Caractéristiques de zèbres

La harcèlement – partie 1

23 février 2018

Le harcèlement est un sujet non seulement très actuel, mais qui a en plus très souvent été abordé lors des témoignages que j’ai pu récolter. Plusieurs zèbres m’ont parlé de harcèlement vécu à l’école, dans leurs relations amoureuses, dans leur famille, ou au travail. Et beaucoup n’ont réalisé qu’après coup qu’il s’agissait de harcèlement, lorsqu’ils ont décidé d’y mettre fin, et se sont laissés faire beaucoup trop longtemps.

Il est facile de dire “mais pourquoi tu acceptes cette situation, mais pourquoi tu ne te défends pas, mais pourquoi tu restes, mais pourquoi tu ne te plains pas”. En fait, le harcèlement est quelque chose de beaucoup plus complexe, et il est très facile pour la personne harcelée de ne pas se rendre compte qu’elle est victime de harcèlement. De ne pas prendre conscience que ce qu’elle vit n’est pas normal, surtout si la personne en question est un enfant.

Alors je me suis penchée sur le sujet, pour essayer de comprendre puis de vous expliquer comment le harcèlement se met en place, pourquoi, comment ça fonctionne, est-ce que les zèbres sont plus touchés, comment faire pour s’en sortir, et donner des exemples concrets du harcèlement scolaire ou dans le milieu professionnel, afin que des gens puissent peut-être se dire “je vis la même chose” et mettre un mot dessus. Qu’ils puissent se rendre compte que ce n’est pas normal. Et réussir à sortir de la spirale.

 

Pour réaliser cette série d’articles, j’ai principalement utilisé des conférences données par Ariane BILHERAN, normalienne et docteure en psychologie clinique et psychopathologie. Les autres sources sont citées à la fin de l’article.

Partie 1 – QU’EST CE QUE LE HARCELEMENT, ET LE ZEBRE EST IL PLUS TOUCHE ?

Ariane Bilheran commence sa conférence sur le harcèlement par un rappel étymologique qui en dit long. “Harcèlement” viendrait de “herser”, utiliser la “herse”, c’est-à-dire, dans le registre agricole, couper tous les épis de blé qui dépassent. Harceler, c’est ça. C’est faire en sorte de couper ce qui dépasse, ce et ceux qui sortent du lot, qui sont différents.

Pour reprendre la définition d’Ariane Bilheran :

Le harcèlement vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur”

Le harcèlement, c’est une violence qui se répète, des petites agressions qui s’enchaînent et durent longtemps, plusieurs mois voire plusieurs années, dans l’intention de nuire. Alors bien sûr, il est difficile de savoir quand différencier un conflit d’une situation de harcèlement, et il est difficile de se rendre compte de la violence du harcèlement au début. Car une remarque ou une insulte isolées ne sont jamais agréables à entendre mais ne paraissent pas forcément violentes. La personne insultée ne se rend pas forcément compte que c’est grave. En fait, ce qui fait la violence du harcèlement, c’est sa fréquence. Des insultes répétées, sur la durée. Des actes d’intimidation qui ne s’arrêtent plus.

Qu’il soit moral, physique ou sexuel, qu’il intervienne au travail, à l’école ou au sein même de la famille, le harcèlement suit toujours le même schéma et se fonde toujours sur le rejet de la différence. Tout et n’importe quoi peut faire l’objet de harcèlement. Tout le monde peut être pris pour cible de harcèlement. Ce n’est même pas tant la différence en elle-même qui dérange, c’est le fait d’être différent.

 

Mais concrètement, comment se présente t-il ?

 

Une situation de harcèlement se traduit par des discriminations, des menaces, des insultes, des remarques blessantes pour l’amour propre et répétées (tu es nulle, tu es moche, tu ne sers à rien, personne ne t’aime…), du harceleur à la personne harcelée.

Des intimidations, des humiliations (on vous oblige à faire quelque chose d’humiliant, souvent contraire à vos valeurs, devant un groupe, en vous menaçant de choses parfois très graves si vous ne vous soumettez pas)

Cela peut se traduire aussi par des rumeurs, par une suppression du matériel qui vous est nécessaire pour travailler et qui vous placera soit dans une incapacité (au travail) soit dans une situation où l’on considère que vous avez oublié vos affaires et vous serez puni (à l’école).

Par des demandes, comme du racket.


On n’y pense pas toujours, mais le harcèlement passe aussi par l’ignorance, l’omission, l’exclusion. Sans phrase blessante, sans un mot, on ne réagit simplement plus quand vous parlez, on ne vous répond plus, on ne vous invite plus. Ce sont des agressions détournées, mais tout aussi violentes. Et il est très difficile pour une personne extérieure de les remarquer, puisqu’il n’y a ni séquelle physique, ni preuve ou témoin.

Cet état de terreur décrit dans la définition fait qu’il est difficile pour le harcelé de se rendre vraiment compte de ce qu’il vit, d’oser en parler, voire de comprendre que ce n’est pas normal.
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Les rôles : harceleur, harcelé, et le groupe.

Le harceleur.

Dans chaque situation de harcèlement, il y a un harceleur. Une personne qui libère sa colère et sa violence sur la personne harcelée. Son but ? Déshumaniser la victime, la mener à l’auto-destruction psychique pour qu’elle continue à se maltraiter. Le harceleur va tellement lui répéter des propos dévalorisants ou humiliants à longueur de journée que le harcelé va finir par y croire, se demander ce qu’il a fait de mal, culpabiliser, ruminer. Le harceleur a gagné, c’est de l’auto-destruction.

Le harceleur a une dépendance affective, et veut qu’on le regarde en permanence, par la crainte. Il se sent souvent en danger par rapport à la personne harcelée, il a le sentiment d’être inférieur ou  moins compétent, bien qu’il ne le dise jamais évidemment, et va tout faire pour faire descendre la personne de son piédestal. Il veut qu’elle revienne au même niveau que tout le monde, que lui, voire plus bas. Il a une réelle emprise sur la personne harcelée, qu’il perçoit comme un instrument. Un outil. Lorsque la personne harcelée le craint, a peur de lui, fait ce qu’il dit, alors il a l’impression d’exister.

Le harcelé.

 

*C’est la même illustration, car le harcelé n’est pas forcément la personne fragile et le harceleur n’est pas forcément le bad boy que certains pourraient imaginer.

Le harcelé lui, a été désigné car il est différent, quelle que soit cette différence. Il subit des sévices répétés mais graduels, donc ne se rend pas forcément compte de la violence de ce qu’il vit. Souvent, il excuse au début l’agresseur, il banalise la situation, “ça va passer, je vais me défendre, c’est une dispute, une chamaillerie”, il minimise, et ressent même de l’empathie pour le harceleur, car il perçoit sa colère. Oui mais voilà, le harcèlement est sur la durée et l’intensité monte petit à petit. Alors le harcelé, qui pensait pouvoir faire face à la situation au départ, est vite emporté et s’épuise.

Les différents experts que j’ai lus et entendus mentionnent souvent la confusion des rôles. Le harceleur a une telle emprise qu’il réussit à faire porter la honte et la culpabilité de l’agression à la personne harcelée. Et réussit même parfois, lorsque le harcèlement est enfin dénoncé, à accuser la victime, car la personne harcelée, épuisée par cette violence qui dure dans le temps, réagit souvent de manière agressive envers elle-même et envers ses proches.

La personne harcelée est enfermée dans une prison psychique, épuisée, et dépendante. Elle attend que le harceleur lui donne l’autorisation pour partir. Il faut qu’une personne extérieure, vécue comme une figure d’autorité, lui fasse prendre conscience que ce qu’elle vit n’est pas normal, et l’autorise à se libérer.

Le groupe.

Une situation de harcèlement n’est pas binaire, il n’y a pas un gentil harcelé et un méchant harceleur. Il y a, surtout, un groupe. Des gens autour. S’il y a harcèlement, c’est qu’il y a probablement des gens qui ont laissé faire. Qui, passifs, ont assisté aux agressions sans réagir. Des responsables silencieux. Mais pourquoi ?

Pour plusieurs raisons. Parce que, déjà, nous avons une propension à nous soumettre à l’autorité, à perdre notre esprit critique en groupe. Pour peu que le harceleur exerce un pouvoir ou une autorité sur tout le groupe, la tendance à la soumission peut l’emporter sur l’éthique, la responsabilité individuelle (Stanley Milgram).

Ensuite, mine de rien, la personne harcelée permet au reste du groupe d’être plus lié. Elle est l’ennemi commun qui permet de rassembler les gens, notamment ceux qui auraient très bien pu être des cibles. Car tout le monde peut faire l’objet de harcèlement. Une personne témoin de harcèlement mais qui laisse faire peut se dire qu’il faut tout faire pour garder cette cible là, afin de ne pas risquer d’en devenir une elle-même. Alors, elle suit. Tout le monde se moque, alors on se moque avec les autres. On ne dit rien. On ne défend pas la personne harcelée. Pour être intégré au groupe, pour créer des liens, et pour ne pas, soi-même, devenir la cible de harcèlement.

Le zèbre est-il potentiellement plus sensible au harcèlement ?

Trop de zèbres souffrent de harcèlement. Y a-t-il alors un profil type de personnes harcelées qui correspondrait aux caractéristiques des zèbres ? Non, les experts semblent d’accord à ce sujet, il n’y a pas de profil type. N’importe qui peut être victime de harcèlement. Et n’importe quoi peut faire l’objet de harcèlement. Des milliers de personnes, adultes et enfants, vivent des situations de harcèlement moral. Et ils ne sont pas tous zèbres, loin de là. La douance n’est pas en cause. Un zèbre ne sera pas forcément harcelé, ce n’est pas une fatalité. Et une personne harcelée n’est pas forcément un zèbre. Mais il y a certaines caractéristiques, qui en fonction du vécu du zèbre (et du non-zèbre, d’ailleurs), peuvent effectivement le rendre plus vulnérable à des situations de harcèlement.  

La différence.

La victime est toujours prise pour cible en raison de sa différence, de son décalage par rapport à un groupe, qu’elle soit plus grande, plus petite, plus grosse, plus maigre, plus sensible, qu’elle pose plus de questions, qu’elle ait plus ou moins de copains, plus ou moins de frères et soeurs, une famille plus ou moins aisée, une couleur de cheveux plus ou moins répandue… Tout est sujet au harcèlement. Et le zèbre, lui, est conscience d’une différence qu’il ne peut pas expliquer. Il la ressent mais ne sait souvent pas mettre des mots dessus (si personne ne lui a expliqué son fonctionnement au préalable).

Alors, lorsqu’il est pris pour cible, il comprend que quelque chose ne va pas, il pense que c’est de sa faute, il essaye de se contrôler, de gommer cette différence qu’il ressent et qui fait qu’il est pris pour cible. Mais c’est impossible. Car il a été désigné à un moment donné, et c’est tout. Il n’a rien à se reprocher. Il n’a pas fait d’erreur. Ni de mal à qui que ce soit. Gommer cette différence ne changerait rien au harcèlement qu’il subit. Au contraire, gommer cette différence, qui est son propre fonctionnement, peut le rendre plus vulnérable.

Besoin d’être aimé.

On l’a vu à de nombreuses reprises dans les précédents articles, le zèbre a souvent un énorme besoin d’être aimé, il recherche sans cesse l’approbation des gens, et cela a un impact direct sur son estime de lui-même. C’est-à-dire qu’il peut avoir tendance à laisser les autres dire ce qu’il vaut, et c’est ce qui est dangereux dans le cas d’une situation de harcèlement.

Si le harceleur comprend cela, il en jouera forcément. Ce sera d’autant plus facile pour lui de dénigrer le zèbre harcelé.

Souvent bienveillants et altruistes, le zèbre peut même, par souci d’être aimé, se sacrifier et le revendiquer. Certains zèbres, lorsque je les ai interrogés, me disaient qu’ils étaient harcelés par tout un groupe, qu’ils laissaient faire car grâce à eux, tout le monde s’entendait bien. Ils étaient le ciment de ce groupe, et espéraient qu’un jour, le groupe les reconnaissent pour cela. Ce qui, bien entendu, n’est jamais arrivé.

Faux self et vide identitaire

S’ils sont confrontés à un environnement dans lequel leur différence est mal vécue, les zèbres apprennent tôt à se protéger et développent un faux self éloigné de leur vrai self. (cf article). Si ce faux self prend trop de place, cela crée un vide identitaire qui peut justement les rendre plus vulnérables aux harceleurs qui utilisent ce vide pour construire une identité, pour dire “mais si moi je sais pour toi”, et les rendre dépendants. Ce qui est profondément destructeur.

Idéalistes.

Bien souvent, les zèbres idéalisent les rapports humains, et ont du mal à intégrer le fait qu’une personne puisse être volontairement mauvaise. L’autre ne peut pas faire mal.

Lorsqu’ils sont confrontés à la méchanceté gratuite, à la violence gratuite, leur extra-lucidité semble prendre un coup. Ils sont désarmés, et se croient facilement coupable. Ce qui est exactement ce que souhaite le harceleur. Il pourra martyriser à souhait le zèbre, qui lui, pensera qu’il ne peut pas le faire exprès, qu’il y a forcément une raison, et que la raison est en lui. Alors il culpabilise. Et porte la responsabilité de l’agression.

En ayant en plus beaucoup d’empathie, de bienveillance et de sensibilité, les zèbres harcelés voient la détresse, la colère du harceleur. Son côté “victime”. Ils sont pris au piège de l’empathie.

Conséquences :

La réaction du harcelé, zèbre ou non, c’est donc une profonde honte de ce qui lui arrive, une culpabilité car il est persuadé que c’est de sa faute, du stress, de l’anxiété, une grave perte d’estime de soi à force de propos dénigrants qui mènent à l’auto-dépréciation, une perte des repères, et beaucoup de doutes.
Le harcèlement crée un traumatisme sévère chez le harcelé, avec des conséquences très graves, de la dépression au suicide. Il est tout le temps sous pression, tout le temps aux aguets, et met une énergie psychique considérable à essayer d’absorber ce stress permanent. Au bout d’un moment, évidemment, il s’épuise, il n’a plus assez de ressources pour faire face à cette situation, et il s’effondre psychologiquement. C’est à ce moment là qu’il pourrait se rendre compte de la violence de ce qu’il vit, mais il est si épuisé qu’il ne peut plus penser, plus se défendre, et plus sortir de la situation sans aide extérieure. Le harceleur est dans sa tête et lui répète sans cesse qu’il est nul, qu’il ne vaut rien.

Les personnes harcelées ont beaucoup de mal à parler de ce qu’elles vivent, et donc les personnes extérieures auront beaucoup de mal à repérer la gravité de la situation et à la dénoncer. Mais c’est possible. Il faut faire prendre conscience aux personnes harcelées que ce qu’elles vivent n’est pas normal.

Pour cela, mes deux prochains articles feront un focus sur le harcèlement scolaire puis le harcèlement au travail, et j’essaierai d’expliquer pourquoi la personne harcelée se tait, comment repérer une situation de harcèlement malgré le silence de l’enfant, et de donner des exemples concrets dans lesquels, peut-être, quelqu’un se retrouvera et comprendra que ce n’est pas normal. (Et après, on parlera des pervers narcissiques et manipulateurs !).

***

Les sources de l’article :

Ariane Bilheran 

Milgram S., « Obedience to Authority : An Experimental View »], Calmann-Lévy, 2e éd., 270 p.

Une psy à la maison

Si vous êtes en situation de harcèlement (notamment scolaire) :

N° vert « non au harcèlement » : 3020

Si c’est sur internet :

N° vert « net écoute » : 0800 200 000

Enfin, une association a été créée pour lutter contre le harcèlement scolaire, nous en parlerons dans un futur article (son fondateur est un zèbre) mais voici le lien vers la page Facebook ainsi que le lien d’adhésion.

 

 

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13 Comments

  • Reply Collobert 23 février 2018 at 16 h 25 min

    Encore un article qui me parle tellement. Merci pour ce triste descriptif de ce qu a été mon quotidien pendant longtemps. Et quel faux self … Aujourd’hui je suis en train de divorcer d un HPI tout puissant avec fort ego et je m ecrase devant lui et accepte toutes ses conditions sans broncher de peur de le mettre en colère après moi et de perdre sa sympathie. C est moche.

  • Reply Aurore 23 février 2018 at 18 h 00 min

    Évidemment, cela me parle. Je dirais que j’ai subi cela à tous les niveaux depuis au moins la préadolescence.
    La différence dans mon dernier job, l’expérience de mes parents aidant qui avaient été harcelés et que j’avais pu suivre d’assez près , je me suis vite rendue compte de la situation, et j’ai pu échanger rapidement avec mon entourage. Cela a mené à une rébellion de ma part : non seulement j’en ai parlé à la médecine du travail ce qui a forcé ma hiérarchie à réagir mais j’ai commencé à être plus insolente pour répondre au harceleur (chose qui ne m’était jamais arrivée, j’ai toujours été très respectueuse de la hiérarchie). Cela a été très important pour moi de réagir comme ça, j’en avais marre d’être l’éternelle victime.
    Après je n’ai jamais su comment je parvenais à survivre à ce genre d’expérience, je veux dire ne pas devenir dépressive ou plus grave. Peut-être une bonne capacité de résilience…

  • Reply Christian 28 février 2018 at 8 h 46 min

    Billet très intéressant!
    Note: « pied d’estal » -> « piédestal ».

  • Reply Nos 17 mars 2018 at 7 h 44 min

    Un truc qui a marché dans mon entourage: un prof qui a fait faire une rédac à des élèves de collège sur le thème: « à partir de quand y a-t-il HARCÈLEMENT? »
    Il aurait aussi bien pu le faire par oral d’ailleurs. L’important étant de poser la question et de laisser les élèves répondre eux-mêmes sur la définition du phénomène et ce qu’il faudrait faire.

  • Reply Gaëlle 23 avril 2018 at 10 h 43 min

    Bonjour, j’ai vraiment hâte de lire la suite de ce sujet que je connais très bien puisque je suis en plein dedans. Et ce n’est pas la première fois d’ailleurs. Sauf que cette fois, c’est pire… enfin je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort, tel n’est pas le but. Je souhaite simplement vous remercier. Et passer un message à ceux et celles qui vivent cette situation: s’accepter c’est se respecter, se respecter c’est le début d’une nouvelle vie. La colère et la tristesse qu’engendre cette situation, c’est normal. Après, il faut décider comment mettre à profit ces sentiments, pour en sortir grandi. Merci encore.

  • Reply Angor 22 mai 2018 at 22 h 37 min

    Un petit mot pour vous remercier de ce blog génial, ca me fait l’effet d’un cataplasme sur mon ptit coeur ahahah 🙂 ! Vivement la suite et merci pour ce bonheur que vous apportez !!!
    🙂

  • Reply VLR 12 octobre 2018 at 8 h 00 min

    Je viens de terminer la lecture de l’ensemble de vos articles. Merci beaucoup !!! Vous parlez de choses complexes avec une grande simplicité et limpidité. Vous parlez « vrai »!! Et en plus c’est drôle, ce qui permet de bien dédramatiser les choses qui nous arrivent… Pour ma part, le diagnostic est tombé il y a 1 mois, à 43 ans ( suite à une sorte de choc psychologique professionnel lié à du harcèlement). Je savais bien que quelque chose « clochait ». Finalement, avec le recul, merci à mes ex-collègues, sans lesquels je n’aurais peut-être jamais vraiment su. Un nouveau monde apparaît et tout s’éclaire ! Et surtout, encore une fois, merci à vous, votre blog est super !

  • Reply Maud 26 octobre 2018 at 8 h 02 min

    J adore votre blog! Vous expliquez tellement bien et en allant vers l essentiel. Je suis en pleine lecture de votre texte sur le harcèlement que j ai aussi vécu… et j ai réussi à ce que le harceleur ( chef)soit à la fin licencié . C est quand une personne de mon travail a posé le mot d «  harcèlement moral » que j’ai pris conscience que ça en était.. c’ était pourtant si évident ( vous l expliquez d’ailleurs). C est très intéressant de lire la stratégie / les phases du harcèlement. Je vais lire tout votre blog et j attends avec impatience la sortie du livre!

    • Reply Rayures et Ratures 1 novembre 2018 at 10 h 17 min

      Merci Maud, je suis contente que le harceler ait été licencié (enfin!). C’est toujours difficile de se rendre compte, de prendre conscience qu’il s’agit d’harcèlement et que c’est grave… Je vous souhaite une bonne lecture du coup 🙂

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