Caractéristiques de zèbres

Chapitre 16/2 – Accepter sa propre particularité

11 juin 2017

 

Avant de commencer la deuxième partie de ce chapitre sur l’acceptation, il est important de se souvenir des petits personnages qui sont intervenus dans divers articles du blog et que l’on retrouvera ici (M. Ressenti est nouveau!) :

Revenons à nos moutons. Que l’on ait été identifié zèbre sur le tard, à l’âge adulte, ou que l’identification ait été faite à l’école mais niée (ou du moins pas prise en compte) par la suite, le même problème d’acceptation se pose. Il est peut-être même plus difficile d’accepter sa particularité lorsque cela nous concerne directement.

Pourtant, la reconnaissance puis l’acceptation permettent de quitter le mode de survie que beaucoup de zèbres reconnaîtront puisqu’ils sont nombreux à s’y être réfugiés.

La reconnaissance.

La prise de conscience de sa différence, la reconnaissance (la consultation avec un(e) psychologue, le passage du test, etc), sont déjà de petits pas vers l’acceptation. 

Lorsque l’on n’a pas conscience de sa singularité, ou plutôt lorsque l’on ressent un décalage sans pour autant pouvoir l’expliquer, il est difficile de s’accepter tel que l’on est. Et si l’on ne s’accepte pas, alors on essaye de se conformer aux standards, de suivre un chemin balisé qui n’est a priori pas le notre. On fait appel à notre personnalité de camouflage, et on passe à côté de ce qui nous correspondrait probablement mieux.

En revanche, lorsque l’on nous explique notre singularité, les ressentis, les réactions parfois extrêmes que l’on peut avoir, alors cela donne du sens. Beaucoup d’adultes zèbres identifiés sur le tard disent d’ailleurs qu’après la prise de conscience de leur différence ils ont repensé à toute leur vie, trouvé des explications à diverses situations vécues, trouvé un sens.

Reconnaître sa différence, c’est déjà bien, mais pour passer à l’étape supérieure de l’acceptation alors ?

 

L’acceptation.

Après la prise de conscience et la reconnaissance viennent assez souvent une période de déni, ou de colère, puis, petit à petit, naturellement, vient l’acceptation.

Avant leur prise de conscience, les zèbres niaient leur différence, faisaient comme si elle n’existait pas, persuadés que cela leur rendrait la vie plus facile. C’est peut-être vrai, je ne sais pas. Peut-être que la vie est effectivement plus facile en faisant semblant, mais ce dont je suis sûre c’est que c’est à la fois ennuyeux et frustrant de ne pas s’épanouir.

Accepter sa particularité, c’est ne plus subir. C’est accepter non seulement la personne que l’on est, mais surtout celle que l’on a toujours été. C’est ne plus lutter contre les pensées envahissantes, contre les ressentis intenses, contre les idées débordantes, contre toutes ces caractéristiques intrinsèques aux zèbres, c’est ne plus risquer de trahir ses valeurs pour se conformer et s’intégrer à tout prix. C’est comprendre, intégrer et respecter sa singularité. 

x

Attention, s’accepter ne veut pas dire que les zèbres perdent l’intensité qui les caractérise, et cela ne permet pas non plus de résoudre tous les problèmes auxquels les zèbres, comme chaque être humain, peuvent être confrontés dans leur vie.


C’est simplement propice au développement personnel, à la réalisation de soi. Quand un zèbre adulte comprend qui il est et qui il a toujours été, ce qu’il percevait comme une faiblesse peut petit à petit devenir un atout. Il comprend ce qu’il doit mettre en valeur. S’accepter tel qu’il est lui donne parfois l’impulsion pour utiliser pleinement son potentiel, faire des choses, se débloquer, se lancer dans un projet, retourner apprendre à l’université, oser.

Parmi les adultes avec lesquels j’ai échangé, l’un deux s’est remis à l’écriture d’un livre, une autre à décidé de partir à la rencontre de gens inspirants lors d’un tour de France, un autre s’est reconverti dans l’enseignement, une autre s’est remise à la pratique d’un instrument rangé trop longtemps… Moi-même, je me suis inscrite en école d’arts appliqués à distance et j’ai commencé à écrire et illustrer ce blog (on me reproche souvent de ne pas parler de moi, de ne pas avoir fait d’article « à propos », alors je dissémine quelques petites informations par ci par là:) )

Je n’ai pas de solution miracle à vous proposer pour réussir à s’accepter, si ce n’est qu’il faut, à mon sens, du temps, des informations et un regard extérieur et neutre. Certains adultes zèbres sont tentés de se dire qu’il est trop tard pour accepter leur singularité, pourtant tout n’est jamais perdu, on a toujours le temps de redevenir ce que l’on a toujours vraiment été 🙂

Alors, vous êtes prêts à vous accepter tels que vous êtes ? 🙂

You Might Also Like

24 Comments

  • Reply Céline 14 juin 2017 at 10 h 48 min

    En un mot : MERCI !
    En plusieurs : bravo pour ce blog explicite, utile, joliment illustré, accessible… et révélateur !
    Diagnostiquée depuis quelques semaines (à 43 ans), j’avais déjà beaucoup lu et cherché de réponses dans des livres de développement personnel. Maintenant tout cela se met en place, comme une locomotive qui se remet sur des rails, et votre témoignage résonne absolument juste en moi. Je vais d’ailleurs m’en servir pour faire mon coming-out de façon pédagogique auprès de mon entourage (tiens, ça pourrait être un prochain sujet, non ?).
    Merci.

    • Reply Rayures et Ratures 14 juin 2017 at 15 h 27 min

      Oh oui, le coming-out, un sujet à traiter 🙂 Peut-être via les témoignages d’ailleurs 😉
      Merci beaucoup pour votre message 🙂

      • Reply Jérôme 15 mai 2018 at 11 h 07 min

        Bonjour, comment établir un « diagnostic » réel ? En effet j’ai l’impression de rentrer dans un sacré paquet de caractéristiques, mais pas forcément toutes et je ne suis pas convaincu d’être vraiment « zèbre ». Bien que j’ai vu plusieurs psy pour un trouble panique et anxieux, on m’a dit que j’étais bien « cortiqué » mais rien d’autre…

    • Reply Tellmewhy 3 mai 2018 at 21 h 53 min

      Yo 🙂 tout d’abord merci pour ce blog super cool, ça change de la littérature plus « scientifique », tout aussi importante bien sûr mais beaucoup moins pertinente (même si elle crédibilise tes dires si on peut dire ça x) ). Enfin bref je m’égare !! Les sujets sont très biens traités, les dessins de situation concrète changent tout et je (on apparemment) se reconnaît très bien dans toutes les situations décrites ! Bravo j’ai beaucoup aimé.

      Bon ça m’a mis en ébullition, je suis en pleine phase d’acceptation de ce que je suis de manière générale, et voir tout ça m’a fait sortir du mode « caméléon ». Ca m’a rappelé pleins de souvenirs d’enfance que j’avais oublié ou plutôt mis de côté, en mode « off » … je suppose qu’avec l’âge je sors du déni.

      Il y a quelques trucs qui m’interrogent que j’aimerai partager avec toi et les autres tout le monde est le bienvenu !!

      J’ai réalisé plutôt récemment que j’avais une énorme peur de l’abandon et du rejet, et que je l’ai toujours su sans m’en rendre compte (ou en le déniant encore une fois …). Bref j’ai revu toute ma vie et j’ai tout re analysé, j’ai compris énormément de choses sur moi-même, sur les autres, sur le monde … j’ai pas dormi pendant 3 jours enfin j’imagine que vous comprendrez pourquoi !!
      Et ce qui m’interroge ici c’est que tu associe beaucoup et facilement le zébré avec l’abandon et le rejet, ce qui je trouve n’est pas anodin en effet … Les surdoués (ah putain je déteste ce mot j’y arrive vraiment pas), les zèbres sont hypersensibles donc ressentent les émotions beaucoup plus intensément, il est donc logique qu’ils soient plus suceptibles de développer des peurs/blessures de l’âme profondes , même sans avoir vécu de grand « traumatisme » en comparaison avec les « non zébrés ». (Bon ça me saoule un peu ces comparaisons mais je vais continuer).

      Pensez-vous que l’abandon et le rejet sont plus « caractéristiques » au zébrés ? par rapport à la trahison l’injustice ou l’humiliation … Personnellement je les ressens toutes intensément bien sûr quand j’y suis confronté directement, mais l’abandon et le rejet sont ancrées beaucoup plus profondément, et j’ai compris pourquoi maintenant du coup … Et je n’avais pas fait de lien avec la zébritude mais je pense que certains événements (surtout scolaires, ah sacré système français …) sont plus susceptibles d’arriver à un zébré durant l’enfance/adolescence, en particulier le rejet à l’école, du fait de sa « différence ».
      Qu’en pensez-vous ?

      Sinon j’aimerai revenir sur la notion de test de détection du surdoué. Ce fameux test c’est bien le test de QI ? (existe-t-il d’autres « tests » d’ailleurs ?) Je sais pas ce que vous en pensez, mais je n’arrive pas à donner beaucoup de crédit à ce test. Je conçois que ce n’est qu’un indicateur, et si j’ai bien compris( ?) l’idée c’est de voir si le testé arrive de passer à d’un raisonnement « A » à un raisonnement « G » disons sans passer par b c d etc … Ce qui serait effectivement une caractéristique d’un zébré.

      Mais je sollicite votre avis: le surdoué est justement la personne la plus à même de tout foiré (voir s’auto-saboter) s’il ne se sent pas dans une situation/moment de confiance, ou à l’opposé tout réussir aisément lorsqu’il se sent soutenue, aimé, encouragé etc … je pense que ça vous parle un petit peu. Du coup comment accorder de crédit à ce test ?

      Bien sûr pour l’enfant c’est différent, il ne se rend pas encore compte de sa différence, ou même s’il en a conscience on pourra toujours lui faire passer ce test pour un simple jeu ou je ne sais quoi, il n’a pas encore bien conscience des notions de douance et ce que tout cela implique.

      Mais pour l’adulte ou même l’adolescent, c’est bien différent. Il sait que ce « test » pourrait le cataloguer à vie dans une case ou dans l’autre et dans les deux cas c’est une « mauvaise » nouvelle: s’il n’est pas diagnostiqué surdoué alors il poursuivra sa route sans comprendre pourquoi il se sent si différent, s’il est diagnostiqué surdoué il aura encore plus peur du rejet. Car comme il est si bien illustré dans le chapitre différent, être qualifié de « surdoué » fait plus appel à la défiance, au mépris (et même au harcèlement pourquoi pas) qu’autre chose ! Surement à cause de cette dénomination, que je trouve ridicule et pas du tout adapté personnellement mais passons.

      Je parle un peu de mon expérience puisque j’ai passé ce fameux test une fois, lorsque j’étais adolescent, sur les conseils d’une psy. J’étais loin, très loin de la phase d’acceptation que je suis en train de vivre. Et à vrai dire ça ma rendu fou de rage intérieurement de passer ce test, je me souviens de calculs mentaux et de calculs « géométrique » si je peux dire ça ? Avec des cubes qui s’imbriquent etc. Bref je ne voyais vraiment pas ce que cela pouvait bien révéler sur moi, même si maintenant je comprends un petit peu l’idée.

      Toujours est-il que je pensais plus à tout ça en même temps, à ce que ce test allait changer etc qu’au test en lui-même etc lol ! Du coup je n’ai jamais su pourquoi mais la personne qui m’a fait passé le test (qui me regardait fixement pendant que je le passais en plus pour ne rien arranger) m’a interrompu au bout de 30min et m’a dit que je n’étais pas surdoué après avoir corrigé quelques copies.

      A l’époque j’étais encore très timide et très « courtois » on va dire, du coup je n’ai pas cherché à en savoir plus et je suis parti sans savoir pourquoi elle m’a interrompue. Et évidemment j’étais soulagé de ne pas être surdoué mais déçu de ne pas en savoir plus sur moi-même du coup. Mais bon encore avec du recul, je suis très loin d’être sûr du résultat … je pense être « surdoué ». De toutes façons je l’ai toujours su, et lorsque j’étais enfant, que je n’avais pas encore été marqué par le rejet etc tout mon « entourage » (c’est à dire instituteurs, famille et même camarades) me le disaient … ce qui ne manquaient pas de me rendre volontairement moins « doué » pour me fondre dans la masse.

      Bref j’écris beaucoup mais au moins ça m’a vidé un peu la tête ^^ j’aimerai savoir ce que vous pensez de ces deux points …

      Bisous à tous

      • Reply Lilou 28 mai 2018 at 18 h 31 min

        Bonjour,
        Je suis parfaitement d’accord sur la relativité de ce test pour l’adulte… En situation de stress important dès que je me sens jugée ou évaluée, mes résultats ont toujours été moins bons aux examens ou en situation réelle que dans le quotidien et les entraînements. Diagnostiquée par une psy tout récemment à l’âge de 30 ans uniquement sur mon fonctionnement mental et mes traits de caractères, elle m’a également parlé des tests sans grande conviction et je n’en vois pas non plus l’intérêt. Il me semble que le plus important au final est de s’être reconnu dans les ouvrages, les témoignages (et pour ma part, une personne proche zèbre, et les commentaires que je lis ici, en général la découverte est frappante, évidente!) et de pouvoir enfin se comprendre, vivre avec ses rayures et s’accepter tel que l’on est, peu importe un chiffre obtenu à un test à un instant T.

    • Reply Fran kux 8 mai 2018 at 9 h 22 min

      Bonjour.. Je voudrais trouver quelqu’un qui me confirme que je suis zébrée mais j’ai tellement peur que les tests que je vais passer montre que je suis d’une ordinarité totale et que donc il n’y a pas d’explication à tout ce que je ressens que je n’ai pas encore eu le courage de pousser la porte d’un spécialiste… Je tourne en rond et je déprime parce que je ne sais pas comment repousser cette angoisse

  • Reply Jean-Francois 6 juillet 2017 at 9 h 42 min

    Bonjour,

    J’ai pris un grand plaisir à parcourir ce blog, qui est pour moi une des mines d’informations les plus intéressantes que j’ai pu parcourir depuis que j’ai validé ma singularité, il y a près de deux ans.

    L’acceptation a pris un moment. La digestion de l’information, le retour dans le passé, la remise en question du tout. Et puis, il y a ce moment où le masque s’enlève, où l’enfant caché depuis trop longtemps prends le pas et montre son visage. Parfois, il retourne se cacher quand on lui dénie sa réalité. Mais petit à petit, il prend sa place et ça fait un bien énorme.

    Et là, tout prend forme pour aller continuellement de l’avant.

    Merci à vous d’avoir si simplement décrit ce que je ressens. Etre ce que l’on est est un cadeau quand ce cadeau est accepté.

    • Reply Rayures et Ratures 7 juillet 2017 at 9 h 05 min

      Bonjour,

      Merci à vous d’avoir partagé ce petit bout de parcours. J’aime beaucoup votre dernière phrase « Etre ce que l’on est est un cadeau quand ce cadeau est accepté ».

      Je vous souhaite d’évoluer à visage découvert le plus longtemps possible 🙂

  • Reply Marie 1 octobre 2017 at 21 h 39 min

    Bonsoir!
    Quel joli blog!!! Bravo pour vos dessins adorables, et bravo pour tout ce que vous écrivez.
    Je n’ai pas fait de tests, donc je ne peux affirmer avec détermination que je suis un zèbre…. mais je lis avidement tout ce que je trouve sur le sujet depuis quelques mois. Je n’ai jamais jamais imaginé que je pouvais être classée dans les HP (encore une fois, aucun test officiel ne valide mon ressenti…) mais j’ai été mise sur la voie d’abord par un ami neurologue qui est, lui et ses 5 enfants, HP, et qui a affirmé que mes parents, ma sœur et moi nous l’étions. Mais il a fallu une petite phrase d’une amie, aussi concernée par le sujet HP, pour que je commence à me renseigner sur le sujet..
    d’ailleurs ce questionnement sur ma vie et mon mode d’emploi fonctionnement arrive à un moment un peu spécial de ma vie, vu que j’ai repris des études depuis un an (bac pro, et maintenant en route pour un bachelor) et que j’ai 36 ans… j’ai jamais eu de problèmes scolaires en étant petite, mais j’étais toujours minimaliste, je faisais juste ce qu’il fallait pour réussi. Maintenant que je suis de retour à l’école, en étant plus mûre, je me découvre très différente: je me croyais stupide par rapport à mes copines, la petite bécasse qui avait choisi un métier manuel faute d’intelligence, mais j’ai réussi à sortir première de ma promo en bac pro…. avec les compliments admiratifs de tous mes profs. Et pourtant. Je trouve des excuses: c’est parce que j’ai beaucoup travaillé, c’est plus facile d’étudier quand on a de l’expérience…. oui mais je dois admettre que j’apprends facilement…. enfin. Pas en classe ou je n’arrive pas à me concentrer (sauf avec le sujet profs qui sont énergiques et passionnés) je ne comprends pas toujours les consignes des profs, je pars dans mes rêveries….
    Enfin bref, si on ajoute à ça mon intuition très forte, ma sensibilité au bruit, odeurs, toucher, mon cerveau qui travaille comme une page de Wikipedia (bonjour les associations d’idées improbables, constantes, et cette incapacité de n’en penser à rien) mon besoin de solitude, mon refus de la hiérarchie, ma curiosité insatiable…. mon sentiment de ne pas savoir ce que je fais ici, a quoi je sers, etc etc… il me semble que j’ai pas mal de caractéristiques des zèbres…. et en fait depuis que j’en prend conscience je me sens mieux. Tellement mieux. Je ne suis pas folle, pas bizarre… et curieusement je m’en rend compte que beaucoup des personnes qui me sont proches le sont aussi. Ce n’est sûrement pas un hasard… entre hypersensible sur ont se reconnaît. C’est plus simple. Et on peut en parler entre nous. Pour se sentir moins seul!

    Je vais arrêter là ma tartine, juste encore vous remercier une dernière fois. J’ai lu un certain nombre de documentation sur le sujet (dont le livre de Jeanne Siaud-Facchin) mais ce sont vos dessins et vos textes qui me parlent le plus! J’adore. Bonne continuation 🙂

    • Reply Rayures et Ratures 2 octobre 2017 at 8 h 03 min

      Merci beaucoup Marie !
      J’ai souri en lisant votre commentaire car je me retrouve dans un certain nombre de phrases (notamment le « je trouve des excuses : c’est parce que j’ai beaucoup travaillé, etc 😉 ). Allez lire le chapitre sur le phénomène de l’imposteur d’ailleurs si vous ne l’avez pas encore lu, il devrait vous parler 🙂
      Je suis contente que vous vous sentiez moins seule et que vous ayez réussi à réaliser que vous êtes ni folle ni bizarre ! Peut-être que vous choisirez de passer un test un jour, mais ça n’est pas une obligation, l’important c’est de se comprendre, d’avancer, et vous avez l’air d’avoir déjà franchi ce pas ! Vous verrez bien par la suite si vous ressentez le besoin de passer un test.
      Je vous souhaite plein de belles découvertes dans vos nouvelles études en tout cas !

  • Reply Marie 1 octobre 2017 at 21 h 42 min

    Oulala, vraiment désolée pour les coquilles, mon correcteur ortho a fait n’importe quoi et je n’ai pas relu avant de poster….!

  • Reply Soflo 12 octobre 2017 at 13 h 34 min

    J aprecie beaucoup votre blog qui permet de se sentir moins isolée face aux differences. Je suis dans une phase de doute concernant ma zebritude diagnostiquée par une psychologue il y a 4 mois.
    J espère finir par accepter pleinement cette caracteristique qui m’a ouvert les yeux au moment meme et permis de revisiter mon histoire.
    Je suis tres contente de pouvoir lire des temoignages interessant en soi,et dans lesquels je me reconnais. J espere qu’ils m’aideront à évoluer positivement.

    • Reply Rayures et Ratures 16 octobre 2017 at 9 h 44 min

      Merci beaucoup, je vous souhaite d’évoluer positivement et d’accepter pleinement cette caractéristique comme vous dites 🙂

  • Reply Gilles 25 octobre 2017 at 8 h 15 min

    Tout d’abord, bonjour et merci pour votre blog que j’ai dévoré en une demie journée.
    A 43 ans, je profite de la période de chômage (qui commence à durer trop longtemos pour moi) pour entamer un travailsur moi. Une amie coach m’accompagne dans ce processus.
    Et là, paf. Suspicion de zebritude. C’est tombé hier sur le téléscripteur.
    Je le suis reconnu dans presque tous les chapitres. J’ai surtout compris certaines de mes croyances, notamment pourquoi je re on;avis le droit à certains de m’aider ou de m’encadrer. C’est tout simplement ceux qui m’ont expliqué le pourquoi on fait la chose, qui ont donné un sens à mes actions.
    Grâce à vous je me sens moins seul, moins différent.. il y en a d’autre comme moi. Un peu comme j’ai accepté une facette de moi lors de mon coming out.
    Alors…. merci.
    Au fait, les zèbre sont ils noirs à rayures blanches ou blancs à rayures noires ?

    • Reply Rayures et Ratures 27 octobre 2017 at 9 h 19 min

      Bonjour Gilles, je suis ravie que vous vous sentiez moins seul et moins différent, il y a plein d’autres personnes comme vous, mais vous êtes quand même unique !

      Et je pense que les zèbres ont des rayures de toutes les couleurs 🙂

      • Reply Francois 2 février 2018 at 7 h 37 min

        Vous citez: je pense que les zèbres ont des rayures de toutes les couleurs

        Donc, si je comprend bien, qu’en étant zèbre on nous perçoit qu’en blanc et noir, mais en réalité nous somme des arc-en-ciel a découvrir.

        • Reply Rayures et Ratures 12 février 2018 at 20 h 03 min

          Des arc en ciel à découvrir… j’aime cette phrase 🙂

  • Reply Juliette 28 février 2018 at 16 h 19 min

    Bonjour,
    Merci pour la qualité de votre blog ! Il m’a bien aidé lors des 5 semaines ( horribles, longues et terrifiantes) d’attente de passation du bilan.
    Fraîchement identifiée ( 23 Fev 18) à 27 ans je me sens soulagée et je comprends rétrospectivement pas mal ( euphémisme) de choses. Cependant des guerres intestines font toujours rage au cap Nord et je me demande quelles stratégies adopter …
    Je me doute que la réponse à cette question c’est bien moi qui la détient mais auriez vous deux trois astuces ?
    Voir un psy me semble être adapté mais les dernières années de thérapies multiples et laborieuses me laissent un gout amer ( stricto sensu).
    Je sens que le plus difficile va être de gérer cette tentaculaire pensée qui me pousse à tant de procrastination … Pour le reste je cultive l’optimisme .
    Salutations !

    • Reply Rayures et Ratures 9 mars 2018 at 18 h 58 min

      Bonjour !
      Merci pour votre message !
      Voir un psy est adapté si le psy est adapté 🙂 Parfois, le feeling ne passe pas, ça ne sert à rien d’insister je pense, mais il faut essayer d’en trouver un autre.. Je n’ai pas tellement d’astuces car chacun réagit différemment, mais continuez à cultivez l’optimisme !!

  • Reply Kim 21 mars 2018 at 0 h 51 min

    christelle petit collin – je pense trop + je pense mieux

  • Reply Ann Ha 18 avril 2018 at 15 h 37 min

    Vous parlez beaucoup de diagnostic. Faut-il vraiment se faire diagnostiquer ? Je me retrouve totalement dans certains critères, assez peu dans d’autres, je crains un peu de me faire diagnostiquer « normale » (ça doit faire bizarre à d’autres gens dit comme ça) alors que je vois bien que je ne fonctionne pas totalement comme les autres… Après, peut-être que je me fais des idées.

    • Reply Rayures et Ratures 18 avril 2018 at 16 h 03 min

      Bonjour 🙂
      J’ai dû mal m’exprimer car je n’aime pas le mot diagnostic, ça fait très pathologique ! En fait, ce qui est important, c’est d’être identifié (par un test ou un psychologue qui connaît bien le sujet) si l’on ressent le besoin, si l’on se sent mal ou vraiment en décalage. Certaines personnes se retrouvent dans différentes caractéristiques, dans des témoignages, et cela les rassure de voir qu’elles ne sont pas seules, et leur suffit pour se sentir bien ! Car ce qui importe, c’est qu’on se sente bien 🙂
      Donc non, il ne faut pas forcément se faire diagnostiquer, mais l’identification permet souvent d’accepter, de mieux comprendre, d’être plus en phase avec soi-même !

  • Reply Gaëlle 1 mai 2018 at 9 h 33 min

    Bonjour et merci ! Détectée zebrette depuis peu, à 43 ans, quelques temps après mes deux enfants EIP, je me suis totalement reconnue dans ce parcours que vous décrivez si bien ! Je mets enfin du sens sur mon vécu, mes doutes, mes peurs. Je remets ma vie en perspective, une sorte d’accouchement de moi -meme. J’apprends maintenant à accepter ce que j’ai toujours été, ma spécificité. Le chemin est encore long et cahotique, mais j’ai enfin de quoi mettre du sens sur cette expérience de vie.
    J’aime beaucoup votre projet auquel j’adhère à 100% , j’apprécie la qualité de vos écrits ainsi que vos dessins, très parlants!

  • Reply Gordon 4 septembre 2018 at 12 h 45 min

    Tell me why
    Ou Fran Kux,
    Leurs témoignages sont tellement proches de ce que je ressens, la manière de les écrire avec cette tendance à imaginer tout ce qui découle et tout ce qui précède. Bref. J’ai découvert ce blog par une amie que je fréquente dans une asso d’éducation populaire. Et j’ai commencé à bien fouiller et ça me parle à un point inouï, j’ai l’impression de ne plus être seul avec mes difficultés : déni, caméléon, hypersensibilité affective, etc etc. Je remet en cohérence plein de choses que j’ai passé mon temps à mettre de côté (apprentissage de la lecture anticipé, ennui en classe = troubles et rejet, proposition de saut de classe refusée par mes parents : ne pas créer de différence…, sensation d’être décalé). Bref toute ma vie j’ai consacré pas mal d’énergie à essayer, en vain (mais pas toujours), d’être normal, pas de différence… Et là je lis le blog, les commentaires, et je découvre que je ne suis pas seul à être envahi par mon cerveau. Ça fait un bien fou, merci. Je vais faire ce qu’il faut car je crois que ça m’a permis de mettre des mots et que ça déculpabilise beaucoup. Je ne sais pas si je vais avoir le courage de faire le test mais en tout cas je vais expliquer là où j’en suis à un thérapeute, j’espère qu’il ou elle sera en mesure de l’accueillir. J’ai 44 ans et à cet âge c’est un peu dur de découvrir ça (il m’est pourtant arrivé plusieurs fois d’avoir des soupçons, mais jamais personne pour en parler, les psy que j’ai vu ne m’ont pas aidé à décrypter une sensation difficile à partager). Merci !

  • Leave a Reply