question sans même réussir à trouver une conclusion/solution . Je me sens nulle et bête parfois alors qu au fond de moi même je me sens inutile car intelligente mais ne sachant pas comment mettre à profit cette intelligence je tourne en rond… et ça dur depuis des années !
      Bref … j aimerais tellement trouver un métier qui comblerai mes attentes, me rendrai heureuse (parce que oui je suis malheureuse de m ennuyer ((même étant mariée mère de 2 enfants et dormant 5h par nuit…)) d être épuisée moralement de cette pensée en arborescence incessante) et soulagerai mon entourage de mon Magnifique « caractère » doux et gai ….. . Si quelqu un a des idées… je suis preneuse.
      Merci à Steffy de m avoir donner envie de commenter. Et merci à toi d avoir ecrit ce blog si intéressant

  • Reply Dana 27 juin 2017 at 6 h 45 min

    Bon jour,
    Comme les autres personnes avant moi: enfin un article plaisant!! Je m’y retrouve totalement! Je sors d’un bilan de compétences pour m’aider à faire le tri, résultat j’ai 5 projets – non 6 – dans des domaines différents en cours! Et encore: j’ai fais le tri…
    Seules les conditions physiques et matérielles sont un vrai frein, en réalité. Ce qui m’épuise totalement car je ne sais plus où donner de la tête, je me sens prête à voler un peu partout dans le ciel tout en m’accordant des pauses pour observer la géologie, la faune et la flore… mais avec des soucis de santé, ma fille nécessite de l’aide et je me sens prisonnière. Même si mon planning est hyper-chargé, je continue à élaborer des projets, encore et encore.
    Je ne sais pas comment ralentir et ça m’use … je n’ose en parler à personne (une mère instable dans notre société n’est pas très bien vue) et quand je vois mon CV… Tout le monde autour de moi trouve sa place, reste calme et sage, alors pourquoi pas moi??
    Pourtant je suis capable de converser sur beaucoup de sujets avec n’importe qui car même si je n’y connais rien, je suppose les théories et ça alimente les débats, je m’adapte très vite, j’adore plus les formations que les jobs qui vont avec… Il faut une bonne dose de patience pour me supporter. Allez vanter ça à un patron qui cherche quelqu’un de docile!
    Mais ce qui m’effraie plus encore, c’est de constater que ma fille est faite du même bois…
    Merci encore pour cet article, je vous suivrai certainement !

    • Reply Rayures et Ratures 27 juin 2017 at 8 h 27 min

      Bonjour,

      Merci beaucoup !
      Je vous souhaite de réussir à réaliser tous ces projets un jour, et je ne vous trouve pas instable du tout mais très courageuse.
      Bon courage 🙂

      Chloé

  • Reply Zèbre adulte 29 juin 2017 at 10 h 41 min

    Je me retrouve parfaitement dans la description qui est faite dans cet article. J’ai decide de reprendre des etudes en cours du soir, en meme temps j’écris un roman, et j’espère pouvoir me lancer comme indépendante et pouvoir travailler sur des projets plutôt que de travailleur pour un employeur et me cloisoner dans une fonction

    • Reply Rayures et Ratures 7 juillet 2017 at 9 h 01 min

      Wahou, je vous souhaite beaucoup de succès pour vos projets 🙂

  • Reply JUNE 3 juillet 2017 at 16 h 50 min

    Bonjour et merci beaucoup pour cet article dans lequel je me retrouve totalement 🙂
    Mon rêve depuis toute petite était de faire de la recherche en astrophysique ou de devenir écrivain. Ayant écouté mes profs et mon entourage plutôt que mes envies, je me suis retrouvée à travailler dans le secteur de la finance, en changeant souvent de boîte car je m’ennuyais très vite. Aujourd’hui et après avoir fait un burn-out (lié à la fois à un désintérêt croissant pour le métier, un conflit avec ma hiérarchie dont je ne comprenais pas les décisions, une pression permanente et la découverte récente de mon statut de zèbre), j’ai décidé de me reconvertir et de reprendre des études en environnement (autre sujet qui me passionne) à la rentrée prochaine.
    Certes ça fait un peu peur de tout recommencer et de se retrouver sans revenus pendant quelque temps, mais je me sens de nouveau respirer 🙂 Je me vois très bien me reconvertir plusieurs fois dans ma vie et pourquoi pas finir par monter ma boîte.
    Encore merci pour ce blog très intéressant que je découvre depuis peu, j’ai hâte de lire tes autres articles 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 7 juillet 2017 at 9 h 03 min

      Merci beaucoup 🙂 Je te souhaite de belles reconversions et de beaux projets 🙂

  • Reply alexis 10 juillet 2017 at 13 h 53 min

    Bonjour,
    j’ai découvert votre blog il y a seulement quelques jours et j’en ai parcouru les différents posts avec beaucoup de plaisir et d’intérêt. L’alliance entre des propos simples et justes et des dessins adaptés est vraiment excellente ! J’ai surtout aimé l’absence de commentaires désagréables (qu’on trouve malheureusement en réponse dans de nombreux blogs) et votre volonté en parallèle de bien définir et présenter les zèbres
    Suis-je un zèbre ? En fait, je n’en sais rien. Je n’ai pas encore été testé. J’ai 43 ans et je n’ai découvert que très récemment les travaux et les commentaires sur les adultes zèbres. C’est un peu par hasard (totalement par hasard) que je me suis posé des questions puisque c’est une collègue qui a découvert qu’elle abritait chez elle un petit zèbre et qui, en faisant des recherches, a trouvé des corrélations avec mon propre comportement.
    Je n’y croyais pas. Je ne suis pas sûr d’y croire aujourd’hui. J’ai beaucoup lu ces dernières semaines, c’était un véritable bouleversement car j’avais l’impression de relire ma vie, à reculons.
    Je souhaite ajouter un commentaire à ce chapitre que vous consacrez aux questions professionnelles pour montrer aussi une autre image possible. Cela s’inscrit dans la recherche et la créativité, la possibilité de trouver une place. C’est une approche très positive car, après quelques hésitations, un bac scientifique, une hypokhâgne, une entrée à la fac dans un autre domaine, je me suis réellement trouvé professionnellement. En maîtrise (on ne disait pas encore Master 1), j’ai été amené à rédiger un mémoire de 50 pages… et j’ai adoré ! Le DEA (on ne disait pas encore Master 2) a été là aussi passionnant. Et puis tout s’est déclenché, le doctorat, l’entrée dans l’enseignement supérieur comme enseignant chercheur. J’ai dévoré les livres, j’ai voulu avancer, écrire, comprendre, apprendre, et je continue. Dans votre post vous évoquez la recherche. C’est un domaine formidable pour pouvoir justement avancer et ouvrir toutes les portes possibles. Il y a une vraie passion, une satisfaction possible aussi d’une curiosité pourtant insatiable, j’ai toujours envie d’apprendre, j’ai toujours envie de continuer d’avancer. J’écris cela car dans beaucoup de témoignages les zèbres insistent sur l’indécision, l’ennui au travail. Ce n’est pas une fatalité, à mon sens. Ce qu’il faut et je le souhaite à tous c’est se trouver. Pour cela, il faut se comprendre et s’accepter sans doute, mais il faut trouver aussi la voie qui convient. Vous allez me dire : qu’est-ce qui fait là celui-là ? Il vient simplement dire qu’il est très heureux ? Il ne sait pas encore s’il est zèbre ou pas ?
    Toutes ces questions, je me les suis posé avant d’écrire ce qui précède. Être zèbre, si tant est que je le sois, signifie à mes yeux un décalage vis-à-vis du monde, un isolement. C’est une autre manière de penser. J’ai beaucoup aimé votre idée selon laquelle on n’est pas plus intelligent, on pense différemment c’est tout. La réaction de la société est tellement violente… c’est ce que j’ai constaté dans les derniers blogs que j’ai pu parcourir. J’ai toujours des doutes aujourd’hui. Même si de nombreux éléments, pour ne pas dire tous, semblent aller dans le même sens. J’ai été totalement bouleversé (entre autres) par le test de Rocamora et par les interventions de Monique de Kermadec. Toutes ces choses sont entrées en résonance avec mon propre vécu. Car il y a aussi un « mais » dans ma vie.
    Je crois que je me suis trouvé professionnellement. Mais je suis totalement seul et isolé. Cette dimension personnelle, relationnelle, je l’ai effacée, agacé par le rejet permanent, par un ennui aussi que je ressentais dans de nombreux cas. J’ai cloisonné une partie de mon existence. J’ai abandonné la recherche de l’autre, l’idée même de rencontrer quelqu’un qui me corresponde et à qui je corresponde, pour me plonger dans le travail. Toute médaille a son revers. Mon plaisir professionnel que je souhaite à tout le monde me permet d’oublier un peu la solitude.
    Tellement de choses ont résonné en moi après vos propos. Le fait de regarder le ciel et de se poser des questions sur la mort, sur l’infini, sur la vie. Le fait d’être en décalage avec tellement de préoccupations des autres. Le fait aussi d’avoir l’impression d’être un imposteur, de ne pas être assez bon, assez fort. Tout cela je l’ai caché, en allant toujours plus avant dans l’écriture et dans la recherche.
    Depuis cette prise de conscience, il y a quelques semaines, je me pose énormément de questions. J’ai conscience que j’ai construit un mur autour de moi. Je suis bien au chaud dans une maison personnelle, qui est d’abord et avant tout tournée vers la connaissance, la compréhension du monde. Mais je suis seul. Je l’ai toujours été et je m’aperçois que j’ai recherché cette solitude.
    Plusieurs de vos posts m’ont fait pleurer. Comme le test de Rocamora car j’avais l’impression qu’il parlait de moi. Comme les commentaires de Monique de Kermadec. Pour la même raison.
    J’ai toujours des doutes bien sûr (le syndrome de l’imposteur, le syndrome de Barnum) mais il y a tant d’explications dans ce que je lis. On se pose tellement de questions. On a tellement de doutes. On a tellement peur aussi de la différence et du regard des autres.
    C’est aussi ce que j’aime dans votre blog, grâce à la simplicité, à l’ouverture, à la volonté de présenter sans juger, à la compréhension, vous avez construit une petite maison pour les zèbres, un coin bien à eux. Et pour cela je vous remercie. J’aime vous lire. J’aime votre regard. C’est une force que vous transmettez. Et c’est tellement important.
    Merci
    Alexis

    • Reply Rayures et Ratures 10 juillet 2017 at 15 h 26 min

      Bonjour Alexis,

      Merci beaucoup beaucoup pour ce long commentaire et votre témoignage… Un témoignage d’un zèbre heureux au travail, on en a besoin ! J’espère que tout le monde lira votre commentaire. La passion se ressent dans votre façon de raconter votre travail et votre parcours 🙂 Profitez de ce métier qui vous rend heureux !

      Pour certains, la recherche est effectivement tentante, mais parfois, il est difficile de sélectionner un champ particulier de recherche tant les intérêts sont multiples. Pour d’autres, les projets personnels sont plus épanouissants et ils sont donc heureux dans un travail moins prenant intellectuellement mais qui laissent toute la place aux projets à côté. Pour ma part, j’ai souvent fait face à l’ennui, mais je crois avoir trouvé un certain équilibre aujourd’hui en cumulant différents métiers dans des domaines très différents 😉

      Je vous souhaite que cette prise de conscience vous permette de répondre à quelques unes de vos nombreuses questions et à quelques uns de vos doutes 🙂

      Merci infiniment pour vos compliments sur ce blog, l’expression « petite maison pour les zèbres » ne peut me faire plus plaisir. Merci !

      Chloé

    • Reply Humanizebre 18 février 2018 at 23 h 51 min

      Oui! Tout ca!

  • Reply Désenchantée 26 juillet 2017 at 19 h 44 min

    Mince alors !
    Mon CV !!!

    Blague à part, c’est très problématique pour trouver un nouveau job.
    C’est mon cas actuellement : mon CV est tellement chaotique tant pour les études que pour les expériences, que ça n’inspire pas confiance et que personne ne retient ma candidature.
    D’ailleurs à 38ans, je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie, et j’imagine que ça doit aussi se ressentir dans mes lettres de motivation 🙁

    Alors c’est bien de pouvoir poser des mots sur notre problème, savoir pourquoi on est comme ça, mais concrètement, qu’est-ce que ça change ? On ne m’engagera pas plus facilement si j’explique ça dans ma lettre…
    Et puis effectivement, s’enterrer dans un job alimentaire… Ok si j’ai autre chose à côté, mais idéalement, ce serait chouette de pouvoir trouver notre voie… Mais comment faire ? Quelqu’un a une astuce ?
    J’avais fais des tests d’orientation… Quelle blague ! Évidemment, ça m’a orientée vers les 25000 domaines qui m’intéressent, donc comment faire le tri ? Par le positif et le négatif ? Il y en a partout…
    Personnellement, ça ne m’aide pas de savoir pourquoi j’ai ce parcours et ces difficultés. Ce qui m’aiderait, c’est qu’on me donne un chapeau du style de celui d’Harry Potter, capable de me dire quoi faire de ma vie… :'(

    • Reply Rayures et Ratures 27 juillet 2017 at 8 h 54 min

      Un choixpeau magique serait bien pratique 🙂

      Aujourd’hui c’est parfois difficile de passer l’étape de la sélection du CV quand on a un CV « chaotique » ou plutôt varié et polyvalent, car la sélection se fait sur mots-clés, etc. En revanche, je pense que c’est un atout si vous arrivez aux entretiens, c’est un profil qu’on retient, et en entretien on peut l’expliquer et montrer sa richesse (qui est difficile à montrer sur le CV). Après, certains restent fermés d’esprit et ne veulent que des profils linéaires, mais ceux là, tant pis, ce raisonnement ne nous correspond pas !

      Poser des mots sur notre différence (qui n’est pas un problème!), comprendre le fonctionnement c’est un début. Ce sont des informations qui petit à petit aideront ceux qui ont envie d’en faire quelque chose. Ca ne se fait pas du jour au lendemain, et on ne peut pas tout maîtriser. Mais je suis convaincue que petit à petit ça aide à comprendre que ce sont des atouts (avant je pensais comme vous, avec un CV varié comme ça personne ne comprendra, j’ai pas l’expertise des autres, c’est pas cohérent, etc etc et puis finalement depuis que j’ai compris certaines choses je le défends mieux je crois car je le vois comme un atout et j’arrive à le valoriser, ça se voit, et ça marche mieux pour moi).

      Tout le monde cherche sa voie, ou ses voies dans le cas des zèbres 😉 Si vous parlez de « s’enterrer dans un job alimentaire » c’est qu’a priori ce n’est pas pour vous 😉 (et hop, une voie d’éliminée!) Certains préfèrent justement un job alimentaire pour sécuriser un revenu de base, et profiter du temps libre pour faire des projets qui leur tiennent à coeur sans stresser financièrement et sans que ça devienne une contrainte. D’autres trouveront leur compte dans le travail en indépendant. D’autres dans un job-vocation. Etc etc. J’espère que vous réussirez à définir ce qui vous importe le plus et à oser suivre votre intuition!

      Bon courage!!!

  • Reply Chômage – Mon livre de bord 31 juillet 2017 at 12 h 12 min

    […] Parfois cela peut les aider à trouver un travail dans certains domaines. –Changer de voie / Trouver sa voie –Devenir indépendant : lassé de chercher du travail et être jugé par des employeurs sans […]

  • Reply Valerie 5 septembre 2017 at 11 h 54 min

    Je me suis tellement retrouvé dans ce texte. Merci.

  • Reply Vilain petit canard 5 septembre 2017 at 13 h 55 min

    Bonjour !

    Merci x 100000 pour votre blog. C’est un portrait de moi… mais qui est moi ? Dans une société où l’on attend de soi une structuration fixe qui soit apte à travailler dans le cadre défini d’une seule profession, d’une seule compétence, d’une seule spécialité, ce « moi » n’existe pas. Le mien n’existe que dans les interstices entre professions, idées et compétences. Transversalité !!!!
    Bref, à 40 ans, j’ai déjà exercé 36 métiers et actuellement, je fais une thèse en sciences humaines. Enfin, j’essaie… car la confiance en mon directeur vient de se briser (il ne respecte pas mon indépendance et mon besoin de créer mon propre parcours). J’ai pourtant apporté maintes fois la preuve de ma capacité puisque je publie déjà depuis plusieurs années dans des revues prestigieuses ! Si je continue dans cette voie (non rémunérée, il faut le savoir), ce sera donc en trichant avec moi-même, car personnellement, j’estime que mon engagement est terminé avec cette personne et avec ma discipline même. Je me finance seule (ménage, veille de nuit, vendeuse, graphiste en auto-entreprise, etc.), mais je me retrouve au final à me battre pour une voie qui a perdu tout intérêt pour moi. Alors, à quoi bon…

    J’ai beau avoir essayé de nombreuses fois de m’adapter aux contraintes débiles des entreprises pour lesquelles j’ai travaillé (regarder tous les quarts d’heure évoluer le taux de transformation, assister à des réunions dont il ne sort rien de concret, écouter la langue de bois d’un directeur me rappeler des consignes dont il ne connaît même pas le sens d’application, etc.), je n’ai toujours fait que me leurrer sur l’issue finale, et j’ai récolté… des burn-out à répétition. Tout ça pour contenter mon besoin de sécurité, tout ça pour payer un loyer !

    Eh oui, je suis un paradoxe, et la société n’aime pas les paradoxes. Comment pourrais-je m’aimer à mon tour si je suis celle que l’on rejette sans arrêt ?

    Résultat ?

    DEPRESSION SUR DEPRESSION.

  • Reply Guerin 12 septembre 2017 at 10 h 29 min

    Bonjour,
    Je me
    Reconnais beaucoup dans votre article et parmi mes nombreux essais dans différents travails je suis aujourdhui perdue, j’aime enormement de choses au quotidien mais chaque travail que j’entreprends me lasse dès les premières semaines et je ne suis pas assez « passionnée » par quelque chose pour en faire mon métier. J’aimerai des témoignages par des personnes qui se reconnaîtrait par ce post.

    • Reply Rayures et Ratures 16 septembre 2017 at 17 h 50 min

      Bonjour ! Merci pour votre message. Vous trouverez sûrement sur ce blog des personnes se reconnaissant dans votre post, sinon vous pouvez poster un message sur la page Facebook de Rayures et Ratures, c’est ouvert à tous et vous pouvez demander si quelqu’un peut témoigner 🙂
      Bon courage !

  • Reply BLONDEL 14 octobre 2017 at 12 h 38 min

    Bonjour, c’est impressionnant de ce voir écrit lol!

    Rapidement, voila mon parcourt mais une idée depuis Re assistante vétérinaire j’ai eu une vingtaine de contrat lol.

    Pour ma part, j’ai commencé par lad jockey (cavalier soigneur), conseillère de vente puis assistante vétérinaire( laboratoire, chirurgie, radiologie, prise de sang, assistanat du véto, vente, accueil, conseil etc..) , qui c’est fini par un voyage de 2 années 1/2 aux USA (bénévole à la spa, apprendre l’Anglais, le hockey sur glace). Retour en France avec le HOMESICK! Hôtesse d’accueil bilingue, hôtesse de caisse chez Déca, plafonnier, serveuse, asvp (agent de surveillance de la voie publique) intérimaire dans le domaine commerce, poissonnière, surveillante d’examen (les enfants parlaient bizarrement lol), RE assistante vétérinaire, secrétaire médicale, assistante médicale (curiosité pour être thanatopracteur). 2014 / 2015 retour en formation pour être Aide soignante, chute libre par rapport à la réalité! diplôme obtenu les doigts dans le nez sauf gros problème d’insertion avec les enseignants, direction et les élevés ( être un mouton). depuis 2 années j’ai fait 7 différents contrats mdr… quelles seront les prochaines aventures? ce qui est sur, je retourne à l’école d’infirmière puis autre chose après probablement lol! la vie est trop courte pour apprendre tout ce qu’elle a à nous donner!
    Belle journée à tous

  • Reply sarah 19 octobre 2017 at 9 h 34 min

    je viens de découvrir votre site et j’ai l’impression que cet article a été écrit pour moi.
    j’ai un parcours professionnel chaotique et je n’arrive pas a rester plus de 2 ans à un même poste. Une fois que j’en ai fais le tour, je m’ennuie, perds toute motivation et du coup je remets en doute mes capacités, mes choix et si aucun changement ne s’opère je me mets à déprimer. le paradoxe c’est que j’ai peur du changement et doute constamment de moi. j’ai l’impression que personne ne me comprends, et quand j’essaie d’expliquer ce que je ressens, les réactions des autres me font culpabiliser. c’est comme si j’étais tout le temps à contre courant. c’est fatiguant.
    Merci pour cet article.

  • Reply Maud 15 novembre 2017 at 16 h 52 min

    Bonjour à vous,
    je suis vraiment troublée…. J’ai déjà lu de nombreux livres sur les adultes doués. Je m’y suis retrouvée , mais dans de nombreuses descriptions j’avais l’impression que l’on parlait de X mens. J’en avais conclu que ça ne pouvait pas être la raison de mes maux. Mais là, c’est le treizième chapitre qui me parle vraiment. Vos illustrations me troublent bcp…. et parlent à celle que je suis, à l’enfant que j’étais.
    Je fais partie de ces gens qui cherchent… toujours et encore à comprendre qui ils sont, pourquoi? Pourquoi ils pleurent tout le temps, pourquoi tout les touche autant? Pourquoi rien ne fonctionne dans leur vie alors que pour les autres ça roule tout seul.?Pourquoi ils se sentent si seul? Pourquoi leur métier si valorisant ne les satisfait pas? Ca fait maintenant 1 an et demi que j’ai compris ce que signifiait Hypersensibilité. J’ai du mal à croire que ce simple fait me conduise à tant de sentiment d’échec… et pour ma vie professionnelle? ce serait quoi le lien? J’ai erré d’agence en agence. Rien n’y fait, ça ne décolle pas et je stagne. et j’ai toujours la sensation depuis presque un an, que je m’éteins. j’ai aimé cette image du cerveau qui s’endort tout en laissant grande ouverte la porte des pensées. C’est tout à fait ça! J’ai honte! Je rêve de me former aujourd’hui à tout autre chose. je fais des plans pour partir encore. j’ai peur de quitter ce travail où je suis si mal mais où « je n’ai pas de raison de me plaindre ». La peur d’échouer et la pression de l’environnement me paralysent. Je prends le temps de me soigner le genou pour avoir quelques jours en dehors de cette agence pour réfléchir…
    Alors votre blog me troublent, et me replonge sérieusement dans mes réflexions et doutes sur une douance. Merci pour vos articles lumineux, qui illustrent avec beaucoup de pédagogie les différentes caractéristiques des zèbres! Merci pour les sourires et les émotions que ça provoque.
    Bien à vous.

    • Reply Rayures et Ratures 17 novembre 2017 at 10 h 38 min

      Merci Maud pour vos mots et vos encouragements ! Je vous souhaite de (vous) comprendre et de dépasser cette peur de l’échec et ce besoin d’approbation/affection (la pression de l’environnement, c’est un peu ça non? Le besoin de se conformer car le besoin de plaire, d’être valorisé par les autres, aimé…). Bon courage !
      Chloé

  • Reply Shönille 21 novembre 2017 at 20 h 47 min

    Bonjour, j’ai 16 ans et je dois rapidement décider vers quelles études je vais aller… et j’ai beaucoup de mal. J’aime beaucoup dessiner, je cherche depuis un moment des écoles qui font ça, mais plus je cherche, plus je me rends compte que les sciences, les langues vont me beaucoup me manquer si je décide de ne faire que ça… ça me tuerai de ne plus pouvoir étudiez plein de chose à la fois comme au lycée… J’aurais l’impression de perdre mon temps, de manquer l’occasion d’apprendre encore plus de choses. Et puis je suis assez pressée, dans 2-3 mois à peine il faut que je me décide. Je ne sais pas comment je vais faire.

    • Reply Rayures et Ratures 23 novembre 2017 at 9 h 50 min

      Bonjour,
      Comme je te comprends ! J’ai eu beaucoup de mal à décider aussi, je suis finalement partie vers un domaine assez général où il y avait des langues, des maths, et de la philo (prépa puis école de commerce) et aujourd’hui, à 27 ans, je fais une école d’arts appliqués à distance. Comme quoi, tout peut se faire 🙂
      Je te souhaite beaucoup de courage pour faire ton choix, c’est très difficile quand on s’intéresse à beaucoup de choses.
      Et dis-nous ce que tu auras finalement choisi !
      Bonne journée,
      Chloé

  • Reply YVELIN 22 novembre 2017 at 20 h 33 min

    Et moi qui pensait que j’étais incapable d’aller au bout des choses….
    Bac littéraire, deug de droit, prépa aux concours des arts déco, bts pub, spécialisation marketing direct : voilà pour les études !
    Fleuriste, conceptrice rédactrice, assistante maternelle, animatrice petite enfance et des projets en cours : voilà pour les boulots !
    Sans oublier la bougeotte géographique !
    Détectée HP l’an dernier à 50 ans !
    J’ai adoré vous lire et je vais bien finir par me comprendre !!
    Merci pour vos écrits

    • Reply Rayures et Ratures 23 novembre 2017 at 9 h 43 min

      J’adore votre parcours !!!!! Je trouve ça génial 🙂

  • Reply Elfe 23 novembre 2017 at 10 h 13 min

    Excellent , tout à fait moi!!! et quand j’ai vu le CV illustré j’ai pouffé de rire, copie conforme du mien.
    Pharmacie, puis hôtellerie (je parle plusieurs langues), agent d’accueil ,traductrice pour finir chauffeur de bus parce que je me suis rendue compte que je ne supportait plus qu’on m’impose une manière de travailler ( linéaire , normopensante) que je suis incapable d’accomplir, ennui quand j’ai fait le tour, la routine, etc. J’ai besoin d’indépendance, faire le travail mais de ma façon. Et comme dans certains commentaires, je ferai surement encore autre chose.
    Bravo pour cet article

  • Reply lili 27 novembre 2017 at 16 h 22 min

    merci,
    J’ai aussitôt accroché car c’est très juste du début a la fin sauf moi aussi la peur de changer de job que je n’ai pas.
    j’ai 47 ans et jeune quoi qu’il pouvait se passer au travail a vrai dire je m’en fichai car je savais qu’en cas de trop de prise de tête j’avais justement la faculté de pouvoir partir avec facilité contrairement a la généralité des gens.
    Et ce, malgré de petits revenus et un enfant a ma seule charge et un loyer a payer etc. . Cette facilité me venait pour plusieurs raisons déjà parce que j’étais certes curieuse donc aller voir ailleurs et meme si je pouvais …de partout lol des le début d’une activité je me disais … Alors, combien de temps tu vas tenir là ? lol De nature très patience et allant vraiment au bout des choses je n’ai jamais claqué la porte en deux jours mais je peux dire que je ne passais jamais le cap de cinq au meme endroit. J’ai été animatrice dans toutes structures et ce, dans le privé comme le public, auxiliaire de vie scolaire, secrétaire commerciale, démonstratrice, vendeuse dans pleins d’endroits différents, professeur de danse, danseuse dans toutes structures de la boite a la compagnie a l orchestre et meme d’un chanteur. J’ai tenté gratuitement le toilettage pour chiens histoire de voir, j’ai bossé aussi en usine a divers postes, j’ai été femme de ménage, nounou, éducatrice sportive, prof de stretching, salsa, hip hop, … et j’en oublie car en bref j’en suis a 3 CV ou j’ai rassemblé les métiers qui peuvent aller ensemble car impossible de dérouler ce parchemin a un rdv pour emploi sous peine d’être prise pour une instable. Ce qui fait un Cv animation et un de commerce et un de danse. J’ai été maman aussi ce qu il ne jamais oublié car c est très important et aujourd’hui je suis commerçante a mon compte depuis presque 9 ans donc j’ai battu mon recours des 5 ans car il est très facile de comprendre pourquoi. J’y ai mit beaucoup de moi meme donc c ‘est un plus que de travailler pour quelqu’un d’autre dans le sens que l’investissement est plus grand que lorsqu’on est salarié. Si on veut on ne s’arrête jamais car on peut chez nous continuer a bosser. D’un autre coté comme vous dites c’est bien le genre d’activité qui me laisse aussi beaucoup de temps pour moi si j’en ressens le besoin. Liberté d’organisation et d’horaire pour tout ce qui est de l’ordre de la paperasse car exact c’est ma partie pénible tout simplement car ca ne me plait pas et qu’il faut le faire parce qu’on y est obligé donc c’est la partie que je fais toujours au dernier moment comme de déclarer mes impôts le dernier jour a minuit moins le quart car la limite est minuit lol c’est là aussi le danger de trop de liberté quand on sait qu’on a tendance a être passionnée sur certaines choses et a toujours en repousser d’autres au lendemain car on a toujours le temps lol on ne se refait pas ! Avec l’âge on essais de s’améliorer un peu avec des repères qu’on se fait nous meme mais bon…
    Au moment précis de mon activité professionnelle et après un parcours très difficile sur tous points pour arriver au point de victoire ou j’arrive aujourd’hui et je peux dire parcours de combattant j’ai déjà anticipé je crois et trouvé une nouvelle activité qui est de passer mon diplôme d assistance familiale et de garder des jeunes (et non des bébés car on peut choisir) qui sont en foyer, vu que je suis diplômée d un BEATEP et que j’ai de la facilité a communiquer avec des cas meme très difficiles l’ayant expérimenté au cours de quartiers sensibles ou j’ai bossé.
    Je me dis que cela répond a ma grande tolérance et de beaucoup d’amour et que ces jeunes la journée au collège me laissent un grand champ de liberté pour vaquer a mes occupations-passions comme en ce moment d’écrire (nouvelle activité après la danse, qui vient de se re-réveiller).
    Mon petit soucis aujourd’hui est que grâce a l’écriture et rando en nature avec mes chiens et ma solitude choisie je me reconnecte a mon moi profond d ou je vois que je répond a tous les critères de surdoués mais vraiment beaucoup hormis le fait que je n’ai pas briller dans des masters et licences et gros diplômes et métiers que tout le monde convoite déjà par rapport au finance car c’est un truc qui me passe au dessus de la tête l’argent car je me suffit de très peu de ce coté là. Apres certes je pense que si je m’étais faite testé jeune ca aurait très certainement libérer tous mes blocages et fait tomber ma carapace que je n’apercevoir que maintenant d’où c’est fort de roquefort ! et meme un choc du genre dur a y croire et que j’aurai pu passer mon bac que je n’ai jamais voulu passer car s’était déjà ainsi dans ma tête des le collège lol alors que je suis plutôt une bonne élève et meme au delà de ce que je crois et que j’aurai pu prendre mon pied dans des métiers qui aurait beaucoup plus favorisés mes capacités intellectuelles au lieu de les mettre en sourdine du moins sur le plan de la stimulation intellectuelle et non de l’intelligence dont j’ai toujours mit un point d’honneur depuis toute petite a ne pas les mélanger. Si je peux sortir un peu du sujet sur le parcours professionnel dont je dois oublier pleins d’autres activités, bref, je vais vous dire qu actuellement je me retrouve seule et sans amis après avoir été quelqu’un de constamment entouré d’amis lol je suis donc passé du coq a l’âne. Avec l’âge je ne supporte plus les conversations futiles. Cela me fait comme avant, enfant, ado et jeune (et encore un peu a mon âge) quand je ne pouvais pas rester assise et assis déjà comme il faut lol pendant par exemple un long moment a table ou une réunion, …. S’était toujours une corvée pour moi.
    je ne vais m’étendre sur ce sujet aussi lol mais pour expliquer que maintenant je ne peux plus car déjà de par mes petits métiers et mon statut social issu de parents d’ouvriers et plutôt fermés a divers sujets qui ne les concerne pas et ne fonctionnant absolument pas de la meme façon bref a force et a force aussi de rejets, de me faire taire, de voir que je peux saouler mes proches car je n’essais meme pas avec des connaissances car je vois aussitôt que ce n’est pas la peine d’aller plus loin bref j’en suis venue a avoir pour compagnie mes chiens que j’adore et dont la communication, dont vous seriez surprit entre nous, est limpide.
    La ou je me retrouve en peine c’est que meme si toute seule je suis très bien, et par choix, et que je ne m’ennuie jamais, chose que bcp ne comprennent pas lol; d’un autre coté, je suis triste de ne pas avoir des amis, (et non dans le virtuel), pour pouvoir échanger a notre façon car je suis je pense en attente de me sentir entourée de temps en temps de personne avec qui je pourrais être comprise. Et de cette façon, avoir des échanges bien sympathiques.
    Bon finalement je déballe lol
    Il parait que les surdoués, bien que moi aussi je n’aime pas ce mot pour x raisons, sont eux aussi différents sur certains critères et dans diverses catégories mais qu’il y a un point qu’ils auraient tous en commun qui est très fort des leur plus jeune âge et je pense que certains en me lisant savent a quoi je fais allusion. C’est a ceux là que je m’adresse et que je vous envoie comme une bouteille à la mer ce petit sos. « je suis là ».

    • Reply Rayures et Ratures 11 décembre 2017 at 14 h 11 min

      Merci beaucoup pour votre partage ! Vous avez un beau parcours ! Je vous souhaite de réussir à trouver des personnes avec qui échanger 🙂

    • Reply Leïla 4 janvier 2018 at 15 h 29 min

      Tu n’es pas du tout seule dans ton cas. Et les chiens sont francs du collier, eux, au moins.
      J’ai souvent eu l’impression que mon Saï-Saï, chien bien plus intelligent que la moyenne de ses congénères et qui a été mon meilleur ami durant 15 années, me comprenait bien mieux que les humains. Je ne peux désormais plus me passer de cette compagnie poilue.
      _Les conversations ignares et les propos sans fondement nous agacent tous. Mais il faut tout de même prendre garde à une chose :
      nos conversations agacent aussi ceux qui n’ont pas la capacité à les comprendre.

      En ce qui me concerne, je me suis faite une raison. Les gens comme nous ne peuvent pas, de toute façon, se supporter entre eux sur de trop longues périodes. nous sommes trop indépendants. Et il faut garder à l’esprit que malgré nos capacités, nous souffrons aussi de handicaps. nous ne sommes pas meilleurs en tout et sommes souvent pire en certaines choses, comparés à nos frères humains. Alors je m’efforce d’accepter chacun quelque soit ses capacités. Tant qu’un individu est honnête et valeureux, je lui offre mon amitié.
      Je m’excuse parfois pour mon agressivité face à l’incompréhension. Je demande pardon à la personne blessée et je rattrape le coup par davantage d’écoute et moins de vocalises. En gros, j’ai arrêté de ne parler que pour m’écouter il y a déjà longtemps et ça m’a amélioré la vie.
      Ça m’a permis de garder ceux de mes amis auxquels je tenais.
      Bouteille trouvée…

    • Reply Olive 4 janvier 2018 at 22 h 31 min

      Bonsoir,
      Merci pour ton site très humain, un peu bizarre ce monde non?
      J’ai découvert ma zébritude à 45 ans et depuis j’ai l’impression d’avoir encore plus le cerveau en ébullition.
      Gardien de nuit, employé de station service, puis de piscine, éducateur, formateur, thérapeute, menuisier, cuisinier, veilleur en foyer, sans parler des nombreux emplois « vite fait » en intérim…
      Toujours pas l’extase! Un peu de tranquillité comme veilleur car la nuit ma pensée est libre et ma tête est contente!
      Mon prochain truc ce sera d’écrire… et d’arriver à ramasser sur le papier ce qui m’agite.
      Ma chance est d’avoir un peu misé sur l’immobilier (une maison c’est pas le million non plus!) et d’avoir un peu de sécurité de ce côté là, mais beaucoup de mal à gérer car je trouve toujours que je demande trop d’argent…
      Je suis accro au cinéma indépendant (des pépites vous pouvez même pas imaginer) et j’essaye de voir mes 4-5 films hebdomadaires, loisir possible uniquement grâce au fait que je fasse des nuits (services longs donc juste 3 par semaine).
      La forêt est une autre nécessite (je travaille dans les Vosges donc en sortie de nuit hop! on file crapahuter!).
      Le travail m’ennuie très vite ou alors il me déborde, et je pense sérieusement à vendre tout ce que j’ai pour vivre de manière plus minimaliste, trop de difficulté à gérer mes affects et mon rapport à l’honnêteté dans un monde de filous.
      Et il se trouve que tout le monde sait ce qui nous attend si on continue à tout ruiner sur cette planète, donc, puisqu’il paraît que les zèbres sont des précurseurs, pourquoi ne pas ouvrir certaines voies plus alternatives?
      Ce dont j’ai besoin avant tout c’est de temps, l’argent m’intéresse peu, et rester intègre, ce qui limite déjà pas mal pour le travail!
      Voilà je suis au bord de quelque chose et j’espère que j’aurai le courage…

      • Reply Rayures et Ratures 11 janvier 2018 at 17 h 43 min

        Bonjour!
        Oui il faut avoir le courage, vous avez un parcours très riche (j’adore les parcours variés) et de belles valeurs, alors allez-y, oser, on vous regarde 😉

  • Reply Leïla 3 janvier 2018 at 23 h 36 min

    Bonjour,
    J’ai la chance d’avoir de très bons amis et de m’être épanouie dans différents domaines. Mais ce fut vraiment très difficile.
    C’est pourquoi j’ai pensé que mon témoignage apporterai du grain à vos moulins.

    J’ai personnellement rejeté le monde, l’humanité et ma propre existence à partir de l’âge de 4 ans.
    les humains étais méchants et stupides. Les adultes des menteurs et les enfants des êtres violents et superficiels.

    Famille prolo, HLM, entourage bas de plafond, père pervers narcissique et violent. Environnement violent. Monde violent. Un véritable enfer quand vous êtes du style à tenter l’explication du réchauffement climatique et ses implications à votre mère pas fufute quand vous avez l’âge de six ans en 1982.
    J’ai commencé à étudier les humains, leurs psychologies, leurs meurs et rituels sociaux. Curieuse espèce… j’étais si jeune.
    Je ne rêvais que d’être « normale », comprise, acceptée.
    échec total.
    Prise pour une nulle, je ne comprends pas ce qu’on attends de moi. toujours hors sujet en français, à chier en orthographe, désastreuse en math, etc. J’ai pris plaisir à la langue française en 4e et suis passée de 2 de moyenne à 18,5. J’ai compris, grâce à une professeure attentionnée, les mathématiques la même année et cela a eu un effet similaire.
    Mais ce fut insuffisant. faire mes devoirs n’avait aucun sens pour moi et mon daron voulait que l’école se termine pour moi le plus tôt possible : « _on te paierai certainement pas des études… »

    Lycée professionnel : Déception totale quand j’ai compris que le conseillé d’orientation m’avait menti en me faisant croire que j’apprendrai l’électronique en BEP électrotechnique.
    M’ennuyais… niveau bien trop bas pour moi. Je fume des joints toute la journée, en trouvant des moyens pour en avoir gratuit.
    J’apprends la manipulation mentale.
    Je m’ennuis…
    Je m’entoure d’amis qui semblent vaguement me ressembler. Des originaux, des marginaux.
    toxicomane à 16 ans.
    Départ du foyer parental pour les squat et le milieu punk.
    Drogues, alcool, violence (encore).
    Puis nouveau milieu : techno et free parties. Nouveaux amis. Envie de faire de la musique. Enfin une stimulation : la difficulté à composer à travers la complexité des son dans leur influence sur l’esprit du public.
    Encore des drogues…
    J’ai découvert seulement à force de comprendre de nouvelles choses encore et encore mes réelles capacités dans tous les domaines.

    Sciences, mécanique, littérature, arts plastiques, tous les domaines manuels, comme le travail de l’acier, le bois, la pierre, etc. Le plaisir et la satisfaction de pouvoir faire quasiment tout ce que je veux.

    Par contre, professionnellement, ça a toujours été et c’est toujours une véritable catastrophe.
    Mon CV est certainement terrifiant pour les gens normaux.
    J’ai plusieurs diplômes dans différents domaines, mais rien en études supérieures. Je n’ai même pas le bac.
    Quand à avoir du succès en littérature, vous savez bien que ça ne tient pas toujours du talent.
    En musique, et bien, c’est un plaisir, une passion et chaque fois que j’ai, par le passé, eu l’occasion d’en faire un métier lucratif, il s’agissait de le faire dans des conditions et avec des gens que je désapprouve. La free party, c’est gratuit ! tout le monde à le droit d’entrer. Je hais les clubs, c’est comme ça.
    J’ai des valeurs personnelles qui m’empêchent d’être malhonnête ou injuste. Alors ça raye pas mal de métiers. Sans parler de supporter des supérieurs qui n’ont de supérieur de leur grade dans l’entreprise.

    Alors malgré tout mon savoir, toutes mes capacités, depuis que de l’arthrose ronge mes articulations et m’empêche de fait de pratiquer ces bons vieux métiers physiques qui me permettaient de vivre auparavant, je suis au RSA.

    Surdouée… tu parles d’une misère.

    • Reply Leïla 4 janvier 2018 at 10 h 23 min

      Petit ajout à mon commentaire précédent :

      Bon… c’est vrai que je me débrouille toujours. Tout mon équipement domestique provient de récup’ restaurée et remise en service par mes soins. TV, frigo, ordinateurs, etc. Idem pour mon mobilier. Je peux remonter un moteur de voiture, ressouder une carrosserie, la repeindre et rouler dans un véhicule propre et sécurisant pour le prix des pièces et du matériel.

      Mais ne rêvons pas.
      Partir de rien, vraiment rien (et pas ces partis de rien qui ont déjà des relations et une famille friquée), c’est hyper difficile.

      Comment expliquer à ceux qui pourraient vous aider à démarrer une entreprise que vous êtes très douée et super bonne dans le domaine concerné, que vous avez tout appris seule et que vous savez toutes ces choses dans tous ces autres domaines qui vous permettent de pouvoir assurer clairement la pérennité de votre future entreprise, sans savoir expliquer comment, à des gens qui ont eu tellement de mal à apprendre le peu qu’ils savent et sont persuadés qu’il est impossible d’apprendre en dehors des écoles, le cul vissé sur une chaise 8h par jour pendant 5 ans ? Et qui en plus vous croient instable à cause de votre CV.

      En général, les gens normaux refusent de toute façon d’accepter que ce soit si facile pour vous de faire ce qui leur demande tant d’effort.

      Je m’en sortirai toujours. Le problème, c’est que se faire une place dans ce monde sans mentir, sans être malhonnête, sans participer à la destruction de la planète et à la souffrance d’animaux ou à l’exploitation humaine, c’est hardos quand même.

      J’suis pas hippie… J’ai juste besoin de gagner ma vie, rentrer un salaire raisonnable. Je n’ai aucun besoin de gagner plus que mes besoins. Et ça, aucune aide à la création d’entreprise ne le conçoit. foupoud’a.

      Et comme je me refuse à manipuler quiconque pour obtenir ce que je veux, ça devient compliqué.

      Etre toujours prise pour quelqu’un qui cherche à se démarquer, qui refuse de s’intégrer ou qui fait son originale, qui se la pète, même, c’est fatiguant. D’autant que c’est tout le contraire. Je fais d’énormes efforts pour m’intégrer, justement. Je communique avec mes voisins, je suis serviable, polie et gentille. Je fais de mon mieux pour traiter tout un chacun en égal. Mais ça ne suffit visiblement pas.

      Voilà… j’espère que si des parents de zèbre me lisent, ils pourront comprendre certaines choses afin de mieux protéger leur enfant.
      J’espère aussi que ceux qui trouvent que leur vie est difficile parce qu’ils ne savent pas quoi choisir comme métier comprendront que le problème n’est pas là. Vous pouvez tout faire, alors éclatez-vous. ne vous limitez pas.

      Vous savez pourquoi j’ai commencé à prendre des drogue à l’adolescence ? Parce que avec ça, j’arrêtait de me sentir si différente. ma pensée devenait presque aussi lente que celle des autres.

      Je vous dis pas l’accélération quand j’ai tout arrêté…

      Un test de QI et j’ai finalement compris ce qui n’allait pas chez moi. 150… pfiouf… ça mouline là dedans. tout ça pour ça.

      Finalement, un cerveau comme ça, ça se pilote au feeling. C’est un peu comme surfer sur la vague du chaos. Ça peut nous mener à notre perte. Mais quand on commence à y prendre plaisir, qu’on commence à comprendre son fonctionnement et qu’on accepte le fait qu’il travaille en permanence sans même qu’on en ait toujours conscience, tout le contraire de Sherlock Holmes dans les romans de Doyle qui frime toujours en expliquant son cheminement de pensée de A à Z, c’est génial. Je sais que mon disque dur contient tout ce que j’ai vu, entendu, lu et appris depuis environ l’âge de trois ans. Je ne sais pas toujours comment récupérer ces souvenirs, mais ma mémoire me surprend régulièrement en m’apportant des réponses que j’ignorais connaitre. C’est de lui faire confiance en dehors d’un cheminement clairement explicable qui fut difficile à accepter.

      Pour conclure : Le monde pourrait quand-même être bien meilleur si ceux qui dominent notre société n’avaient pas autant peur de nous. Mentalistesingénieursartistesmanuelscérébraux trop honnêtes pour qu’ils nous fassent confiance.

      Mais que ça ne vous empêche pas de continuer d’apprendre. Un jour, nous serons enfin reconnus pour ce que nous pouvons apporter au monde.

    • Reply Rayures et Ratures 11 janvier 2018 at 17 h 38 min

      Bonjour,
      Je suis désolée que vous ne puissiez plus faire de métier physique et que vous n’ayez pas été plus entourée. Car c’est ça, la clef, être entouré(e). J’espère que la musique vous mènera loin 🙂 Un CV n’est jamais terrifiant parce qu’il est multiple et varié dans des domaines très différents. Ce CV là est riche. Le CV terrifiant, c’est le CV linéaire, tout droit, scolaire. Mais ce n’est que mon avis 😉

  • Reply Eutheka 4 janvier 2018 at 12 h 22 min

    Bonjour, cet article a fait écho à mon parcours, que je vais résumer ici :
    J’ai écouté les conseils plutôt bienveillants et sensés des uns et des autres (famille, conseillers d’orientation, profs, conseillers emplois…), dans le but de trouver « un métier me permettant de gagner ma vie correctement ; l’art, c’est une passion, ça ne rapporte pas ; très rares sont ceux qui peuvent vivre de leur plume… »
    Certes… J’ai donc par défaut écouté ces conseils avisés. Hypokhâgne, khâgne (par deux fois), licence de lettres classiques, master… Mais après ce parcours universitaire, que faire ? J’ai donc décidé de passer un DUT GEA, plus concret, et j’en suis sortie première de toutes les personnes en année spéciale (DUT en 1an).
    Et ensuite ? Où est-ce que cela a basculé ? Je n’ai enchaîné que CDD, surtout des remplacements, en formation pour adulte et enseignement principalement. J’ai même exercé quelques métiers « alimentaires », où je me suis retrouvée à pleurer devant l’inintérêt de la tâche que j’étais contrainte d’exécuter. J’ai été engagée en contrat aidé administratif, durant lequel, à part sur des logiciels spécifiques que je ne connaissais pas, c’est moi qui formait la directrice d’école que j’épaulais en bureautique. Et tout ça pour un simple SMIC de 20h par semaine… J’ai réussi le concours d’adjoint administratif, mais n’ai jamais décroché de poste. Les autres concours n’étaient pas organisés cette année là ni celles d’après. En entendant une campagne de recrutement de l’Education Nationale à la radio, j’ai décidé de tenter le concours de professeur des écoles, pour enfin me stabiliser et démarrer une vie « libre », chez moi et non chez mes parents, à bientôt 30 ans…
    J’ai réussi ce concours du premier coup. Je pensais que ce métier me plairait, mais l’année de stage suivant l’obtention du concours m’a fait prendre conscience que c’était une erreur. Certes, je n’idéalisais pas le métier, mais j’étais loin de m’imaginer que le public enfantin ne me convenait pas à ce point là. J’en ai eu plusieurs ennuis de santé (insomnies, burn-out, colite) L’inspectrice m’a même confié : « il y a erreur de casting, vous vous ennuyez, ça se voit ». C’était retour à la case chômage, mais dans une autre ville, dans un autre département, avec un loyer et d’autres charges à payer.
    Fort heureusement, cette année catastrophique sur le plan professionnel fut plus souriante sur le plan personnel : j’ai rencontré celui qui est devenu mon compagnon, nous avons emménagé ensemble. Ma totale liberté n’aura duré même pas un an, mais je ne regrette pas cette décision. A deux, on se serre les coudes…
    Aujourd’hui, deux CDD et deux enfants plus tard, j’en suis réduite à toucher l’allocation spécifique de solidarité. Je gaspille mon énergie à essayer de trouver un emploi, sans succès. Même un emploi basique d’opératrice de saisie, même en intérim, mais avec un pauvre SMIC, même à temps partiel, mais rien. Quelle injustice, alors que je me suis donné du mal pour décrocher diplômes et concours pendant que d’autres n’en bougeait pas une et vivaient leur jeunesse, avec une situation professionnelle meilleure que la mienne !
    J’ai 35 ans, et j’ai désormais le sentiment de passer à côté de ma vie véritable, celle que j’aurais pu avoir si je n’avais pas perdu de temps à essayer de rentrer dans le moule de cette société Procuste de bas étage. Alors oui, peut-être n’aurais-je pas vécu de ma plume, peut-être serais-je dépendante de la CAF ou de Pôle Emploi, comme aujourd’hui d’ailleurs, donc quelle différence ?
    Peut-être serais-je heureuse…

    • Reply Rayures et Ratures 11 janvier 2018 at 17 h 42 min

      Je vous souhaite de réussir à trouver votre place (sans rentrer dans le moule!) et d’être heureuse professionnellement, vraiment!

  • Reply Ulysse26 19 janvier 2018 at 20 h 48 min

    Bonjour Chloé, et merci pour la fraicheur de ce blog.
    et merci à Emma Daphne qui cherche à se connaitre davantage et qui m’a mis le lien qui lui parlait à elle.

    Je vais parler de moi, à présent…
    J’ai du mal à accepter l’idée d’ETRE un zèbre. Je n’aime pas du tout l’idée de ne pas être comme les autres …
    Mais qu’est ce que j’ai pleuré en écoutant une conférence « Enfants Précoces » (emmené par mon épouse enseignante pour mieux cerner mon fils de 15 ans à l’époque) … Trop de « moi » exposé en pleine face…mémoire, comportements, peurs, désirs, …
    Bon, ici, je me reconnais dans le rapport à l’autorité du zèbre dans l’entreprise : le questionneur incessant, la pensée rebondissante sans cesse, la remise en question de l’autorité (soft dans mon cas).
    Instabilité professionnelle, non. Finalement je viens de faire 20 ans d’approfondissement d’un domaine d’expertise, simplement parce que j’ai eu la chance de trouver toujours du fonds différent à explorer au cours de toutes ces années. Et de découvrir que ce qui me plait énormément (la complexité, les surprises, la recherche, la multiplicité,…) rebute tant les autres!
    J’ai mis 2-3 ans à mettre en oeuvre un changement pour aller vers … un tout autre domaine … de complexité !
    La hiérarchie ne m’a pas vraiment aidé, ni compris; elle est en ce moment surtout orientée vers la rassurante standardisation (beurk!) et parfois tentée par la manipulation (je n’aime pas du tout la non sincérité que j’y vois).
    Et là aussi , une évidence : personne ne comprend mon intérêt toujours vif à 51 berges pour creuser, profond et partout, questionner, soulever le tapis… Pas grave. Je sais à présent que j’apporte ma pierre rare à l’édifice.

    Donc, Courage les zèbres !
    Il existe de nombreux domaines où, comme moi, vous pouvez apporter votre regard tous azimuts et à valeur ajoutée et vous réjouir de la complexité quand d’autres la fuient, et avoir une vision englobante.
    Il faut juste suffisamment de personnes « comme vous » dans le domaine, pour que la reconnaissance puisse vous arriver et pas le reproche du « avec toi tout est compliqué ».

    Allez, je rends la parole à Chloé et aux autres lecteurs du blog :
    vous avez plein de choses à dire ici qui peuvent m’intéresser!
    Bonne soirée.
    Ulysse26

  • Reply Hakuo 20 janvier 2018 at 12 h 48 min

    Coucou !
    Ton article c’est exactement le problème auquel je suis confrontée en ce moment. Du coup je voudrais parler un peu de moi (Ca pourrait aider des gend qui sont dans la même situation).
    Je suis une très bonne élève et je rêverais d’être écrivain, apprendre pleins de trucs sur la littéraire et être polyglotte. Tout ça me mènerais à être….prof. Ce que je ne veux pas parce que je ne vois pas l’intérêt de répéter la même chose à 3 classes différentes… Ou des voies bouchées aussi. (Ouuin, je veux juste faire ce que j’aime moi)

    En ce moment, je dois faire mes voeux d’orientation. J’ai deux choix : entrer dans une prépa réputée parce que j’ai « le profil », que j’ai des bons résultats… ou entrer en fac; à parid même si j’aime pas la ville; dans un cadre plus libre qui me plaierais mieux. Choix difficile, d’autant plus qu’on doit se decider rapidement.

    Encore une fois ton article me met du baume au cœur et me rappel qu’une petite dose de risque n’est pas plus mal. Au final, se prendre la tête ne sert à rien. Il faut s’écouter, et surtour faire CE QU’ON AIME ! Personne (même pas un prof, même pas vos parents) ne doit choisir pour nous.
    Merci de me l’avoir rappelé !

  • Reply Justuneptitezebre 30 janvier 2018 at 11 h 31 min

    Waouh.. Bonjour à l’auteur du meilleur blog que j’ai eu l’occasion de lire sur ce sujet, notre sujet à tous visiblement ! Je me suis reconnue à chaque mot, alors que je suis dans une phase d’inertie terrible et suffocante. J’ai le parcours type que tu décris, je voulais être vétérinaire mais à cause de mon comportement au lycée (et pas les notes) on m’a orienté en STG. Tout mes rêves se sont effondrés, mais j’ai excellé, à tel point qu’on m’a offert une place dans la meilleure prépa HEC, mon père ne m’a pas laissé le choix car de toute façon j’étais paumé dans ce que je voulais faire de ma vie (bien que j’ai parlé de psycho, on m’a vite débouté : une voie de crève la dalle sans débouchés). S’en est suivi une école de commerce reconnue et une nouvelle vie dans une autre ville, un apprentissage dans une société de conseil puis un Cdi de consultante, à 24 ans je deviens responsable commerciale en plus, puis à 25 ans, il y a un an pile, j’ai demandé une rupture de contrat après des mois d’ennui et de déprime profonde. En un an toute ma vie a changé, je suis partie en voyage pendant plus d’un mois, j’ai déménagé en plein centre ville, j’ai monté ma boite, et au moment où tout devrait se poursuivre… C’est le chaos. Je ne me sens pas épanouie dans ce que je fais, professionnellement, j’ai envie de tout arrêter de nouveau et je culpabilise, j’ai peur de regretter, de me tromper encore. J aimerai me lancer corps et âme en psycho et faire de la recherche, mais j’ai plein de blocage qui me paralyse et j’en suis épuisée. Ton article me redonne du peps et l’envie d’y réfléchir… merci pour ça

    • Reply Rayures et Ratures 12 février 2018 at 20 h 02 min

      Merci merci merci, ça m’encourage 🙂 Et merci d’avoir partagé ton parcours avec nous. Je te souhaite de réussir à trouver ce qui te fera vibrer, ou au moins ce qui ne t’endormira pas ! Il ne faut pas penser aux regrets. C’est facile de regretter. On imagine la situation qu’on aurait eu aujourd’hui si on avait continué dans une voie que l’on a quittée… Mais tout cela ce ne sont que des suppositions. Si tu as besoin de faire autre chose, fais le. Alors oui, je sais, c’est difficile. Il faut souvent se justifier, auprès des autres, auprès de nouveaux employeurs, auprès de nos proches… Mais je crois que ça vaut le coup 🙂
      J’aimerais faire un article sur nos profils jugés « incohérents » car très variés dans les métiers et les secteurs, mais qui pour moi maintenant sont « riches » !

  • Reply Dimitri 5 février 2018 at 9 h 45 min

    Merci pour cet article, je me retrouve actuellement de ce dilemme… Cela fait 6 ans que je bosse dans la même branche ( WebDev etc.) , et j’ai changé 4 fois d’entreprise. J’adore mon métier mais je ne supporte plus l’environnement de travail, je m’ennuie à mourir ( la preuve j’écrit ce message alors que je suis au travail :-p ), il n’y a plus de défis, et seul les incompétents décroche les postes à responsabilités !

    Dernièrement, j’ai la lubie de m’essayer à la cuisine, mais j’ai un peut peur de retomber dans le même schéma…. Est-ce-que le changement de profession regèlera vraiment le problème ? Et si c’était simplement moi le problème ? Et comment savoir si la cuisine m’apportera les défis dont j’ai besoins ?

    Enfin Bref je sais plus trop quoi faire… Vos retour d’expériences sont les bienvenues 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 12 février 2018 at 19 h 59 min

      J’ai eu les mêmes questions… Je les ai encore.
      Je peux déjà répondre à une chose : non, ce n’est pas vous le problème !

      En revanche, je ne crois pas qu’une autre profession règle vraiment le problème, sauf s’il s’agit d’une véritable passion ou d’une profession qui fonctionne sur un mode totalement différent… Si c’est simplement la même chose mais ailleurs, cela vous remotivera quelques temps, puis ça risque de redevenir pareil… Mais ce n’est pas perdu pour autant, au moins vous aurez fait plein de choses 😉

  • Reply Humanizebre 16 février 2018 at 13 h 49 min

    Merci pour ce billet! Je sens que je vais aller fouiller sur le reste de votre blog…. Je me retrouve dans tellement d’éléments…! Arrêtée depuis qqs mois pour burn out, je fais le point sur ce qui m’a menée là. Et une des professionnels que j’ai consultés a évoqué que selon son expérience un déroulé de 1e séance est souvent révélateur d’un HP, burn out sévère et/ou forte résilience. M’etant toujours reconnue (intuitivement – tiens!) dans les descriptions de HP, ca m’a interpellée. Après en avoir discuté avec ma psy, elle me confirme que j’en présente beaucoup de caractéristiques. Hypersensible, avec un sens de justice, un besoin de sens, une curiosité de l’autre, une facilité d’adaptation, tout en me sentant rarement a ma place, rapidité de compréhension et d’apprentissage. Je me reconnais dans beaucoup de passages ci-dessus. J’ai voulu brièvement être architecte a l’adolescence (le mélange de créativité artistique et de rigueur mathématique) mais ai vite décroché face à la subjectivité du jugement qu’on porterait sur mon travail. J’aurais rêvé d’etre photo journaliste, mais ca ne me faisait peur quant à la sécurité financière (et peut-être de monotonie). Du coup j’ai suivi ma vocation d’enfant: l’humanitaire. Malgré cette vocation qui reste n partie une vidence, je me retrouve dans le CV incohérent. J’ai tenu plusieurs types de fonctions au sein de mon secteur d’activité. L’avantage du secteur est probablement qu’il y est tout à fait normal de bouger au bout même de qqs mois. On m’a déjà reproché d’être brouillon quand je tente de justifier mes propos, ou trop « intense ». Je déteste faire des choses dont je ne conçois pas le sens, ou trop répétitives, suivre des procédures pour le principe des procedures. J’adore par contre réfléchir au développement de programmes, écouter les communautés que nous servons, échanger sur les différentes visions du monde avec mes collègues de différents horizons. Je n’ai jamais compris le gens de mon entourage qui font le même job depuis plusieurs années, qui se contentent de leur voiture et téléphone de société comme critère de satisfaction professionnelle; et eux par ailleurs ne comprennent pas que je fasse qqch qui est considéré comme un truc qu’on fait entre ses études et un « vrai » job. Depuis que je suis arrêtée, j’ai repris un nouveau hobby créatif; je sentais que ca me manquait et ca me fait du bien! J’hésite entre un job qui paie bien dans une grosses structure internationale, me lancer comme consultante a mon propre compte, vivre de mes créations, tenir un blog, ou tout planter pour ouvrir une maison d’hôte dans le Sud…. Et je suis freinée par la peur du regard des autres, l’insécurité financière, ou la peur de l’ennui/des cadres, selon. Bref, ca part encore dans tous les sens, mais je découvre – avec cette fois un (pseudo)diagnostic – les avantages et inconvénients de comment je suis constituée, j’apprends a me connaître, a comprendre mes choix et comportements passés et à m’accepter pour l’avenir. Et de lire vos témoignages, je me sens moins bizarre 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 17 février 2018 at 10 h 48 min

      Bonjour,
      Je vous comprends tellement ! Je me retrouve aussi beaucoup dans votre commentaire. Et je ne peux pas comprendre non plus que l' »ambition » soit de rester dans le même job plusieurs années, en augmentant de salaire et en se contentant de la voiture de fonction comme critère de satisfaction professionnelle. Je suis entièrement d’accord avec vous. Et en même temps, je fais face tous les jours aux critiques et remarques des gens qui justement se satisfont de ces éléments matériels, et qui me disent que ce que je fais n’est pas un vrai travail, que je dois sûrement me tourner les pouces à « travailler » de chez moi, que j’ai de la chance d’être tout le temps en vacances… Des gens qui ne peuvent pas comprendre les autres modèles de travail.
      Je suis également confrontée au besoin de reconnaissance, la peur du regard des autres et celle de l’insécurité financière en faisant un job qui sort des normes. Alors si vous souhaitez en discuter par email, n’hésitez pas, il y a un formulaire de contact en dernière page 😉

      • Reply Humanizebre 19 février 2018 at 0 h 23 min

        Merci! Volontiers pour échanger plus par mail! Je mets quand même une suite ici, car les témoignages des autres m’ont touchée, et j’espère que mon vécu fera du bien a qqn d’autre, comme la lecture des commentaires m’a fait du bien.

        Car je me retrouve dans tellement d’autres bribes de témoignages, et ca fait du bien de sentir qu’on appartient à une communauté, même virtuelle: les « a les capacités de faire tellement mieux » des enseignants (et des parents – qui contribuent inconsciemment a cette tendance a croire qu’on ne fait jamais assez bien); un test d’orientation pour l’aide dans mon choix d’études superieures qui disait que je pouvais faire tout ce que je voulais, or c’était bien la que le bât blessait: je ne savais pas ce que je voulais; combiner l’équivalent de 3 fonctions dans mon dernier poste, mais rester convaincue que je n’en fais pas assez; éternelle insatisfaite (combinee a une empathie aiguë pour ceux a qui on vient en aide) au point de faire un burn out; ne plus supporter la souffrance a laquelle on tente un tant soit peu de remédier par ses choix professionnels (et puis s’en vouloir d’abandonner pour s’occuper enfin un peu de soi, de buller, de se découvrir un talent créatif au lieu de continuer à « sauver le monde »); se cramer dans son métier altruiste pourtant si en phase avec son sens de l’équité, parce qu’on a bien conscience que le monde, on ne le sauvera pas, justement, même si on bosse 50-70h/semaine; et pourtant rester convaincue que c’est ma voie professionnelle, celle qui me fait vibrer humainement, tout en assouvissant mon besoin de challenge, de découvertes et de questionnements permanents – car comme Alexis, je suis assez heureuse professionnellement; votre propre épanouissement en combinant différents métiers, qui résonne fort avec mon envie de continuer comme consultante indépendante dans ce secteur pro qui me passionne et dans lequel je pense enfin avoir acquis une certaine légitimité au bout de 10 ans, tout en me ménageant du temps pour les projets perso, créatifs, a mon rythme; savoir que la polyvalence est une des choses qui fait la force de mon CV; petite et étudiante, adorer les cours au point d’en avoir manqué aucun même à l’université, mais détester étudier car on n’apprend plus rien au point de préférer se perdre dans le Larousse illustré même en primaire; ne pas dormir parce que ca tourbillonne dans ma tete; vivre dans 4 pays différents en 10 ans et adorer ca, puis un jour être fatiguée, rentrer, et s’ennuyer du conformisme auquel on aimerait pourtant tant adhérer pour se sentir moins en décalage; se rappeler ce copain d’univ’ qui disait que son ambition était d’être un imbécile heureux et voir cette phrase prendre tout son sens; « Le fait aussi d’avoir l’impression d’être un imposteur, de ne pas être assez bon, assez fort » pour paraphraser un autre commentaire; avoir une certaine facilité avec les langues (que je « sens ») mais pourtant ne pas comprendre pourquoi ma maman me suggère de devenir interprète, car je ne ferais que restituer les paroles des autres sans pouvoir participer au débat; se dire « trop chouette le parcours si décousu de X » en lisant d’autres témoignages; se dire que la confirmation de sa « zebritude » c’est la clé d’un bonheur et de plein d’opportunités a venir, ca donne un éclat nouveau a notre difference, a ce sentiment de décalage; et que comme l’a fait découvrir ma psy, ca peut être une force incroyable (si on arrive à y croire ); et s’étendre beaucoup trop longtemps sur un commentaire a un post de blog parce qu’on a adoré tellement de trucs dans les réactions des autres

        Merci donc encore d’avoir créé un espace qui traite de « nous » de manière aussi juste, mais légère; ou on peut se sentir moins seul, moins décalé; qui semble en aider plus d’un qui comme moi se découvre et s’apprivoise enfin

  • Reply Morgan 7 mars 2018 at 15 h 04 min

    Bonjour,

    Je me retrouve tellement dans ces témoignages. Et me voilà aujourd’hui (au travail) à lire cela.. en quête de trouver mon chemin. Et bizarrement j’ai cette impression que sans avoir trouver ma voie professionnelle, je ne serais jamais totalement épanouie…
    Je sais ce n’est pas la seule chose, mais je fais pas mal de chose à côté, mais besoin comme beaucoup de travailler pour pouvoir manger. J’allais dire vivre.. oui hélas nous avons besoin de travailler pour vivre mais n’est ce pas survivre.. je reviens d’un voyage solo, sac à dos.. je ne rêve que d’une chose: tout envoyer balader et repartir mais je sais, que la solution, ne serait là aussi qu’éphémère…
    Pourquoi je me lasse si vite des choses?
    Comment trouver sa voie, en tout cas celle qui me correspond aujourd’hui… j’ai des pistes, des envies mais pas facile, je suis solo, j’ai un enfant je dois assumer mon rôle d’adulte..
    Cela fait 2 ans et demi que je suis à mon poste (nouveau record!!) je veux partir mais le confort, du salariat, des congés etc… sont agréables… et je n’attends que mes we, congés pour partir découvrir le monde avec ou sans mon fils..
    J’ai besoin d’air, je m’encroûte, ne m’investis plus dans mon travail, mais aujourd’hui je suis capable de dire ce n’est pas parce que je suis mauvaise, c’est parce que cela ne me plait plus…
    Comment gérer cet ennuie qui arrive tellement vite… comment trouver sa voie lorsque tout nous plait, mais de façon trop courte.. ou pourrais je utiliser cette polyvalence qui est à la fois un poids car non spécialiste mais en même temps tellement enrichissante…. ou, comment puis je trouver des pistes et même un peu plus…
    Merci pour cet article, les témoignages. Je me sens moins seule mais hélas je ne sais pas comment et ou avancer.. soit disant cela va arriver comme ça !!! Je ne suis pas si certaine de cela…

    • Reply Rayures et Ratures 9 mars 2018 at 19 h 11 min

      Bonjour !
      Merci beaucoup pour votre message. Je ne pense pas que « ça va arriver comme ça » 😉
      C’est très difficile de quitter les avantages d’un job même s’il ne nous satisfait pas. Dans un premier temps, le temps que vous trouviez ce qui vous fait vraiment plaisir au quotidien, vous pouvez développer des petits projets personnels sur lesquels vous pouvez avancer un peu pendant votre temps libre, et peut-être que ça vous amènera petit à petit à définir « votre voie » (ou vos voies, je pense qu’on en n’a pas qu’une), et à mieux supporter le quotidien d’un travail qui vous intéresse moins ! Vous ferez ce travail pour ses avantages (salaire fixe, congés, etc.) et vous chercherez à vous épanouir avec les autres petits projets !
      Qu’en pensez-vous?

      (Je n’ai pas d’enfant, j’imagine que c’est compliqué de gérer des projets personnels en plus du travail le soir avec un enfant, mais on sait jamais 🙂 )

  • Reply ed 8 mars 2018 at 13 h 49 min

    Super ce petit texte ! Tout jeune zèbre de 41 ans (je le sais depuis 2 jours) – et papa d’un petit zébrillon de 10 ans – j’ai parcouru beaucoup d’articles inscrivants les HPI dans lesquels je ne me retrouvais pas du tout. Celui-là au contraire c’est tout moi 😀 Et ça fait du bien.
    Merci donc 🙂

  • Reply klez 13 mars 2018 at 17 h 33 min

    La vache ! mais ils parlent de moi !!! … je suis tombé sur votre article par hasard en tapant (du travail) « changer de vie » sur Google … J’ai 44 ans, 2 enfants, dont un zébrou « certifié au wisc IV .. réalisé tardivement (CM2) … il vient d’ailleurs de basculer en 5ème après 1 trimestre de 6ème (non sans difficulté)…Bref, Ma femme et moi, nous ne sommes pas rendus (…)

    Petit, je voulais être physicien, d’ailleurs ça me passionne toujours … Je lis tout ce que je peux, regarde tout (notamment Klein, Barrau, Villani, les TED…), Obsessionnellement ! Mon obsession du moment, c’est Ettore Majorana … je vous recommande … un génie absolu (avec quelques âneries) et des mystères irrésolus à jamais . Il y avait aussi le dessin, la peinture, j’aurais aimé être dessinateur, je fréquente l’Ecole des beaux Arts ( 2 x par semaine) et suis des cours adultes depuis un an (seulement) … j’adore… m’en lasse pas et ça marche bien… il aura fallu attendre la quarantaine pour prendre des cours …Pour être honnête, j’ai quand même ce sentiment de gâchis dans la bouche.

    Malgré ces centres d’intérêt manifestes, ben … j’ai fait 15 ans de finance (controlling, corpo, lbo …) ! super !! en changeant très souvent de secteurs (média, automobile, chimie …etc …) … ça me permettait de tromper l’ennuie … et puis je me suis posé dans une boite sympa … les enfants sont arrivés (+ confort…etc …), d’abord dans mon « métier »: en finance … ma 1ère imposture rémunérée, et vous savez quoi ? j’ai finit par m’ennuyer terriblement …

    J’ai construit en parallèle de mon travail un « projet » pour l’entreprise dans laquelle je travaillais (j’y travaille encore) .. un projet qui pouvait me sortir de là : un projet de nouveaux business (… pour tromper l’ennuie, bien sûr .. encore), j’ai attendu un bonne opportunité pour en parler, il était prêt…. un nouveau CEO … un homme ouvert … l’occaz était trop belle ! Bingo !! j’ai donc basculé depuis 5 ans dans du Business Development (2ème imposture mais + sexy que la 1ère) … mais vous devinez quoi ? … a y est … j’ai fait le tour rapidement (comme sur la 5ème planète du petit prince) … je m’ennuis à mourir… ça me déprime….
    Tant et si bien qu’aujourd’hui … je me demande si je ne dois pas me faire violence pour essayer de faire de mes journée qqchose que j’aime profondément : du dessin pardi ! de phénomènes physiques par exemple…. quelque chose dans lequel je pourrais m’investir pleinement avec mon libre arbitre, mon feeling, ma sensibilité et ma créativité … j’aimerais tant ! mais pour autant … comme tout un chacun, c’est compliqué … mais finalement pourquoi pas… tout plaquer ! intelligemment ! sans trop de casse et avec un poils de sécurité …pourquoi pas ! je me demande sérieusement.

    Encore Merci pour votre article !

    • Reply Rayures et Ratures 13 mars 2018 at 19 h 02 min

      J’adore quand on me lit du travail 😉 😉 😉
      Je comprends très bien votre ennui et votre dilemme ! (Je suis moi-même passée du contrôle de gestion à l’analyse stratégique, puis à l’illustration… en un temps beaucoup moins long cela dit). C’est difficile de quitter la stabilité et le confort d’un job même s’il nous ennuie à mourir. Tout le monde ne peut pas se permettre de changer de métier, surtout quand tellement de choses nous passionnent… Peut-être que déjà vous pouvez développer un projet sur votre temps libre où vous pourrez exprimer votre créativité et votre sensibilité, et faire la transition tout doucement si ça se passe bien !

    • Reply Dark-fluo 16 mars 2018 at 13 h 50 min

      bonjour Klez, beaucoup de points communs (informatique pour le côté alimentaire qui sied à mes compétences logico-mathématiques, mais une forte appétence créative tous poils avec une envide de peindre depuis qq temps,… et comme je galère pour trouver LE cours de peinture…je me permets de te demander quels sont tes cours aux beaux-arts ? merci!!

  • Reply David 15 mars 2018 at 17 h 54 min

    Bonjour Chloé,

    Je ne vous connais pas sauf peut-être d’une autre vie.
    Comment arrivez-vous à parler de ma vie aussi précisément. Serais-je espionné ?
    Blague à part une amie m’a transféré votre post et c’est stupéfiant…

    Elle prétend que je dois être un zèbre qui s’ignore… Je vais penser à force qu’elle a raison.

    • Reply Rayures et Ratures 16 mars 2018 at 10 h 08 min

      Bonjour David,

      C’est que vous n’êtes pas tout seul à fonctionner et réagir comme cela 🙂

    • Reply Guy 20 avril 2018 at 12 h 19 min

      Bonjour,

      Je suis heureux d’être tombé sur cet article et de voir que je ne suis pas seul ! Cela fait 2, 3 ans que je galère à trouver un emploi qui me satisfait, suite à une rupture conventionnelle. Je travaillais en tant que journaliste reporter d’images et j’ai pu m’investir dans plusieurs profils de postes tels community manager, chargé de communication, assistant marketing… J’ai besoin de pouvoir exprimer mes idées, que ce soit sous forme de supports communicants (rédactionnels, visuels et audiovisuels…) Aujourd’hui je suis un peu dérouté car tout tourne autour de l’activité commerciale.. Ma période de chômage va s’achever et je n’en peux plus de cette situation précaire, je suis à bout!

  • Reply Jennifer 20 avril 2018 at 23 h 11 min

    Bonjour Chloé….comme je me retrouve dans tous vos dires…comme beaucoup je suppose. Dans la pyramide de Maslow, je me sens enfin appartenir à un groupe, celui des zèbres (surtout depuis que j’ai passé le test pour confirmer ma douance). J’ai également changé beaucoup de fois de métier qui n ont strictement rien à voir entre eux: secrétaire commercial serveuse infirmière monitrice auto école etc etc… J adore apprendre, les études.. ça fait du bien aussi de pouvoir témoigner sur votre blog (super bien fait au passage).. je participerai au financement de votre livre car je trouve que votre créativité doit se révéler matériellement (et puis le blog est top donc le livre le sera aussi). Bref, je suis contente d être tombé sur ce blog…

  • Reply Gladys 7 mai 2018 at 16 h 22 min

    Bonjour,

    Je me sais zèbre depuis septembre 2016 et plus je lis sur le sujet, plus cela devient une certitude. Votre blog vient encore une fois de me le confirmer. Quand je vous lis, je me vois… intégralement.

    Sauf que là je suis dans la phase totalement paralysante de la peur de l’échec et je n’arrive pas à m’en sortir. J’ai lu votre page la concernant, mais ça me semble tellement « impossible » à réaliser. Cette peur est tellement ancrée (et la psychiatre qui me suit, m’écoute et ne pipe pas un mot. J’espérais qu’elle me fasse réfléchir autrement (parce que réfléchir, ça, je sais faire… et même trop parfois), mais elle me regarde, hoche la tête de temps en temps, griffonne un truc sur sa feuille, et puis… se lève « Merci Au revoir à dans 1 mois ! ».

    J’ai l’impression d’être totalement bloquée. Ce n’est pas le parcours professionnel qui a été chaotique parce que je n’en ai pratiquement pas eu, c’est mon parcours scolaire qui a pris cher (je voulais être archéologue – égyptologue plus précisément – mais on m’a dit: « Non, fais un bac commerce, ça rapporte plein de sous ! ». Résultat : que nenni. Domaine aussi inintéressant que possible avec une certaine malhonnêteté, absolument pas pour moi, ma personnalité a été totalement hermétique. Puis je suis partie en fac d’économie, j’ai changé entre deux pour l’histoire, j’ai tout raté, l’année suivante je suis partie en langue : raté encore, puis en droit : grave dépression dès les premiers mois… une horreur. Puis une formation informatique, terminée et diplômée mais bouchée et au final après avoir travaillé deux années cette branche, ennui total, incompatibilité avec les autres, je ne les supportais plus !) .

    Et je n’ai toujours pas trouvé ma voie !

    Je vis ma zèbritude à la fois comme une malédiction et comme un don. Mais je n’arrive pas à en tirer profit. Faire quoi ? Je suis une contemplatrice, je peux passer de longs moments dans la journée à écouter les oiseaux chanter, ou ressentir la brise caresser ma peau, rêver…

    Pour moi, le travail tel que le conçoit la société actuelle, c’est juste pour occuper et tenir sous sa coupe les milliards de personnes qui vivent sur Terre.

    Un jour que j’écoutais un audio de développement personnel, il a été fait mention d’un événement que l’auteur a vécu. A l’époque, elle travaillait dans un centre pour handicapés mentaux. Elle est alors sortie se promener 5 minutes pendant sa pause, et durant sa promenade, elle croise un collègue. Il surveillait un groupe de jeunes handicapés mentaux, qui semblait creuser dans un tas de terre et qui le déplaçait à un autre endroit. Elle fit le tour du bâtiment comme à son habitude et son chemin la fit recroiser le même groupe, qui effectuait la même tâche mais pour un autre emplacement. Intriguée, elle a demandé à l’employé ce que pouvait bien faire ces personnes. Voici ce qu’il a répondu : « On les occupe ». Elle a alors été sidérée considérant que ces personnes avaient probablement autre chose à faire et à vivre de bien plus intéressant que de déplacer un tas de terre.

    Lorsque j’ai entendu ça, j’ai fait le rapprochement avec notre vie professionnelle. Nous ne faisons que nous occuper ! Peu de personnes travaillent réellement par plaisir, par passion et s’y épanouissent.

    Dans mon rêve idéal, pour moi-même j’entends, je ne travaillerais pas. J’aurais suffisamment d’argent pour vivre sans crainte du lendemain et je pourrais m’adonner à tout ce qui m’intéresse (une quantité d’activités aussi diverses et variées) sans pression, sans délai, prendre le temps de respirer le parfum des fleurs de la vie… mais ça ce n’est qu’un rêve. Il nous faut payer factures et autres besoins courants et on ne le peut pas sans argent.

    Alors je suis malheureuse parce que j’aimerais vraiment que mon travail ait un sens, qu’il me donne envie de me lever avec le sourire. Mais quoi ? Etre une contemplatrice ça n’aide pas ^^

    En tout cas merci pour votre blog parce que je ne me sens plus seule, je ne suis pas bizarre et j’ai même des qualités. Ça fait 1 an et demi que je sais être un zèbre, ça m’a permis de comprendre certaines choses mais je n’ai pas encore découvert ce qui me manque et que je cherche depuis plus de 20 ans. Plus qu’à espérer que ça viendra vite.

  • Reply Any 15 mai 2018 at 10 h 21 min

    Bonjour, et merci pour cet article.
    Il permet de répondre à certaines interrogations. Globalement, ma vie s’est toujours bien passée et je n’ai jamais ressenti de besoin de poser de diagnostic. J’ai toujours mené de front beaucoup de choses (entre autres boulot, études et grossesse puis bébé). Mon credo a souvent été : « pourquoi choisir quand on peut tout faire ? ». Tant que j’arrivais à caser quelque chose dans mon agenda, rien ne semblait impossible. Mais il y a un an, j’ai terminé des études en cours du soir, obtenu un nouveau diplôme. J’avais deux mi-temps assez différents, l’opportunité de rentrer le soir sans plus avoir rien à faire d’autres que de profiter de ma famille, aller faire du sport, etc. Mais depuis quelques semaines, je m’ennuie au boulot (des deux côtés). Je n’apprends plus rien, ou plus grand-chose. Je sais d’avance que quand il y a quelque chose à faire, je le ferai vite (mais bien). Je m’estime heureuse d’avoir deux mi-temps car à temps plein ce me serait tout simplement insupportable.

    Je ne savais pas pourquoi je me sentais mal au(x) boulot(s), mais grâce à ce blog, maintenant je sais. Ou du moins ça confirme des remarques entendue tout au long de mon parcours selon lesquelles je comprends vite, je travaille intelligemment, etc.

    De mon côté, plutôt que de « fuir » (car quand on quitte un emploi, encore faut il en trouver un autre, je pense parler de ça avec ma direction lors du prochain entretien de fonctionnement (mais c’est parce que je sais que le dialogue est possible). J’ignore concrètement ce qui pourrait être fait, mais, comme on dit : « qui ne tente rien, n’a rien » (de toute façon ma chef m’a dit suffisamment souvent qu’elle ne voulait pas que je parte (j’ai eu plusieurs opportunités) pour savoir qu’elle n’attendra pas le mois de novembre (date de fin de CDD et logiquement début de CDI) pour réagir.

    Bref, merci et bonne continuation 🙂

    Any

  • Reply Blanc dit ne 20 mai 2018 at 8 h 34 min

    Bonjour,
    En cherchant un métier pour les zèbres je suis tombée sur votre blog.
    Ça m’a ramenée quelques années en arrière lorsque notre fils a été étiqueté ainsi puis ses soeurs… J’ai alors pris conscience que j’étais un drôle de zèbre moi aussi. Un parcours scolaire, professionnel patchwork, sensibilité, et absolument tout ce que vous décrivez ici.
    Les associations spécialisées peuvent aider, surtout les enfants.

    Actuellement en n’ième étape de brain-storming pour changer de vie, je suis confrontée aux difficultés de faire un choix et, comme d’autres zèbres de montrer un parcours qui puisse convenir pour un emploi convoité.
    Et j’hésite… Plusieurs possibilités. Le grand écart entre mes envies. Peur de me tromper et de regretter. Besoin de me lancer à fond.
    Pour les zèbres la route est difficile à suivre. Comme si on était fait pour aller sur des chemins bordés de mille papillons et bêtes à regarder en traversant des paysages changeants. Ne pas s’ennuyer…
    Alimenter son cerveau son coeur avec une harmonie et de la créativité.
    Aider les autres aussi.
    Je dirais que si l’on était conscients de qui l’on est assez tôt et accompagnés cela serait formidable. Pour nous, nos enfants, nos conjoints et même pour la Société.

  • Reply Ludo 21 mai 2018 at 16 h 45 min

    C’est énorme…
    Tout ton blog, et cet article en particulier… j’ai les larmes aux yeux alors que j’arrive à la fin de la page. Choisir a depuis toujours hanté ma vie, chaque choix a été, et est toujours, un déchirement profond. Beaucoup de mes choix depuis tout petit restent ancrés dans ma mémoire.
    Merci de mettre des mots sur tout ça ! Je ne sais pas comment exprimer ma gratitude.
    ça fait tellement de bien de se reconnaître, on se sent beaucoup moins seul dans le fonctionnement de notre cerveau.
    Pour ma part j’ai pris conscience de beaucoup de choses dont tu parles grâce à l’utilisation de psychotropes hallucinogènes (champignons, LSD…), dont je ne recommande l’utilisation qu’avec parcimonie et grande réflexion à ceux qui pourraient me lire, car en cas d’utilisation déraisonnée c’est la porte ouverte à toutes sortes de problèmes psychiques, encore plus pour nous zèbres, dont le cerveau tourne à mille à l’heure. Les hallucinogènes sont en quelque sorte mon propre psy, car ils me font dialoguer avec mon propre inconscient.

    Longue vie aux passionnés, aux curieux, aux sensibles ! On peut le faire <3

  • Reply beatrice 20 juin 2018 at 13 h 36 min

    Merci pour votre article et ses pertinentes illustrations.
    Je m’y retrouve à 100 %!

    Je n’ai pas encore trouvé LA voie qui me convient pleinement.
    Et j’ai déjà 50 ans…

    Ne désespèrons pas !
    L’avantage de notre siècle de haute technologie est de permettre une ouverture multi directionnelle.

    • Reply Rayures et Ratures 6 juillet 2018 at 8 h 19 min

      Merci beaucoup Béatrice 🙂 Et merci de me lire !
      50 ans ça laisse beaucoup de temps encore pour exploiter son potentiel 🙂

  • Reply Marc 17 juillet 2018 at 14 h 30 min

    Ouah…
    Je ne laisse jamais de messages sur les forums d’habitude mais là vous touchez droit au but. C’est totalement moi. Je n’ai pas le temps de développer mon parcours mouvementé et torturé. Mais bravo et surtout MERCI, sincèrement. Merci beaucoup.

    Marc

    • Reply Rayures et Ratures 13 août 2018 at 10 h 44 min

      Merci sincèrement à vous d’avoir pris le temps de m’écrire ce message, qui encourage et fait chaud au coeur 🙂

  • Reply Tipouno 25 juillet 2018 at 21 h 40 min

    Merci d’avoir si bien (et si simplement) résumé le quotidien d’un zèbre. Je me tape la tête contre les murs à travailler avec des gens « normaux » et avoir une N+1 sans éthique. 10 ans au même poste, sans reconnaissance, à servir de larbin dans une enorme entreprise sans âme. Mais il faut faire bouillir la marmitte, et à 45 ans, pas évident de tout envoyer balader. Ma femme me reproche toutes mes particularités de zebre tout en les niant. J’aimerai etre moins rebelle, moins refractaire à l’autorité, faire plus de compromis. Mais je suis comme je sais et votre post, m’aide à l’accepter. Mais diantre, comment faire pour travailler avec des beaufs, à l’humour de beaufs qui vous prennent pour ET. Mon humour décalé, sarcastique dérange tellement. Enfin j’arrete là 🙂

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