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Je ne vous oublie pas !

31 octobre 2017

Je suis peu présente car très occupée par la préparation du livre (et mon travail, accessoirement), mais il y aura un nouvel article très bientôt, c’est promis ! Je vous laisse deviner le thème avec l’illustration ci-dessous qui illustre mon quotidien depuis une semaine… 

 

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Le projet avance !

10 septembre 2017

Bonjour !

Je suis un peu moins présente ces derniers temps car je suis toujours très occupée par la concrétisation du livre Rayures et Ratures, mais la bonne nouvelle, c’est que ça avance ! Vos messages m’aident tellement à avancer qu’il serait impoli de ne pas vous tenir au courant de l’avancée de ce projet qui est aussi le vôtre 🙂

Aujourd’hui, j’ai terminé l’écriture, le manuscrit est entre les mains de formidables relectrices qui me sont d’une grande aide, et j’ai retravaillé plus de 100 illustrations !

Comme promis, le livre reprend un certain nombre de chapitres présents sur le blog et améliorés, et comporte également plein de chapitres inédits que je me force à ne pas publier en ligne mais que je suis impatiente de vous montrer !

Concernant la publication, après avoir échangé avec deux éditeurs, j’ai décidé de faire de l’auto-édition. Pourquoi ? Parce que ce projet a mûri dans ma tête et sur le blog pendant très longtemps et qu’il m’est donc difficile de le « lâcher » ou de le modifier pour qu’il soit plus en adéquation avec les attentes d’un éditeur qui connaît son public. Parce que réfléchir à la mise en page et à la couverture me fait plaisir (enfin, surtout la couverture en fait!). Parce que ce livre est un être-vivant avec des émotions (oui oui) et qu’il serait triste tout seul chez l’éditeur qu’il ne connaît pas 😉 Et surtout, parce qu’il est inimaginable pour moi de le faire sans vous ! Car ce projet, vous l’avez fait grandir grâce à vos commentaires, vos messages privés, vos partages, vos encouragements.

Alors oui, l’auto-édition, c’est long, car c’est beaucoup de travail. Et les caractéristiques de zèbres ne m’aident pas toujours !

Mais c’est aussi, et surtout, une belle aventure qui me permet de créer un lien encore plus fort avec vous !

J’ai hâte de partager le livre avec vous !

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Les préjugés ont la vie dure – billet d’humeur

20 juin 2017

Les préjugés ont la vie dure.

Lorsque j’ai commencé à écrire ce blog, je l’ai gardé relativement secret. Vous remarquerez qu’il n’y a pas d’article à propos. Pas de photo. Pas de détail précis me concernant, si ce n’est mon prénom et quelques anecdotes disséminées dans mes articles mais qui pourraient concerner n’importe qui. J’ai créé une page Facebook, mais je ne la partageais pas avec mes connaissances. Seules quelques personnes de ma famille et deux ou trois amis proches (et zèbres) savaient qui se cachait derrière cette page. J’avais très peur du jugement lié aux idées reçues sur le sujet. Peur que collègues ou employeurs tombent dessus, aussi, et ne comprennent pas. Ou prennent cela pour de la prétention comme on le voit trop souvent.

Puis petit à petit, je me suis forcée à le diffuser un peu plus, à ne pas le dévaloriser lorsque j’en parlais, et à avouer que moi aussi, j’étais zèbre. Je suis encore mal à l’aise aujourd’hui face au jugement et aux préjugés, j’ai encore un peu de mal à parler de mon blog et de mon projet de livre auprès des personnes qui ne sont pas familières du sujet. Mais j’assume et j’explique. Je n’ai pas encore dépassé cette peur du jugement car je me sens constamment obligée de justifier le pourquoi de ce projet et d’expliquer, mais j’avance, j’ose, j’assume un peu plus. Je ferai même peut-être bientôt un article « à propos » comme vous me le demandez souvent dans vos messages !

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Ces dernières semaines, j’ai discuté du blog et plus généralement des caractéristiques de zèbres avec de nombreuses personnes, zèbres ou non. Je pensais naïvement que ces personnes qui ont lu presque tous les chapitres sur le blog comprendraient l’importance de dépasser les préjugés et seraient à l’aise pour parler ouvertement de la douance avec moi.

Pourtant, en discutant, voici quelques unes des remarques qui m’ont interpellée :

« C’est dingue, je me retrouve dans absolument toutes les caractéristiques que tu décris, la pensée divergente, envahissante, la créativité, l’hypersensibilité, l’hyperesthésie, les malentendus liés aux implicites… pourtant je suis bien loin, très très très très loin d’être surdouée HA HA HA »

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« Non mais moi je suis pas du tout un zèbre hein, je suis complètement normal, basique, j’étais un enfant précoce en primaire, bon élève et en avance, donc je comprends ce que tu décris, mais je ne suis plus du tout un zèbre, j’ai un parcours banal maintenant»

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«C’est bien ça aide les gens, mais tu devrais faire pareil pour les sous-doués comme moi, tu sais, ceux qui ont des difficultés relationnelles, qui ne sont pas forcément excellents à l’école, tout ça »

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Ces remarques me rendent triste car je me rends compte que les idées reçues ont la vie dure même auprès d’initiés au sujet, que des personnes potentiellement concernées (mais pas forcément) refusent catégoriquement la possibilité de faire elles-mêmes partie des zèbres. Les rires gênés, les termes utilisés et toujours dans l’excès (surlignés en bleu dans le texte) me font dire que certains ont honte de se penser doués. Que certains voient encore les personnes douées comme étant supérieures et brillantes tandis qu’eux se considèrent « basiques ».

Je comprends que l’on puisse se demander s’il faut assumer et parler de sa douance aux autres ou la taire (car outre quelques personnes proches qui partagent le quotidien ou des enseignants qui pourraient bénéficier de cette information, il n’y a pas forcément d’intérêt à le dire, je crois), je comprends que l’on puisse avoir honte d’en parler aux autres, mais avoir honte d’y penser dans sa propre tête, d’émettre l’hypothèse que nous aussi, peut-être, on pourrait l’être, ça me rend triste.

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A l’aventure avec Audrey et Manju !

9 juin 2017

Une petite illustration pour parler du beau projet d’Audrey (et de Manju, son chat, qui la suit dans toutes ses pérégrinations).

Audrey a décidé de partir à l’aventure en camping-car, à la rencontre de zèbres d’âges et profils variés qui accepteront de témoigner et/ou de lui raconter des anecdotes dont elle se nourrira pour écrire un livre. Elle ira là où les zèbres la mèneront, alors si vous avez envie de la rencontrer, n’hésitez pas à la contacter et elle fera sûrement un petit détour pour vous !

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M6 – Quand les enfants précoces deviennent adultes.

28 décembre 2016

Emission sur les adultes surdoués.

Le lien du replay de l’émission sur les enfants précoces devenus adultes est maintenant disponible ! (cliquez sur ma phrase pour accéder au reportage)

Et contrairement à celle sur les enfants qui présentait des bêtes de foire en compétition, celle ci est plutôt bien faite (et pas classée en « divertissement » d’ailleurs).

On y parle d’hypersensibilité, de la difficulté à travailler dans une entreprise en tant que salarié, de relations amoureuses, de projets, de doutes, de parcours en zigzag, de très bons élèves et d’élèves en échec scolaire, de stimulations, de confiance en soi, de courage, d’acceptation, d’envie, d’épanouissement.

Il y a même des interventions de Jeanne Siaud-Facchin.

Malgré quelques petites phrases sur lesquelles j’ai tiqué, c’est un reportage intéressant dans lequel je me suis enfin retrouvée. 

 

 

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A l’attention des équipes M6

24 décembre 2016

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  Lettre ouverte à l’attention d’M6.

Chaque jour, des parents d’enfants précoces se battent contre les préjugés, se battent pour faire comprendre et accepter la différence de leur enfant aux gens qui les entourent et à l’enfant lui-même, chaque jour ils lisent, se renseignent, cherchent comment aider leur enfant, comment faire en sorte que lui aussi soit épanoui, intégré, comment le rendre heureux.

Récemment, grâce aux livres de très bons psychologues qui ont longtemps étudié la question, ils ont commencé à trouver des réponses et espéré que le reste du monde les comprendraient mieux, maintenant. Ou qu’à défaut de comprendre, ils accepteraient.

Mais ça, c’était sans compter votre émission,  « Les Petits Génies, à la découverte des enfants précoces ». Une émission qui confond génie, prodige et enfant précoce. Une émission qui exhibe des gosses à la télé dans un concours de connaissances, en promettant le titre orgueilleux de « Petit Génie 2016 » (et même de l’ARGENT à la clef…). Une émission qui montre au grand public qu’un enfant précoce ne s’amuse qu’en faisant des rubiks cubes ou du scrabble toute la journée, sait répondre à toutes les questions de culture générale qu’on lui pose, connaît toutes les décimales de pi, et a parfois des notes moyennes à l’école, 18 ou 19 par exemple. Une émission qui montre des enfants poussés par leurs parents pour « réussir ». Une émission qui montre que « réussir » c’est répondre correctement à des questions. Une émission qui traite les enfants comme des bêtes de foire pour faire du show.

Etre un enfant précoce, ce n’est pas ça. Ce n’est pas une question de performance scolaire et d’intelligence rationnelle. C’est fonctionner différemment. Penser différemment. Réagir différemment. Pas mieux. Pas plus. Juste différemment.

Vous ne montrez aucun enfant dyslexique, aucun enfant en difficulté. Vous n’avez prononcé le mot « hypersensibilité » qu’après plus de 2h30 d’émission. C’est pourtant l’une des caractéristiques fondamentales de l’enfant précoce.

Vous ne vous rendez pas compte de la souffrance que vous provoquez par la diffusion de cette émission.


J’ai de la peine pour les enfants précoces, pas les prodiges, non, les enfants précoces, qui souffrent de leur différence et du regard des gens, et qui souffriront encore plus de l’image « intello » véhiculée par votre émission.

J’ai de la peine pour ces enfants précoces qui commençaient tout juste à comprendre leur fonctionnement et aller de l’avant, mais qui ne se retrouveront évidemment pas dans votre émission et douteront d’eux mêmes.


J’ai de la peine pour les parents d’enfants précoces en difficulté qui se retrouvent souvent confrontés aux remarques désobligeantes des professeurs qui ne croient pas qu’un enfant puisse être précoce s’il n’a pas 19 de moyenne. Ces professeurs seront vraisemblablement confortés dans leur opinion après avoir vu 20 enfants faire du calcul mental à la télévision.


J’ai de la peine pour les parents d’enfants précoces à qui l’on reproche de sur-entraîner leurs enfants alors qu’ils n’ont fait que satisfaire leur curiosité.

Et enfin, j’ai de la peine pour certains enfants prodiges que vous avez montrés et qui sont réellement poussés par leurs parents. J’ai de la peine pour ces enfants à qui l’on met une pression insoutenable. J’ai de la peine pour ces enfants à qui l’on dit « tu n’es pas assez sérieuse, il faut travailler » parce qu’ils n’ont pas obtenu le résultat espéré par les parents. J’ai de la peine pour ces enfants que l’on empêche d’être des enfants.

Mais j’ai de l’admiration pour certains parents vus lors de l’émission et qui ont compris que l’affection et l’amour étaient plus importants, qui valorisent les efforts de leurs enfants à passer devant un public, qui sont perdus face à leurs sollicitations mais répondent avec une grande simplicité, honnêteté, beaucoup d’amour et de fierté. Et qui les laissent jouer.

Ce n’était pourtant pas si difficile, M6, de parler correctement des personnes surdouées, vous avez même presque réussi à le faire dans l’émission qui suivait sur les adultes. Vous avez même eu la chance d’avoir de bons intervenants et psychologues. Alors pourquoi si peu respecter les enfants ?

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Vu/Entendu dans l’émission :

« Elle vaut mieux que 4 points ». Ou comment une mère calcule la valeur de son enfant sur l’étendue de ses connaissances.

« Pas sérieuse » « Pas attentive » « Tu n’as pas assez travaillé ». Ou comment faire culpabiliser son enfant pour avoir mal répondu à une question d’un concours sans intérêt pour l’enfant.

« Oui je crois que je suis un petit génie. Je suis premier partout, et je pense être premier au concours ». Ou comment être déjà imbu de sa personne à 9 ans (c’est pas sa faute hein, mais celle de ses parents peut-être ? )

« Il faut que je repasse le test pour avoir plus qu’Einstein ».