A propos

A PROPOS

16 février 2018

Je sais que je suis discrète. En vrai, et encore plus sur les réseaux sociaux. Mais voilà, ce n’est pas juste pour vous qui me dévoilez tant de choses sur vous, qui m’envoyez tant de messages pour me parler de beaucoup de choses, de votre vie, de votre parcours, de vos doutes, qui partagez avec moi vos impressions et émotions. Je dissémine souvent quelques informations dans les différents chapitres. Les anecdotes illustrées sont la plupart du temps tirées de mon propre vécu. Mais pas toujours. Et lorsque je divulgue des informations sur moi, je fais en sorte de bien les cacher pour qu’on ne sache pas qu’elles viennent de moi (haha).

Parler de soi est vraiment difficile. Parler de soi publiquement encore plus. J’ai longtemps hésité à faire ce blog, car j’avais peur que des gens que je connais, proches, moins proches, employeurs ou collègues, le lisent. Ce qui est un peu ridicule avec du recul. Aujourd’hui j’ai moins peur, car vos messages me confortent dans ce que je fais, dans l’utilité de mon travail. Alors voilà quelques informations pour répondre à vos questions, et être moins “énigmatique” comme vous me l’avez souvent dit 🙂

(J’ai fait un condensé des questions qui reviennent le plus souvent dans vos emails)

 

I. POURQUOI JE FAIS CA

Ce site internet est le dernier d’une longue série de sites construits puis supprimés car je n’assumais pas. J’avais envie, je n’osais pas, alors je me forçais, je publiais, puis je doutais, et j’effaçais. Celui-ci a survécu !Je l’ai créé fin 2015, alors que je venais tout juste d’avoir l’explication de mon fonctionnement et de mon raisonnement. J’avais entendu le mot “précoce” quand j’étais petite, prononcé à l’école à plusieurs reprises lors des discussions pour me faire sauter une classe, mais sans jamais me faire passer de test, sans jamais qu’un(e) psychothérapeute me le dise en face et m’explique ce que cela voulait dire. Alors quand fin 2015, un peu par hasard sur les conseils de ma tante et d’un de mes employeurs, j’ai finalement su ce que ça voulait dire et compris beaucoup de choses (mais pas tout hein), je me suis dit que c’était un peu bête d’être passée à côté tout ce temps, et que ce serait pas mal d’expliquer tout cela de manière très simple, divertissante et surtout accessible à tous.

Car lorsque j’ai osé parler de cette découverte (de mon fonctionnement) qui était un peu une révolution pour moi, on m’a souvent répondu “oui ben c’est pas une surprise, on le savait depuis longtemps hein”. Je me suis rendu compte que savoir et comprendre n’avaient rien à voir. Et que savoir sans comprendre ne servait pas à grand chose en fait. Alors j’ai décidé de me renseigner davantage sur ce que j’avais compris et sur les clefs que l’on m’avait données pour pouvoir en donner aux autres. J’ai creusé, creusé, creusé, puis essayé de résumer.

J’ai parlé de ce projet de blog à quelques personnes autour de moi, mais rapidement les préjugés se sont posés en obstacle. “C’est très prétentieux d’écrire un blog sur les surdoués” “Et encore plus de parler de toi” “Et puis, qui es-tu pour aborder ces sujets là, tu n’es pas psy, tu n’es pas légitime”. Toutes ces remarques – que je m’étais d’ailleurs moi-même faites, puisque nous avons tous les mêmes préjugés à l’origine – m’ont freinée d’abord. Mais j’ai la chance de vivre avec quelqu’un qui m’a donné un petit coup de pied/pouce en me faisant comprendre qu’il fallait plutôt que ça me motive. Et ça a marché 🙂  Ces remarques et l’encouragement de mon amoureux m’ont finalement poussée à agrémenter mes articles d’illustrations pour rendre le propos un peu moins formel et plus gai (et puis parce que j’aime dessiner aussi). 

Depuis, ce site internet vit sa vie tranquillement, et quand je vois le nombre de visites, le nombre de lecteurs, quand je lis vos messages, vos commentaires et vos avis, je me dis que j’ai bien fait d’oser, et de ne pas le supprimer (et parfois j’ai peur aussi, CF mon dernier article:) ) Alors merci !

Je vous entends d’ici : c’est bien beau tout ça, mais ça ne nous dit pas qui tu es. Alors voilà :

II. QUI JE SUIS ET MON PARCOURS

Je m’appelle Chloé (c’est un peu la seule information que vous avez à ce jour 🙂 ), j’ai 27 ans pour encore quelques semaines, et je vis actuellement à Lyon après être passée par plein d’autres villes de France et d’ailleurs. Je serais bien incapable de résumer mes centres d’intérêt en quelques phrases, mais ils tournent globalement autour de tout ce qui est littéraire, artistique et scientifique. Et j’adore mélanger ces trois domaines en essayant de vulgariser et sensibiliser autour d’un sujet scientifique (quel qu’il soit) grâce aux mots et aux dessins.  

J’ai un parcours scolaire et professionnel assez linéaire (jusqu’à il y a peu !), de bons résultats scolaires qui me conduisent en prépa sans trop savoir pourquoi (ou plutôt si, parce que c’est hyper difficile de choisir après le bac et que c’était l’option la plus “large” et générale, celle qui me permettait justement de ne pas vraiment faire de choix) puis en école de commerce sans trop savoir pourquoi non plus, mais toujours parce que c’était un enseignement général pour me permettre de repousser le moment de faire un choix professionnel, puis en entreprise. Et là, il faut faire des choix. Ce qui est difficile, car beaucoup de choses m’intéressent dans des secteurs très variés. Et parfois, des choses qui semblent si éloignées qu’elle paraissent incohérentes aux yeux des gens. J’ai essayé plusieurs métiers différents, dans plusieurs secteurs différents (du luxe au cinéma en passant par l’industrie et l’hôpital public). Mais toujours avec de l’analyse, des chiffres et des fichiers excel, parce que j’aime bien ça !

J’ai toujours gribouillé en parallèle, surtout lors de conversations téléphoniques et de trajets en métro. Mais je n’avais jamais osé penser en faire un métier. Lorsque l’on a une situation stable et très peur de l’instabilité financière, ça demande beaucoup de courage de quitter son emploi pour se lancer dans un métier créatif. J’ai eu de la chance, car on a fait ce choix pour moi. J’ai été contrainte d’arrêter mon travail en entreprise pour des raisons de santé début 2016, et comme je suis complètement hyperactive et que rester chez moi à attendre tranquillement que ça aille mieux ne m’enchantait pas, j’en ai profité pour m’inscrire dans une école d’illustration à distance, dessiner et écrire toute la journée et démarrer plein de projets illustrés dont une courte bande dessinée sur le handicap invisible. C’était le moment ou jamais.

Mais comme les tableaux Excel me manquaient un peu quand même, j’ai fini par combiner l’illustration et la gestion en créant une marque de papeterie/studio de création/édition. Ca s’appelle The Yellow Cat Studio, et aujourd’hui c’est une partie de mon métier.


III. D’AILLEURS, RAYURES ET RATURES, EST-CE MON METIER ?

Beaucoup d’entre vous m’ont demandé si Rayures et Ratures était mon métier. Non, ce n’est pas mon métier dans le sens où ce n’est pas un travail qui me rémunère. Je n’ai pas monétisé le blog (et je ne souhaite pas le faire car je n’ai pas envie de vous mettre de la publicité entre chaque article). Je fais mes recherches, j’écris mes articles, je les illustre et je réponds à tous vos messages sur mon temps libre. Mais je dois vous avouer que j’aimerais beaucoup y passer plus de temps pour apporter encore plus de contenu plus régulièrement, et je suis en train de réfléchir à cela !

Ce n’est donc pas mon travail, mais c’est beaucoup de travail, et parmi toutes mes activités, c’est celle que je préfère !

 

Voilà, ça fait 67 “je” et “j’”, c’est beaucoup trop et ça me met un peu mal à l’aise, mais vous en dire plus sur moi était un peu le but de l’article 😉

17 Comments

  • Reply Lacoeurymo 16 février 2018 at 17 h 05 min

    Félicitations 🙂

  • Reply Aurore 16 février 2018 at 17 h 31 min

    Ravie de te rencontrer ! Super contente d’avoir quelques détails en plus sur toi. Époustouflant le nombre de fois où je me suis dit « ah moi aussi » concernant la partie pro lol. Je pense que tu as bien fait de pour suivre l’idée des sites. L’important n’est pas combien tu en as fait mais que celui-ci soit le résultat que tu attendais, et que tu t’acceptes dans toute ta variété. Au plaisir de te relire bientôt
    Biz Aurore

    • Reply Rayures et Ratures 17 février 2018 at 10 h 43 min

      Aha, merci pour ton message 🙂
      J’espère publier le nouvel article vendredi !

  • Reply Collobert 16 février 2018 at 18 h 03 min

    Top de te lire comme d habitude. Ô combien j imagine difficile ce fut d écrire en utilisant le « je » mais continue de parler de nous, de toi aussi bien. Cela réchauffe le cœur, rassure et réconforte… Merci pour ce que tu m apportes.
    Mau

    • Reply Rayures et Ratures 17 février 2018 at 10 h 42 min

      Merci beaucoup ! Les lecteurs m’apportent beaucoup 🙂

  • Reply Aurélien LV 16 février 2018 at 21 h 11 min

    Outre les points communs relatifs à nos fonctionnements (ne pas sauter une classe, le choix d’études par defaut, la curiosité, le stress, la remise en question du statut d’employé en entreprise… – tu avais répondu à un de mes mails avant mon test ^^) je rajoute trois autres points communs : notre âge (pour encore quelques semaines – 23/04), notre ville actuelle, et le chiffre 67 (me demande pas pourquoi).
    C’est top d’en savoir plus sur toi. Je te découvre depuis peu mais ton blog m’a tout de suite permis de savoir quelle direction prendre quand le sujet de la douance m’a été soulevé (par une amie lycéenne d’Internet, rien à voir avec toi pour le coup XD ). Merci pour ce que tu fais ! Je te suivrai désormais (no pressure avec moi ! ^^ ).

    • Reply Rayures et Ratures 17 février 2018 at 10 h 42 min

      Oui je me souviens ! Merci pour ton message !
      En revanche, j’ai bien sauté une classe finalement 😉

      • Reply Aurélien LV 17 février 2018 at 19 h 31 min

        De rien ^^ haha j’avais mal compris, l’idée m’avait paru saugrenue à l’époque (mais vu tous les chemins de traverse que j’ai pris en études, ça aurait un peu compensé la perte des années XD )

  • Reply Cyrille 23 février 2018 at 8 h 47 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article, tu viens de m’aider à mieux comprendre ma femme et ça c’est la chose la plus cher au monde à mes yeux.
    Merci pour nous et bonne continuation à ce merveilleux site.

  • Reply Tonkli 27 février 2018 at 21 h 49 min

    Si tu avais un autre choix non contraint et à l’insu de ton plein gré ;-), je ne pourrais te remercier de ton altruisme et de ta générosité qu’est le partage de ce travail sur des caractéristiques qui nous sont communes, à toi, à moi, et à tant d’autres…Je me sens moins seule et optimiste car comprendre me permet d’avoir moins peur de me confronter à l’altérité.

  • Reply Tonkli 27 février 2018 at 21 h 50 min

    Si tu avais « fait » un autre choix…foutu clavier ;-)!

  • Reply maryjane 28 mars 2018 at 22 h 00 min

    Bonjour,
    De fil en aiguille j’ai atterri sur ton article à propos des relations amoureuses, avec lequel j’ai été tout à fait d’accord. Du coup j’ai eu envie d’en savoir plus sur toi. Ton parcours ressemble assez au mien… « précoce », etc. C’est assez troublant mais je commence à m’y faire. J’ai 32 ans et ça fait 4 ans que j’ai pris conscience que ce sont des zébrures que j’ai, et non des fêlures. C’est toute seule, en cherchant les causes de ma dépression profonde qui durait depuis ma préadolescence que j’ai fini par faire le lien. Et ma mère qui me dit « bah oui je le savais »… 3 ans pour tout remettre en question, me réapprendre. Moi qui me croyait seule au monde, voilà que je coche toutes les cases ou presque des caractéristiques des zèbres, je me reconnais dans les commentaires d’autres zèbres. Au début j’ai cru qu’en fait je n’avais plus de personnalité, je ne savais plus très bien ce qui venait du zèbre ou de moi. J’avais l’impression que tout ce qui me caractérisait, moi Maryjane, était là, sous mes yeux, décortiqué et analysé. Vertigineux. Puis le vertige est passé, et la phase d’analyse a commencé. Après avoir compris beaucoup de choses sur moi, j’ai commencé enfin à m’accepter, à m’aimer un peu, et du coup à gérer mes rayures. Ça fait un peu plus d’un an que j’ai enfin trouvé la paix, l’harmonie, que j’arrive à aller au bout de mes passions, surtout le dessin. Mais j’ose jamais écrire, c’est pas l’envie qui manque… ne serait-ce qu’un commentaire sur un site ou un blog. Des fois j’ai écrit, mais effacé sans envoyer… Bref, tu connais 😉 J’avais aussi envie de partager avec mes semblables. Je pense que j’ai enfin trouvé la confiance pour le faire.
    Tout ça pour te dire merci d’avoir parlé de toi, sans ça je ne l’aurais sans doute pas fait.
    (20 minutes avant de me décider à poster)

  • Reply david jullien 3 mai 2018 at 15 h 00 min

    bravo, ça fait du bien de lire un témoignage d’une zébrette qui s’assume, qui ose, qui a su défier les « qu’en dira t’on ? », qui est allé au bout de son idée, avec succès, et qui est sur les voix de l’épanouissement zébré !
    Je vais lancer un pavé dans la mare peut-être et j’introduis pourquoi pas un sujet de débat et d’article futur, mais je me dis que la relation qu’on a avec nos rayures est aussi une question de générations. Pour nos parents, grands-parents, la question de la surdouance ne se posait pas, puisque ça n’existait pas. Je veux dire en tant que « diagnostic ». Or évidemment qu’il y avait des zèbres, évidemment que ça a toujours existé, évidemment qu’il y a toujours eut des zèbres épanouis, et d’autres soit en souffrance, mais tous ces zèbres ont vécu probablement dans l’ignorance de leur état. Pour ces générations là, dans lesquelles j’englobe celles qui aujourd’hui ont plus de 60 ans et dont l’essentielle de la « vie active » est derrière elles (désolé je suis sec mais c’est pour aller vite, je ne nie pas du tout le fait qu’il y a encore bien des vies sociales, sentimentales, voir professionnelles après 60 ans !), le fait de découvrir d’éventuelles rayures « sur le tard » risque d’être plutôt un handicap qu’autre chose. Quelle dure réalité que de constater qu’on est peut-être passé à côté de sa « vraie vie », de son vrai soi pendant toutes ces années….
    A l’inverse aujourd’hui, les très jeunes générations ont « la chance » de pouvoir être plus facilement testés, diagnostiqués, car, même si tout n’est pas parfait dans le monde de l’éducation et/ou de la psychologie pédiatrique, de gros progrès ont été faits sur la détection. Aujourd’hui on peut évaluer la douance, on sait détecter d’éventuels troubles associés (les dys, tdah etc…). Ca ne fait pas tout, ça ne solutionne pas tout, mais ça contribue à pouvoir mettre en place des outils, des accompagnements appropriés etc… Ces jeunes zèbres auront plus de cartes en mains pour mieux se connaître, s’accepter, affronter leurs peurs, assumer leur différence, et trouver la ou les voix qui leur permettront de s’épanouir.
    Et entre ces générations (ceux qui ont moins de 30 ans) et les plus anciennes (celles qui ont plus de 60 ans), il y a un autre paquet, celles des parents qui découvrent leurs rayures à travers celles de leurs enfants, ou celles de ceux qui l’apprennent par hasard (c’est mon cas « grâce » à une amie dont le petit garçon est zèbre, et qui m’a dit que j’étais « comme ça ». Ah bon ??????). Et pour eux c’est compliqué. Ils sont au milieu de leur vie sentimentale, professionnelle, sociale, d’un côté beaucoup de tempsss passés, de choix ou non-choix, d’échecs ou de réussites, mais toutes scellées de l’ignorance de leur état, toutes bâties probablement sur des postures de « faux-self », de réponses à des normes etc… de l’autre côté du temps à venir, avenir donc. mais que faire de cet avenir avec ce nouveau costume de zèbre. Eux ils doivent faire un choix, entre l’exploration de ces rayures quitte à remettre en cause beaucoup d’équilibres parfois précaires, ou le renoncement et le choix de rester dans des zones de confort matérielles, affectives, sociales etc…Je n’ai pas de réponse idéale, je pose simplement le sujet sur la table, étant moi-même en plein questionnement sur ce point, désolé si j’encombre avec ça !
    bien sûr tout n’est pas aussi caricatural, je force le trait, pour marquer la différence entre ces générations, qui n’ont pas toutes les mêmes cartes en main face aux rayures et ratures 🙂

  • Reply Raphael 14 mai 2018 at 20 h 49 min

    Hello, c’est le dernier commentaire de David Jullien qui me fait penser à cela et il faut que je le dise absolument. J’ai 43 ans et j’ai une amie de 79 ans à qui je viens de dire qu’elle est sûrement zèbre. Elle en a vraiment toutes les caractéristiques. En fait j’ai fait mon coming-out de zèbre auprès d’elle et au fur et à mesure de mon témoignage, elle validait une à une les caractéristiques pour elle même. Et puis ça a fait tilt dans notre tête à tous les deux. C’était adorable. Elle est encore très joyeuse, optimiste à son âge et a une vie très active. Et ça lui a donné encore plus d’énergie de le savoir, elle qui « demande à Dieu encore 20 ans de vie supplémentaires pour faire tout ce qu’elle a prévu. » Si ça peut redonner courage aux personnes d’un âge avancé qui viennent de découvrir leurs rayures et qui sont un peu tritounettes, de le savoir sur le tard.
    Merci Chloé. Bonne soirée.
    Raphael

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