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Caractéristiques de zèbres

Zèbre, Haut Potentiel, Surdoué, Précoce… Que doit-on dire ?

22 janvier 2019

Je reçois régulièrement des messages de lecteurs du blog me demandant :

zèbre surdoué précoce  haut potentiel intellectuelle différence

Je reçois également des messages d’autres blogueurs sur la douance me reprochant d’utiliser le terme “zèbre” de Jeanne Siaud-Facchin, pas assez scientifique, pas assez humain, trompeur.

Enfin, je reçois des messages d’enseignants désireux de sensibiliser sur le fonctionnement des…. mais comment on dit du coup ? Des zèbres ? Des EIP ? Des enfants à haut potentiel ? Face à ces nombreux termes, ils sont un peu perdus, et ont peur de mal faire.

Que doit-on dire, alors ?

………..Ce qu’on veut !

Du moins, ici. Je pars du principe que chacun utilise le terme qu’il souhaite, qui résonne en lui/elle, qui lui parle, celui qu’il préfère. Quelle que soit la raison.

Moi, j’ai choisi d’employer majoritairement le mot zèbre dans ce blog. Pourquoi ? Parce qu’il a une histoire. Zèbre, c’est le mot qui m’a permis d’accepter de creuser ce sujet, de consulter, de me renseigner sur mon fonctionnement. J’avais tellement de clichés en tête à propos des personnes surdouées que je refusais catégoriquement d’en entendre parler. « Zèbre » m’a permis de prendre de la distance par rapport aux idées reçues, de me renseigner, puis d’avancer. Alors, c’est le terme que j’ai choisi.

Pourtant, aujourd’hui, avec du recul, ce n’est pas celui que je préfère. Je préfère l’expression toute simple de “personne douée”, comme le dit Arielle Adda. Mais je continue d’employer le mot “zèbre”, car sans lui, ce blog n’existerait pas.

C’est un choix très personnel, et je vous laisse faire votre propre choix quant au mot que vous préférez utiliser !

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8 Comments

  • Reply aotearoa 22 janvier 2019 at 18 h 52 min

    Merci pour cet article! Comme vous, j’utilise le mot ‘zèbre’ car c’est celui qui m’a parlé le plus quand j’ai commencé à me renseigner sur le sujet, avant d’être effectivement diagnostiquée. Mais il fait grincer beaucoup de dents dans mon milieu professionnel (je suis psychologue!) et j’ai souvent de la peine à défendre mon choix qui est, il est vrai, plus émotionnel que scientifique.

    • Reply Rayures et Ratures 22 janvier 2019 at 19 h 17 min

      Ah oui j’imagine qu’il fait grincer des dents, et que c’est un peu différent dans le milieu professionnel ! Mais je pense quand même que chacun devrait pouvoir utiliser le terme qu’il veut sans qu’on lui reproche son choix… 😉

  • Reply Ender Darkos 22 janvier 2019 at 18 h 55 min

    Sur ce coup là, je suis d’accord avec vous

  • Reply beatrice de swarte 22 janvier 2019 at 20 h 33 min

    Le terme zèbre me convient parfaitement, il est plus suggestif que surdoué ou doué. Seuls les initiés le connaissent. Sinon, j’ai été diagnostiquée sur le tard, à 52 ans, au hasard d’une rencontre avec une excellente psychologue. Tout d’un coup j’ai compris un passé un peu compliqué, aujourd’hui je comprends pourquoi je me sens différente, j’apprends à vivre avec ce sentiment de solitude car on ne trouve pas de réponses satisfaisantes lorsqu’on échange avec « les autres ». Mes enfants le sont aussi. Toutes les deux médecins elles ne veulent pas entendre parler d’un quelconque diagnostic. Dans les petites villes comme Perpignan il n’y a pas d’associations alors il reste internet et votre blog !

  • Reply Laurent 22 janvier 2019 at 23 h 22 min

    C’est marrant, j’ai aimé le titre… et je m’attendais à… aucune réponse, à part celle qui nous rend heureux ou tente de nous faire comprendre au monde. Pour ma part j’ai abandonné HP que je trouve prétentieux tout en étant compris de tous. Surdoué « is so 80’s ». Je tente « poète » et je vous le conseille vivement, ça assure la vision sure tout en étant ailleurs. Enfin, une amie proche que j’affectionne beaucoup me demande d’essayer polymathe… je vous tiens au courant 😉

  • Reply Elisia 2 février 2019 at 22 h 10 min

    La première fois que j’ai lu un ouvrage sur la question (« l’adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué »), j’ai été surprise et je me suis dit heureusement qu’elle a mis surdoué dans le titre…. Pour des gens qui savent valoriser les autres mais qui se sous-estiment, s’angoissent davantage et paraissent de prime abord moins aptes que les autres pour le bonheur….. il y a encore un terme à inventer, dénué de toute notion de comparaison. Il y a encore du travail à faire pour faire tomber les stéréotypes. à chaque fois que je l’écris, je fais comme un lapsus, je tape malgré moi « sourdoué » au lieu de surdoué. En fait la plupart des zèbres n’ont pas du tout conscience de leurs qualités et sont les premiers à se sentir mal à l’aise affublé d’un qualificatif valorisant. Peut être à cela aussi qu’il faut s’attacher pour combattre les stéréotypes. Peut être que finalement, surdoué, c’est quand même bien.

  • Reply Zèbre, quelle psychologie avons-nous ? - suivezlezebre 6 février 2019 at 11 h 41 min

    […] collègue blogueuse Chloé de Rayures et Ratures aime le mot : douée. Fabienne, qui m’a soutenue à la création de Suivez le zèbre, […]

  • Reply Yak 16 mars 2019 at 10 h 48 min

    Pour ciels qui ont du mal à faire accepter un terme jugé « pas assez scientifique », « professionnel » etc, je pense qu’il peut être répondu sur un point de vue militant :
    Être HPI/zèbre/surdoué/gifted/etc (je ne dirai pas « précoce » parce que là pour le coup c’est un abus de langage total) n’est PAS une maladie et n’a pas à être l’objet d’une réflexion accaparée par le milieu scientifique et encore moins par le milieu médical.

    Nous ne sommes pas des cobayes, des objets d’études, des bêtes curieuses. à ce titre, il appartient aux PERSONNES CONCERNÉES d’utiliser le-s terme-s de LEUR choix. Il n’appartient pas aux psychologues, psychiatres, neuro-psy, et n’importe quel médecin de nommer une population à sa place.

    En tant que personnes concernées, nous sommes les seul-e-s légitimes à discuter des termes que l’on juge les plus appropriés (ou non) à notre réalité, à notre être, à notre fonctionnement.

    On peut être en désaccord les un-e-s avec les autres, évidemment, mais les personnes non-concernées n’ont pas vraiment leur mot à dire là-dessus. Ce ne sont en effet pas elles qui vivent avec les éventuels stigmates que véhiculent certains termes.

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